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Comment par la video transcrire de façon informative la réalité d’une activité villageoise familière

Anne FONTENEAU

04 / 1994

Grâce aux efforts communs de la FPH (Fondation pour le Progrès de l’Homme)et du GRDR (Groupe de Recherches et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers-Monde), une formation video de dix jours a été organisée à Kabate, début avril 1994. Elle a réuni six participants issus de deux associations intervillageoises - ORDIK (Organisation Rurale pour le Développement Intégré de la Kolimbine)et Djama Djigui - amenées ainsi à collaborer. Le déroulement du stage a donc suivi trois grandes étapes : familiarisation avec la caméra et ses possibilités techniques, tournage en deux fois, d’une heure d’images environ, montage. Les stagiaires ont choisi de traiter l’alphabétisation dans leur village respectif pour deux d’entre eux, les activités des associations féminines pour deux autres, la pratique individuelle et collective du maraîchage et la rénovation d’un centre de santé. Prévenus par la Radio Rurale du passage de l’équipe, les villageois lui ont, chaque fois, réservé un bon accueil. La restitution, dans les villages concernés, des six films produits a également été l’occasion de soirées très animées. Tous débutants, les participants se sont heurtés, dans l’apprentissage de cet outil nouveau de communication à différentes difficultés. D’ordre technique tout d’abord, renforcées par le problème de la traduction dans des langues, le soninke et le bambara, qui ne possèdent pas tous les termes nécessaires. Méthodologiques aussi : filmer, c’est faire passer un message clairement défini. Cela implique donc d’apprendre à n’interroger que certaines personnes, celles qui ont quelque chose de novateur à déclarer sur le sujet choisi...et pas toute la hiérarchie de l’association féminine par exemple, afin de ménager les susceptibilités ! Cela nécessite encore, au montage, de sélectionner l’information (images et son)la plus explicative afin que le message soit efficacement transmis. A l’issue du stage, six films d’une quinzaine de minutes chacun ont été réalisés. A plus long terme, la création d’un atelier video permanent est envisagée. Ses membres pourraient ainsi répondre à une véritable demande existant sur la zone ORDIK et ses environs. D’une part, certaines réunions ou séances d’animation pourraient être filmées et projetées à ceux qui n’ont pas pu y assister. D’autre part, les migrants seraient, par l’image, mieux à même de juger des réalisations en cours dans leur village. Les six films vont ainsi être diffusés dans les foyers parisiens et certains migrants suivent également, en France, une formation video dispensée par le même animateur. La video suscite ainsi de nombreux espoirs quant à l’amélioration de la communication entre ici et là-bas. Enfin, l’atelier pourrait offrir ses services à des individus voulant conserver le souvenir d’une fête familiale ou à des administrations en charge de la santé, des affaires sociales ou de l’emploi pour la production de films pédagogiques.

Palabras claves

audiovisual, comunicación, historia del desarrollo, inmigrado, cultura y técnica, valorización de la experiencia, video, tradición y modernidad


, Mali, Kayes

Comentarios

Cette formation a permis à six habitants des villages adhérant à l’ORDIK ou à Djama Djigui de se familiariser avec la video et donc de démythifier cet outil de communication qui fait partie de leur quotidien mais qui véhicule habituellement une réalité importée (films indiens ou américains). Quant aux suites d’une telle entreprise, deux interrogations majeures demeurent. Comment résoudre les problèmes techniques liés à l’inadaptation du matériel aux conditions climatiques africaines (vent, poussière)? Comment s’assurer que ces six débutants pourront consolider leurs acquis le plus rapidement possible ?

Notas

Nom et adresse du formateur video : HOARE, Michel, Association "Avenir Vivable", 35 Bd des Batignolles, 75008 PARIS.

Fuente

Entrevista

FONTENEAU, Anne; HOARE, Michel

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