Llamamiento

para contribuciones

Dosiers en curso

2008 / 2009

- Hacia unos eslabones sostenibles: de la producción al consumo

español   français   english   português

dph participa en la coredem
es.coredem.info

buscar
...
diálogos, propuestas, historias para una Ciudadanía Mundial

Forum international des pêcheurs et travailleurs de la mer : trop de temps perdu

Un ordre du jour mal adapté et une mauvaise gestion des traductions

Philippe CACCIABUE

09 / 1998

Il s’agit d’une rencontre en Inde, en novembre 97, réunissant 140 personnes représentant des organisations de pêcheurs, des femmes pêcheurs ou femmes de pêcheurs, des coopératives, des syndicats, etc. des quatre continents ainsi qu’un groupe de chercheurs et universitaires, en particulier d’Amérique du Nord et d’Inde. La rencontre s’est déroulée sur 5 jours, dont un jour de visite de petits ports de pêche sur la côte ouest (région de Bombay). Ce forum se tenait dans l’université catholique de New Delhi, il faisait suite à une rencontre au Québec en 1995, organisée par le Conseil Canadien des Pêcheurs (CPPP)et le NFF (National Fishworkers Forum)en Inde. Trois ans de travail de ces deux organismes pour arriver à cette rencontre internationale qui devait créer un réseau mondial de pêcheurs et travailleurs de la mer. Un enjeu important face à la mondialisation des problèmes dans ces domaines et plus particulièrement la gestion communautaire des ressources, ce réseau pouvant par sa représentativité interpeller les Etats et organismes tels que la FAO (Food and Agriculture Organization). 33 pays étaient représentés, avec une forte participation des pays de l’océan indien.

La première journée a été consacrée aux conférenciers d’honneurs développant longuement la problématique générale, le cadre juridique, économique et social. La longueur des exposés et la "redite" stricto sensu des documents qui avaient été remis aux participants ont eu raison de l’attention d’un grand nombre de participants. De plus tout était en anglais et la traduction simultanée prévue au départ ne s’est pas faite. Le jour suivant les groupes se sont faits sur la base des langues : un groupe de francophones, un groupe d’hispanophones et trois groupes d’anglophones. Le travail de ces ateliers consistait a discuter des 16 points proposés qui devaient constituer la charte internationale des pêcheurs et travailleurs de la mer. L’après-midi un représentant de chacun de ces groupes exposait les résultats des décisions ou questionnements qui étaient ressortis. La partie positive est la construction au sein de chacun de ces groupes d’une parole commune. Mais la partie négative est la frustration de certains, qui n’étaient pas d’accord, de se voir obligés de garder le silence. Dans le groupe des hispanophones les Argentins se sont levés pour exprimer leur désaccord : "l’Argentine est maintenant une démocratie, mais ce qui se passe ici n’a rien de démocratique". Il se sont retirés définitivement du forum. Le troisième jour était réservé à une visite de deux petits ports de pêches aux alentours de Bombay. Beaucoup plus de billets vendus que de places dans l’avion. Il fut demandé de laisser la priorité aux pêcheurs ou travailleurs de la mer, ce qui semblait complètement logique. Hélas, certains n’ont pas hésité à n’écouter que leur ego... Le quatrième jour, plénière le matin pour la constitution du réseau international, débat par groupe l’après-midi et intervention des rapporteurs. Le dernier jour mise en commun et vote au niveau des groupes des représentants par continent qui vont faire partie de ce réseau international.

Palabras claves

metodología, pescador


, India

Comentarios

- Sur l’aspect du nombre des participants : 140 personnes pour 4 jours, c’est beaucoup trop. Le temps imparti est insuffisant pour que chacun s’exprime même dans les ateliers. De plus les gens n’arrivent même pas à se connaître, à se situer et situer les autres.

- En revanche la nécessité de n’avoir qu’un rapporteur par groupe oblige à une préalable entente, donc à des débats assez vifs pour arriver à un consensus.

- La difficulté d’accès au seul micro, le manque de traducteurs a beaucoup démotivé et a créé des échanges dans la salle ce qui fut la cause d’un constant brouhaha. Ceci étant et malgré cette désorganisation, cette rencontre a donné naissance à un réseau mondial qui fonctionne, qui est maintenant une instance capable d’intervenir comme un interlocuteur à part entière avec les institutions internationales...

Notas

Entretien avec OLLITREAU BERNARD, Annick

Fuente

Entrevista

FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme) - 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 14 75 75 - Fax 33 (0)1 43 14 75 99 - Francia - www.fph.ch - paris (@) fph.fr

contacto mapa del sitio menciones legales