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Dosiers en curso
2007 / 2008
Políticas del agua: la urgencia de cambiar conceptos y prácticas
Hacia unos eslabones sostenibles: de la producción al consumo
Les ressources halieutiques sont par nature limitées. Or, leur exploitation est faite en libre-accès. C’est un bien ouvert à tous et tout le monde se sert. Dans ce contexte, il ne peut y avoir une exploitation rationnelle de la ressource. Cette façon de procéder est une véritable calamité.
En effet, le libre-accès à cette ressource favorise l’épuisement des stocks. Tout le monde veut prendre le meilleur poisson qui rapporte le meilleur prix. Mais l’abondance des prises a des effets induits : les stocks s’épuisent, les prix s’effondrent.
Le libre-accès entraîne un gaspillage économique. Toute prise est un gain immédiat. Il n’y a pas de prévision pour le lendemain, ni pour les rendements futurs. Personne n’est responsable de la gestion de la ressource. Les gaspillages dus au manque de gestion ou aux surinvestissements sont considérables dans l’industrie de la pêche.
Le libre-accès à la pêche entraîne également de nombreux conflits. Les causes sont nombreuses. Des conflits violents peuvent éclater entre pêcheurs à propos de bans de poissons, de pratiques de pêche (matériels fixes ou mobiles), de violations d’espaces délimités. Des défenseurs de la nature peuvent interpeller violemment des pêcheurs et des conflits peuvent survenir entre Etats qui partagent le même stock.
Pour pallier cet état des choses, il faut créer des droits d’utlisation exclusifs. Les propriétaires de ces droits auront alors une gestion beaucoup plus efficace et les besoins futurs seront mieux protégés. En outre, les droits exclusifs répartiraient mieux les ressources.
A l’intérieur des zones économiques exclusives (ZEE), il est déjà possible d’établir des droits exclusifs. En haute-mer, on pourrait arranger des quotas et des réglements : limite de la taille des flottes et du matériel de pêche, permission de captures, accès limité à des populations halieutiques spécifiques ou à certaines ères géographiques. Des droits d’entrée ou des taxes peuvent aussi être instaurées.
Si de tels aménagements sont possibles, ils soulèvent cependant bien des difficultés :
- le poisson ne respecte pas les frontières ;
- l’information biologique et économique en haute mer est difficile à obtenir (milieu relativement opaque et changeant, diversité des espèces...);
- la création de droits exclusifs exclura automatiquement certains utilisateurs, augmentant les risques de conflits au sujet de la distribution des richesses ;
- des aménagements entraîneraient une meilleure efficacité économique mais aussi une baisse de l’emploi. Ce dilemme est difficile, mais il faudra choisir.
Il existe déjà des exemples de pays où se pratiquent des droits exclusifs : le Japon a mis en place des TURF, droit d’utilisation territoriale, pour la pêche de pétoncles, l’Australie a prévu des licences pour la pêche aux crevettes au Nord de son territoire...
protección de los recursos naturales
sobreexplotación de los recursos
Artículos y dossiers
CHRISTY, Francis T. in. CERES, 1993/07 (ITALIE), N°142
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