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2007 / 2008
Políticas del agua: la urgencia de cambiar conceptos y prácticas
Hacia unos eslabones sostenibles: de la producción al consumo
Acquis et problèmes
07 / 1993
La coopérative "Shonar Bangla Friends", constituée en 1991 à Rome par des immigrés bengalais (voir fiche "Shonar Bangla Friends: un cas de détournement d’objectifs" et "Shonar Bangla Friends (1)acquis", a fait en 1993 un bilan de son activité qui a amené aux conclusions suivantes.
PROBLEMES RENCONTRES :
- des normes excessivement contraignantes, l’application rigide qu’en font les autorités locales (la même rigidité n’est pas appliquée à tout le monde...)et les lenteurs bureaucratiques pour l’octroi des autorisations nécessaires, jointes à l’inexpérience des responsables de la coopérative qui ont pris des risques excessifs, ont amené à la modification, au rabais du dessein initial : la structure, qui se voulait multi-fonctionnelle (à caractère économique mais aussi social et culturel), est aujourd’hui obligée de limiter son activité à la vente de produits alimentaires et à quelques actions sociales ;
- par ailleurs, même au niveau du magasin elle rencontre des problèmes, du fait de la concurrence des coopératives du même genre que d’autres citoyens bengalais, par imitation, ont ouvert à quelques dizaines de mètres de distance ! La coordination des activités entre les différentes coopérative semble être très difficile ;
- les investissements faits pour couvrir les frais résultants des activités qui ont échoué ou qui pendant longtemps ont été improductives, ont causé l’accumulation de dettes que le magasin de vente de produits alimentaires, à lui seul, ne peut plus résorber. Par ailleurs, cela a induit aussi une situation de sous-capitalisation, qui fait qu’il n’y a plus de fonds pour réaliser des investissements de nature à relancer au moins le magasin, qui constitue la clef de voûte de tout le système ;
- difficulté de trouver des capitaux, aussi bien sur la marché financier formel que dans les circuits alternatifs. Les membres et amis ayant épuisé leurs capacités internes de financement, et l’accès au crédit bancaire classique étant impossible par manque de garanties, la coopérative a fait appel
- faiblesses en matière de gestion d’entreprise : le Président de la "Shonar" qui, tout en étant économiste, était à sa première expérience entrepreneuriale, a passé un temps fou pour chercher, à l’intérieur des structures qui affichaient la volonté d’appuyer les immigrés, quelqu’un qui puisse aider à affronter les innombrables problèmes qui se posaient au fur et à mesure ou à faire un diagnostic pour rationaliser l’activité : inutilement. En fait,l’appui à une structure comme la "Shonar", ou comme d’autres entreprises à but à la fois économique et social, exige des compétences spécifiques ou des capacité d’adaptation et de prise en compte de réalités nouvelles que les structures de représentation sociale classiques (et parfois même les structures alternatives)n’ont pas ou pas encore. L’expérience menée dans d’autres villes, montre qu’il faudrait pouvoir compter sur des équipes pluri-disciplinaires qui se spécialisent et suivent de près les entreprise sociales. En fait, aujourd’hui dans la grande ville de Rome, malgré tant de bonnes volontés mobilisées dans différents secteurs de la société, on n’a pas encore réussi à créer des structures de ce genre ; - insuffisances sur le plan de la législation : bien que le gouvernement italien ait récemment approuvé, grâce à la pression de la société civile, une bonne loi, la 381/91, qui prévoit des facilités pour les "coopératives de solidarité sociale" (voir fiche "Italian Law 381/91" on social cooperation : Main innovative features), la catégorie des immigrés ne figure pas parmi celles qui peuvent bénéficier de ces facilités : "Il faudrait qu’ils aient parmi eux des handicapés ou des toxicomanes", nous a-t-on dit !
- PROBLEMES INTERNES :
Cette situation a évidemment entraîné des conséquences négatives sur la cohésion du groupe, qui avait été jusqu’ici un élément déterminant pour sa réussite. Des membres quittent, mais d’autres viennent et de nouvelles solidarités se mobilisent pour sortir de l’impasse.
Si cela réussit, comme tout le monde le souhaite, on pourra véritablement parler d’un cas exemplaire d’auto-promotion.
M. T. Cobelli, qui a suivi de près l’histoire de la coopérative, a pu constater personnellement, pour avoir participé à plusieurs rencontres, l’incapacité de la plupart des structures publiques et privées censées pouvoir appuyer la coopérative à prendre en compte les réels problèmes des immigrés quand ceux-ci décident de bâtir des alternatives à l’assistanat. Paradoxalement, il est plus facile d’obtenir des dons ou des subventions pour des actions charitables que des appuis pour favoriser l’autonomie.
La personne à contacter au sein de la coopérative est son Président, M. Khan Luftar Rahman. Tel.(39-6)4467564- Roma.
Otro
COBELLI, Maria Teresa, IRED NORD
IRED NORD (Innovations et Réseaux pour le Développement) - Via Tacito 10. 00193 ROMA. ITALIA. Tel (19)39 6 320 78 49. Fax (19)39 6 320 81 55. E-mail irednord@geo2.poptel.org.uk - www.ired.org
