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Les banques populaires du Rwanda dix-sept ans après

Quels résultats? Quels enseignements?

Yves FOURNIER

12 / 1993

Les banques populaires du Rwanda (coopératives d’épargne et de crédit), forment un réseau développé avec 141 unités implantées dans 150 communes, touchant ainsi la quasi totalité des communes rwandaises.

Les résultats montrent que le sociétariat est développé avec 323.943 membres et touche environ 35,2% des familles. La mobilisation de l’épargne est significative avec 3,7 milliards de francs rwandais (100 frw = 4,06 francs français)et démontre l’éxistence de ressources locales importantes (rurales et urbaines). Le crédit est développé avec 1,7 milliards frw d’encours et sert d’abord les agriculteurs si l’on considère le ration nombre de comptes de dépôts/nombre de comptes crédits détenus par cette catégorie sociale. Bien sûr l’analyse par les volumes financiers peut laisser croire à des transferts, par le crédit, des agriculteurs/épargnants vers les commerçants et salariés davantage consommateurs de crédit qu’épargnants, mais on ne peut comparer la satisfaction dans l’accès au crédit des différentes catégories sociales lorsque les montants demandés sont trop différenciés.

Les enseignements dégagés montrent que le développement rapide des banques populaires à généré une union nationale lourde et couteuse (211 salariés soit 1,5 par banque pour les services de l’union, et 491 salariés au total soit environ 3,5 par banque), qui est aussi sans doute le résultat d’une pression politique cosntante à l’extention du réseau.

Dans un contexte de sociétariat ouvert à toutes les catégories sociales sans exclusive, l’évolution à permis la prise de contrôle de la gestion du réseau par une élite (salariés)peu représentative de la base sociale réelle (agricutleurs).

L’important développement du réseau à conduit à une gestion centralisée, avec depuis un certain temps déjà davantage d’innovations au sommet (renforcement et structuration de l’union, création d’une banque fédérative pour recycler les surplus de liquidité pour viser une clientèle identique à celle des banques commerciales, participation à la mise en place d’assurances rurales).

Les tentatives d’innovations à la base ont été peu nombreuses, et marquées par l’appui à des initiatives spontanées de club d’épargne et de crédit initiées par la population pour ensuite évoluer vers des banques populaires avec la visée d’une meilleure insertion dans le milieu, et par une éxpérience de crédit solidaire (soudure alimentaire)pour dégager les petits producteurs de café de l’endettement usuraire, n’ont pas eu le succès escompté. Cela montre la difficulté, comtpe tenu de la charge d’activité de gestion, d’avoir une capacité d’acquisition d’activités nouvelles à croissance rapide compte tenu aussi de priorités à un autre niveau (union)

L’équilibre financier global est difficillement réalisé, même si la couverture des charges par les produits avoisine les 100%, et reste donc une préoccupation des responsables de l’union. La politique des taux débiteurs et créditeurs est peut-être le talon d’achile du réseau dans un contexte ou l’inflation (4% en 1990)serait en croissance (état de guerre, instabilité politique).

Palabras claves

investigación

movilización del ahorro

crédito

cooperativa de ahorro y de crédito


Ruanda

Comentarios

Les banques populaires constituent sur plusieurs points un remarquable exemple de réussite d’un réseau d’épargne et de crédit dans le champs francophone Africain. Mais ce succès interpelle aussi à plusieurs niveaux sur les évolutions observées, tout d’abord si on assiste à partir des banques populaires comme initiateur de structures multiples avec la banque fédérative (pour entrer sur le créneau de clientèle des banques commerciales), la mise en place des assurances rurales "Ingoboka", et des projets parfois avancés (société d’audit, socéité de capital risque, société de cautionnement), au délà de leur justification il faut s’interroger sur l’effet de détournement possible de l’union de son réseau qui était et doit rester son objectif premier? Un autre ennjeu est celui de l’équilibre financier, qui conditionne des choix (banque fédérative), pour lesquels on peut s’interroger de savoir s’il n’aurait pas été possible/préférable de négocier avec les autorités monétaires (Banque Nationale du Rwanda).

Notas

Ecrit non publié

Fuente

Informe

FOURNIER, Yves, IRAM=INSTITUT DE RECHERCHE ET D'APPLICATIONS DES METHODES DE DEVELOPPEMENT, IRAM, 1992/12/00 (France)

IRAM (Institut de Recherche et d'Application de Méthodes de Développement) - 49 rue de la Glacière, 75013 PARIS, FRANCE - Tél. 33 (0)1 44 08 67 67 - Fax 33 (0)1 43 31 66 31 - Francia - www.iram-fr.org - iram (@) iram-fr.org

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