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Dosiers en curso
2007 / 2008
Políticas del agua: la urgencia de cambiar conceptos y prácticas
Hacia unos eslabones sostenibles: de la producción al consumo
GEYSER est une ONGD : c’est-à-dire qu’en tant qu’association privée engagée aux côtés de partenaires du Sud, elle collabore à travers ses membres à des initiatives d’appui au développement rural.
Voilà plus de 10 ans que le sens des relations et des échanges que l’on y entretient, nous questionne.
- L’AMERIQUE LATINE OU LE SOUCI D’HORIZONTALITE
Avant de créer ou de rejoindre Geyser chacun s’était frotté à la dénommée coopération en Amérique latine ; "missionnaire", militaire, civile ou non gouvernementale, chacun avait observé, repéré bien des dérapages ; relations de paternalisme, identification à des combats qui ne sont pas les siens, échange biaisé par l’origine de l’argent ou les intérêts hiérarchiques (voire institutionnels)de part et d’autre, enfermement dans le schéma technicien-paysan, etc... En bref, et très vite Geyser s’est interrogé sur la question de l’"horizontalité", chère aux latino-américains : "nous voulons des relations plus horizontales", avec plus de réciprocité en quelque sorte, insistent-ils souvent.
EN GUISE D’AMORCE.
Mais que font-ils donc ? Que souhaitent-ils donc ? trêve d’interventionnisme; Geyser à ses débuts (1983-1985)fait de l’itinérance en camionnette d’un "projet" d’ONG (locale)à l’autre, d’un pays à l’autre. En clair la réciprocité c’était d’abord d’afficher que nous étions homologues ou presque, vous engagés dans l’appui au développement au Sud, nous au Nord. Geyser propose en définitive durant 1 an et demi un service type bibliobus-réseau. Il "impose" toutefois la réciprocité d’un sujet horizontal (les méthodes, les pratiques de développement)entre des ONG d’un pays à l’autre qui ne se connaissent pas ou peu. En fin de parcours, ce sont les Mexicains (ERA-GEA), début et fin de la boucle itinérante, qui proposent la relecture et l’édition de la synthèse des rencontres et des échanges. L’amorce de la réciprocité future était acquise. Arrêter de s’intéresser aux problèmes des autres.
Depuis que se passe-t-il entre Geyser et ses quelques partenaires "fidèles"... ? Point d’action sur le terrain, point de conseil interventionniste ; Geyser préfère plutôt les échanges de pratiques, les systématisations croisées, etc. De fait, on y a un quête continuelle d’une réciprocité sur le sujet, dans l’échange Nord-Sud. En clair que l’on travaille ensemble sur les filières de bois durable, les alliances producteurs-consommateurs ou sur le rôle de l’agent de développement dans les projets, (ces sujets concernent tant le Nord que le Sud), on arrête de s’intéresser unilatéralement aux problèmes des autres. Nos méthodes d’actions en France, dans le développement de l’agriculture biologique, dans l’accompagnement d’initiatives de gestion des friches, ont été d’ailleurs largement influencés par les échanges avec le Sud. Réciprocité sur le sujet implique aussi l’effort de s’interroger sur les réalités des uns et des autres. Lorsqu’à Geyser on démarre un programme pays-paysans, l’un en Ardèche (éleveurs face à la friche et à la déprise rurale), l’autre dans le Guerrero au Mexique (paysans face à l’exode et à la désertification), cette attitude est présente. Non pas que les solutions seront les mêmes, mais plutôt que les approches sur des réalités (très)différentes peuvent se compléter, se nourrir mutuellement.
Cela amène sur un autre contenu de la réciprocité, celle de l’échange d’informations. Lorsque Geyser anime des réseaux (Agriculture durable en Méditerranée ou Remerge - Patrimoine génétique méditerranéen), le principe de la réciprocité sur l’information est premier. Mais pourrait-il aller au delà (échange de matériel, semences, matières actives...)? Difficile, bien sûr, quoique... l’échange de personnes ; Geyser a ainsi été actif pour qu’à La Vie Nouvelle un échange franco-mexicain se fasse en 1993-95. Echange basé sur le principe d’une préparation réciproque, d’intérêt commun.
10 Français durant 1/2 mois au Mexique pour connaître la dynamique des initiatives locales et citoyennes en milieu rural où urbain et 15 mexicains durant 1/2 mois en France pour connaître et échanger sur les initiatives de résistance à la déprise rurale de lutte contre l’exclusion. Aucun flux monétaire mais par contre, une péréquation sur les coûts des voyages, unanimement appréciée.
red de intercambio de experiencias
GEYSER est un groupe de travail à l’interface des questions d’agriculture, d’environnement et de développement. GEYSER anime des réseaux, systématise et diffuse des informations utiles pour l’action, fournit des appuis techniques ou méthodologiques. Pour plus d’information, voir fiche 21
Texto original
GEYSER (Groupe d’Etudes et de Services pour l’Economie des Ressources) - Rue Grande, 04870 Saint Michel l’Observatoire, FRANCE - Francia - www.geyser.asso.fr - geyser (@) geyser.asso.fr
