
para contribuciones
Dosiers en curso
2007 / 2008
Políticas del agua: la urgencia de cambiar conceptos y prácticas
Hacia unos eslabones sostenibles: de la producción al consumo
Le cas de l’Equateur
09 / 1993
Malgré d’énormes ressources naturelles, l’Equateur souffre d’une situation sociale et économique déficiente (15 % de chômage, inflation atteignant 61 % en 1991) causée en partie par une marginalisation des petites et moyennes entreprises. Pourtant, malgré l’absence de sécurité sociale et de formation professionnelle, le secteur des micro-entreprises fournit presque 60 % des biens de consommation du marché interne équatorien.
L’un des problèmes majeurs de ce secteur est le manque total d’appui par le crédit. En Equateur, il existe deux sources de moyens financiers : l’Etat par le biais de la Banque nationale de promotion dont les taux d’intérêt sont trop élevés pour les micro-producteurs, et les banques privées qui ne disposent pas de lignes de crédit appropriées.
En réponse à ces difficultés, un système national de garantie destiné aux micro-entreprises regroupées en fédération a été créé en 1991. Il est composé de deux niveaux : la corporation de rétro-garanties au niveau national et les corporations de garantie des crédits installées dans neuf provinces du pays. Ce système est sans but lucratif et concerne les secteurs qui n’ont pas accès au crédit financier formel.
1. Les corporations de garantie des crédits
Il s’agit d’un fonds de garantie dont les membres sont de petits entrepreneurs déjà regroupés en associations professionnelles et qui cotisent mensuellement. C’est avec le capital des corporations qu’on accorde les crédits. Pour chacune des neuf provinces concernées, il existe une corporation particulière pour le secteur de la petite industrie, de l’artisanat, de la pêche et de l’agriculture. Les corporations octroient des garanties à leurs membres, développent les associations professionnelles et utilisent leurs ressources exclusivement pour accompagner et assurer le suivi des opérations de garantie. Elles couvrent 20 % du risque et favorisent l’auto-aide ainsi qu’une assistance technique aux bénéficiaires.
2. La rétro-garantie
Il s’agit d’un consortium d’institutions financières dont l’objet est d’augmenter la capacité de garantie des corporations et de créer ainsi un effet de levier. Ce consortium regroupe, entre autres, des banques privées ou publiques telles que la Banque Centrale et autres institutions financières. Elle couvre 65 % du risque.
On trouve aussi dans ce système les banques commerciales locales privées couvrant 15 % du risque et assurant l’octroi et la gestion des portefeuilles de crédits.
Dans son ensemble, ces capacités additionnelles permettent aux corporations de bénéficier d’un multiplicateur par cinq (un fonds de corporation d’un million de sucres permet l’octroi d’un crédit de cinq millions de sucres).
La condition essentielle pour obtenir du crédit est que les entrepreneurs soient organisés entre eux. Ce système a aussi pour vocation de les pousser dans cette voie.
acceso a los sistemas financieros
Microfinances pour le développement : diversité et enjeux des crédits alternatifs
Les corporations de garantie de crédit de l’Equateur sont une expérience unique dans les pays andins. Leur principal intérêt est de rendre compatibles des éléments qui souvent ne le sont pas :
- massification du crédit aux micro-entrepreneurs
- articulation avec le système formel de financement (les banques)
- incitation à l’épargne productive
- encouragement à la création d’un tissu social organisé de l’économie populaire.
Compte rendu d’un séminaire tenu à Quito, Equateur, en octobre 1992.
Libro
LESAFFRE, Dominique, MEES, Marc, NECOCHEA, Wilfredo, RAFAD=Recherches et applications de financements alternatifs au développement, SOS FAIM, SOS FAIM, 1993/10 (Belgique)
RAFAD (Recherches et Applications de Financements Alternatifs au Développement) - 1 rue de Varembé, P.O. Box 117, 1211 Genève 20, SUISSE - Tel (19) 41 22 733 50 73 - Fax (19) 41 22 734 70 83. - Suiza - www.rafad.org - info (@) rafad.org
