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Le temps des conquistadors

Sébastien LE RAY

06 / 1997

Luc Terras nous retrace une page de la conquête de l’Amérique par l’Espagne et plus précisément celle du Mexique par Cortès.Il apportera dans le même temps la réponse à différentes questions : les motifs de la conquête ? Par qui fut-elle réalisée ? Dans quel état d’esprit se trouvait la civilisation mexicaine ?

L’arrivée de Colomb en Amérique en 1492 est interprétée par les grands d’Espagne (le roi Ferdinand notamment)comme un signe de Dieu en récompense du "travail accompli". L’Espagne s’est illustrée dans son combat contre les autres religions : l’année 1492 est en efffet marquée par l’expulsion des juifs d’Espagne et la reconquête du pays contre les Arabes. A partir de cette date, de nouvelles terres sont à conquérir pour propager la chrétienté et évangéliser les "bons sauvages".

Cependant, l’auteur précise que cette expédition n’a pas que des fondements religieux : elle est mue aussi par des intérêts commerciaux. Il faut rappeler que C. Colomb a fait ses classes sur les côtes africaines, dans les comptoirs commerciaux. De plus, il avait promis au roi catholique de rentabiliser son voyage en ramenant dans ses cales de l’or, des pierres précieuses et aussi des esclaves. Tout un arsenal juridique est aussi mis en place pour faciliter le pillage et avoir aussi une certaine forme de légitimité. Par exemple, le "requerimiento" est une loi, écrite en espagnol, qui oblige les Indiens à se soumettre à l’autorité espagnole (aussi bien politique que religieuse); tout refus entraîne la torture et l’esclavage.

La conquête se heurte quand même, souvent, à l’hostilité des indigènes, surtout quand les Espagnols débarquent sur le continent : plusieurs fois, ils doivent réembarquer de toute urgence sous les assauts. C’est en 1519 que Cortès va réunir la plus grande armada pour acoster au Mexique : 11 caravelles, 508 combattants, 109 marins... Ces conquistadors se divisent en deux groupes :

- Les chefs d’expédition, qui sont généralement des hommes de la petite noblesse comme Cortès; parfois des cadets de bonnes familles; plus rarement, des plébéiens comme les frères Pizarro.

- Les fantassins (ou péones)et les arquebusiers. Tous sont des paysans ou soldats pauvres qui, venus d’Andalousie, de Castille, d’Estremadure, se sont embarqués pour le Nouveau monde en quête de fortune.

A l’arrivée de Cortès, c’est l’empereur Mactezuma II qui règne sur son empire depuis Mexico, cité lacustre d’environ 500.000 personnes. Ce régime a une base démocratique : les rois ne tiennent pas leur pouvoir de l’héritage mais de l’élection, même si le corps électoral s’est rétréci au fur et à mesure que l’empire s’est agrandi (une centaine de personnes seulement au début du XVIème siècle). Le souverain est le garant de la justice et du bien être de ses sujets : il n’hésite pas à venir en aide aux gens souffrant de la disette. Deux traditions majeures ont cours à l’arrivée des Espagnols :

- Le sacrifice humain, qu’il est difficile d’interpréter si on ne l’intègre pas à la culture aztèque (les Espagnols en ont été choqués, pourtant eux, avaient le droit de torturer, tuer et brûler). Il n’était ni inspiré par la cruauté, ni par la haine. Le supplicié était un messager que l’on envoyait aux dieux, porteur d’une dignité quasi divine.

- Les guerres fleuries : les Mexicains étendaient leur domination sur un immense empire pacifié. Il fallait pourtant des gens à sacrifier, d’où un entretien "artificiel" des guerres. D’un commun accord, les souverains de Mexico, Texcoco et Tlacopau et les seigneuries de Tlaxcolo, de Vexatzino et de Cholola décidèrent, faute de guerres à proprement parler, d’organiser des combats afin que ceux qui seraient capturés fussent sacrifiés aux dieux.

Le 8 novembre 1519, Cortès arrive aux portes de Mexico où il est accueilli comme un demi-dieu; cela ne l’empêche pas de prendre Moctezuma II en otage et de piller son trésor quelques jours plus tard. Mais les Indiens ne vont pas rester passifs bien longtemps. Le 23 mai 1520, suite à un sacrifice humain (interdit par les Espagnols), un lieutenant de Cortès, Pedro de Alverada, fait massacrer les prêtres. Il entraîne ainsi une révolte qui se soldera par la mort du roi (il essayera de s’interposer, mais il sera lapidé par son peuple)et la fuite de Cortès avec de lourde pertes. Celui-ci aura sa revanche un an plus tard, en soumettant la ville à un blocus de 75 jours, entraînant ainsi la mort de millions de gens et la destruction de la ville.

Cette défaite de la capitale va entraîner la chute de toute la civilisation aztèque. En effet, les Indiens vont perdre leur statut de peuple élu de Huitzilopochtli, le dieu solaire de la guerre. Ce sentiment est renforcé par la politique religieuse menée par les Espagnols qui détruisent les anciennes divinités et imposent leur Dieu. "Laissez-nous donc mourir, laissez-nous donc périr, car nos dieux déjà sont morts !" (Libros de los Coloquios de los Doce, Walter Lehmann, 1942).

Cette logique se retrouvera au Pérou avec l’empire Inca, qui tombera sous les attaques des conquistadores de Pizarro. Cette défaite militaire aura aussi son pendant mystique d’autant plus fort que Pizarro fera exécuter l’Inca Ataualpa, qui symbolisait le lieu entre les hommes et les dieux. Sa mort était synonyme de chaos.

Palabras claves

colonización, historia, guerra


, México

Fuente

Artículos y dossiers

TERRAS, Luc in. GOLIAS, 1992 (France), n° 31

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