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Les droits des peuples autochtones et le système des Nations Unies

Claudio CRATCHLEY

04 / 1998

L’ouvrage, présenté comme un guide pour l’enseignement relatif aux droits des peuples autochtones, est destiné aux enseignants du primaire et du secondaire. Il comprend trois parties principales. La première expose les violences et les violations des droits de l’Homme dont sont victimes trop souvent ces peuples, particulièrement fragiles face à la dégradation de leur milieu écologique, la pression démographique des populations voisines et les ravages d’une économie de déprédation.

La deuxième partie a trait à l’interaction entre les communautés autochtones et le système des Nations Unies. Pour l’auteur, ce dernier a contribué à renforcer les mouvements des peuples autochtones. Le "Sommet de la Terre" de Rio de Janeiro, en juin 1992, a démontré, par ailleurs, l’impact des peuples autochtones sur l’opinion publique internationale. L’auteur rappelle également le processus de préparation du projet de déclaration des peuples autochtones, l’apport des ONG et le rôle du Groupe de travail des Nations Unies sur les populations autochtones.

La troisième partie se réfère aux techniques et méthodes pédagogiques employées pour introduire des connaissances sur les peuples autochtones mais aussi sur les États membres et les Nations Unies dans les programmes scolaires du Système des écoles associées de l’Unesco (SEA). En ce qui concerne la documentation, l’auteur prend nettement position : celle-ci doit être au service des objectifs déclarés de l’Unesco qui sont la compréhension, la coopération, la paix et le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Cette partie contient également les exemples des programmes réalisés au Costa Rica, en Australie, en Nouvelle-Zélande et à l’École internationale des Nations Unies à New-York.

Trois annexes complètent utilement ce travail : I. Le Projet de déclaration des droits des peuples autochtones adopté par le Groupe de travail à sa onzième session ; II. Le Préambule et les articles 1 à 36 de la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail (Convention concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants); III. La Charte de la terre des peuples autochtones.

Palabras claves

UNESCO, ONU, respeto a los derechos humanos, educación para la paz, derechos de los pueblos, derechos de las minorías, protección de las minorías


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Comentarios

Comme souvent dans ce genre de travail, l’auteur est amené à essayer de concilier les points de vue des États, qui, eux, sont représentés à l’ONU, et ceux des organisations des peuples autochtones, lesquelles sont souvent en conflit avec ces mêmes États. Aussi, l’auteur prend soin de donner dans son ouvrage une importance et une valeur égales aux trois point de vues : autochtones, gouvernements et Nations Unies. L’exercice n’est pas toujours facile ni exempt de contradictions.

Une première difficulté est la définition de "peuple autochtone". Celle formulée pour l’ONU n’est pas sans ambiguïtés, et on peut se demander en quoi le fait d’être "autochtone" doit-il donner lieu à des droits particuliers. Dans quelle mesure cette notion ne risque-t-elle pas de devenir une légitimation idéologique de nouvelles formes d’exclusion, comme c’est le cas aux Fidji et, de manière bien plus dramatique, dans les Balkans ?

Certes, la notion de "peuple autochtone" est une manière de contourner, au sein du système des Nations Unies, la qualification, pour ces mêmes peuples, de populations coloniales, ce qui ne serait pas acceptable pour les États : la Convention 169 de l’OIT prend soin de préciser, d’ailleurs, qu’elle ne concerne que les peuples indigènes et tribaux "dans les pays indépendants". Autrement dit, il ne saurait s’agir de situations coloniales.

Cependant, et comme l’auteur le souligne lui-même, la notion de peuple autochtone a permis à ces peuples d’importantes avancées tant sur le plan de la défense de leurs droits au sein des États que sur celui de leur reconnaissance sur la scène internationalle. Celle-ci est d’autant plus importante lorsque l’on sait, comme le rappelle l’ouvrage, que beaucoup de gouvernements, notamment sud-américains, perçoivent les revendications d’autonomie et d’autodétermination des populations indigènes comme un danger pour l’"unité nationale".

Notas

C.Cratchley est un sociologue chilien, spécialiste des questions touchant les minorités ethniques.

Fuente

Libro

ZINSSER, Judith P., Les peuples autochtones et le système des Nations Unies : un nouveau partenariat, UNESCO, 1995 (France)

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