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Présentation du groupement des femmes de Zamblara

Son origine, ses activités et les bénéfices retirés par ses membres

Mathilde LUCAIN

05 / 2003

Les membres du groupement du village de Zamblara expliquent ceci : " le nom de l’association c’est Cotoniogontala, ça veut dire le respect mutuel entre elles, le respect réciproque entre les unes et les autres. Toi tu veux faire quelque chose tu me demandes est ce que je peux faire ça donc moi j’accepte ou bien je dis : non il ne faut pas faire ça c’est pas bon, l’échange est réciproque entre elles.

L’association a été créée en 1997, elle compte 117 femmes et 2 hommes dont le chef de village qui est président d’honneur avec un autre homme qui est chargé du suivi des activités des femmes, c’est un groupement.

L’idée qui les a poussés à créer ce groupement c’est que, individuellement, quand quelqu’un travaille le revenu est minime par rapport à un groupement raison pour laquelle elles se sont rassemblées en groupement, c’est plus rentable.

1/ Les activités

Elles font le champ collectif le maraîchage et puis elles ont un moulin aussi, elles cultivent le petit mil et puis le niébé pendant l’hivernage et le maraîchage c’est pendant la saison sèche.

La superficie du champ collectif c’est un hectare et demi, en ce qui concerne le maraîchage chacune a une parcelle dans laquelle elle cultive du riz pendant l’hivernage maintenant pendant la saison sèche chacune d’entre elles cultive et fait son jardin dans son champ en fin de période elles cotisent une somme qu’elles mettent dans la caisse c’est la part pour tout le village. Donc en quelque sorte c’est pas un jardin collectif mais c’est individuel.

Après la récolte elles vendent toute la production du champ et elles mettent l’argent dans la caisse.

Pour le jardin il y a une partie pour toi même et un taux fixé pour la caisse.

C’est les mêmes champs qu’elles exploitent pour faire le maraîchage et le riz.

L’argent qu’elles sont en train de déposer à la banque là elles ont fait ça dans l’esprit d’acheter un nouveau mortier, pour ajouter au mortier qui est là parce que ça c’est pour moudre seulement elles veulent ajouter une décortiqueuse.

Quand elles vont avoir assez d’argent pour payer une décortiqueuse elles vont l’acheter.

Aussi pendant les récoltes le maïs coûtait moins cher elles en ont acheté pour stocker, elles ont fait une banque de céréales maintenant elles veulent revendre en période de soudure.

Auparavant elles faisaient le jardin mais ce n’était pas collectif elles cultivaient pour elles même mais avec la création du groupement elles ont demandé à tout un chacun de donner une part qu’elles vont mettre dans la caisse commune.

Il y a déjà plus de 500 000 FCFAdans la caisse, la récolte de cette année n’est pas encore vendue ni le maïs qu’elles ont stocké, elles attendent maintenant la période de soudure les mois de juillet/août, les prix augmentent les anciennes récoltes ont tendance à finir les nouvelles ne sont pas encore arrivées.

2/Les bénéfices

Le maraîchage leur a permis d’accroître aussi leur revenu individuel puisque auparavant il y avait des femmes ici qui coupaient du bois pour aller le vendre jusqu’à Sikasso, mais présentement avec ce qu’elles gagnent dans le maraîchage c’est plus important que d’aller vendre du bois ce qui fait que présentement il y a peu de femmes qui s’en vont vendre du bois à Sikasso, le temps qu’elles utilisaient pour aller chercher le bois le vendre et revenir ; elles utilisent ça pour le maraîchage et c’est plus rentable que le bois.

Mais dans tout groupement il y a des réticents, il y a des femmes qui ont catégoriquement refusé d’adhérer au groupement mais c’est pas dû au fait que leur mari a refusé ce sont elles mêmes qui ont refusé donc ce n’est pas pour cela que les autres vont cesser, elles vont toujours continuer.

Chez elles ici quand même elles peuvent parler à haute voix les hommes n’ont jamais été réticents à ces activités là. Ils sont toujours d’accord et ils poussent même les femmes à venir.

Il y a des femmes qui sont très réticentes, les récalcitrantes qui veulent rester toujours singleton, elles ne veulent jamais adhérer au groupement donc on est obligé de les écarter.

Auparavant quand elles cotisaient entre elles ici ce n’était pas en groupement elles cotisaient seulement pour acheter des uniformes en fin de culture pendant l’hivernage elles organisaient des séances de balafon de danses de chez eux ici chacune cotisait une certaine somme elles partaient payer du tissu pour faire le balafon danser la nuit mais présentement elles ont vu les avantages d’un groupement et elles ont su se regrouper et c’est vraiment impeccable maintenant. Et puis ça les a rapprochées ça a permis de créer l’entente entre elles et l’estime, parce que dans le village elles ne se connaissaient même pas ça a permis de se regrouper elles se connaissent maintenant elles se fréquentent, et le groupement aussi leur a permis d’acquérir un moulin. Si ça n’était pas le groupement, elles n’allaient pas avoir ça donc ça les a allégées dans leurs travaux domestiques parce auparavant elles pilaient le mil l’écrasaient pour le mettre en poudre et préparer mais présentement avec le moulin ça les a allégées un peu.

Palabras claves

organización de mujeres, medio rural, comunidad campesina


, Mali, Sikasso

Comentarios

Cette fiche décrit la mise en place et les activités d’un groupement de femmes rurales au Mali. Cette description montre aussi les difficultés rencontrées dans la mobilisation de certaines femmes, mais on remarque surtout ce que les femmes retirent de ce groupement au niveau financier ou au niveau social.

Notas

Entretien avec les membres du groupement de Zamblara, réalisé en mars 2003 par Mathilde LUCAIN.

Entretien avec membres du groupement de Zamblara réalisé en mars 2003.

Fuente

Entrevista

GRAD (Groupe de Réalisations et d’Animations pour le Développement) - 228 rue du Manet, 74130 Bonneville, FRANCE - Tel 33(0)4 50 97 08 85 - Fax 33(0) 450 25 69 81 - Francia - www.grad-france.org - grad.fr (@) grad-france.org

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