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Outil d’auto-diagnostic pour renforcer les processus de réseaux citoyens

Gerardo ALATORRE, Rosa Delia CAUDILLO FELIX

08 / 2006

Présentation

Cet outil cherche à favoriser l’auto-connaissance et l’approfondissement des aspects internes et externes des dynamiques de participation dans les réseaux citoyens, qui peuvent aider à accomplir leurs buts, ou bien devenir des obstacles.

A) Renforcement institutionnel : aspects généraux

Forcément, s’il s’agit d’une organisation ou d’un réseau, avec un degré plus ou moins important d’institutionnalisation, il est nécessaire de la concevoir comme une entité organique et organisée, dont le développement répond en grande partie à sa dynamique d’interrelation avec le contexte dans lequel elle agit, et d’où surgit la motivation pour son action et ses objectifs concrets.

I) Représentation et positionnement

Dans quelle mesure, l’organisation ou le réseau répond et représente d’une façon transparente et adéquate un mandat social qui justifie et donne du sens à son existence ? Comment peut-on symboliser cette représentation ?

L’organisation ou réseau, occupe-t-il une place symbolique dans le milieu où il agit (au niveau géographique, thématique ou socioprofessionnel), et constitue-t-il une référence clé pour ses pairs, pour ses alliés, et même pour ses opposants ?

Comment peut-on exprimer et rendre visibles ces deux capacités dans le cas spécifique de cet(te) organisation ou réseau ?

II) Programmes propres

L’organisation ou le réseau a-t-il un plan structuré sous des formes participatives et à partir de critères de faisabilité (en termes de capacité d’opération et de mobilisation de ressources) identifiant les actions à réaliser à court et moyen terme ? Y a-t-il un plan de travail que les participants connaissent et qu’ils s’approprient en s’investissant dans des aspects concrets, en assurant un suivi systématique et en rendant des comptes (avancements et difficultés) aux membres et aux partenaires avec lesquels on a établi des alliances et des projets ?

Y a-t-il des éléments objectifs qui le montrent ?

III) Actions prioritaires

L’organisation ou réseau effectue-t-il de façon périodique des événements de planification et des activités de consultation ou évaluation avec les différents « cercles » de partenaires ? Evénements pendant lesquels il est défini si les actions entreprises correspondent à des critères de priorité, face au propre développement institutionnel, à l’impact et à la gestion, et la cohérence avec la mission de l’organisation ou réseau ?

Quelles sont les méthodes employées pour ce faire, comment on quantifie, on évalue ou bien on construit le concept de priorité ?

IV) Ressources pour l’opération

L’organisation ou réseau mobilise-t-il de façon planifiée ses ressources, en fonction de critères d’efficacité, et à partir de consensus à l’intérieur de sa structure et avec ses partenaires ?

De quelle façon et suivant quels critères on suit la gestion, on organise et on administre les ressources humaines, matérielles, financières et de connaissance dont on dispose ? Est-il possible de dessiner un diagramme de flux ou un organigramme qui permette de représenter les procédures avec lesquelles on utilise les ressources aussi bien à l’intérieur des organisations que dans ses dynamiques de réseau ?

B) Trois axes à analyser : Connaissance, Information, Communication Interne / Externe

I) Connaissance

Comment crée-t-on, dans l’organisation ou le réseau, des connaissances dans les domaines importants de son action ? Prendre en compte la connaissance de sa propre action et de son impact ; les conséquences sur les membres ; sur les problèmes sociaux ; sur les autres organisations ; sur les acteurs gouvernementaux, académiques et privés ; sur les ressources locales et sur les initiatives de la société civile.

II) Information

Accès : Quelles catégories ou types de situations définissent l’accès aux informations ? Quels types d’informations y a-t-il dans l’organisation ou le réseau ?

Gestion : En ce qui concerne l’information virtuelle ou physique, y a-t-il des personnes spécifiquement chargées de l’organisation de l’information et de faciliter l’accès à cette information dans l’organisation ou réseau ?

Organisation : Quels sont les critères qui orientent l’organisation des informations ? S’agit-il de critères explicites ? Dans ce cas, comment sont-ils établis ? Comment arrive-t-on à des consensus là-dessus ? Comment évalue-t-on la pertinence et l’efficacité du système d’organisation de l’information ?

Socialisation : Quels espaces physiques ou virtuels y a-t-il dans l’organisation ou le réseau pour partager les informations ? Qui participe à leur alimentation et mise en forme ? Comment définit-on les besoins de socialisation des informations ? Qui participe à ces décisions ?

Echange : Quelle importance accorde-t-on dans l’organisation ou le réseau à l’échange d’informations ? Comment les échanges sont-ils promus ou découragés ? Comment évalue-t-on les effets des échanges ou du manque d’échanges ? Qu’est-ce qu’on échange, et pourquoi ?

Diffusion : Quel est le rôle de la diffusion dans la mission de l’organisation ou réseau ? Quelles sont les activités de diffusion prévues dans le plan institutionnel ? Qui se charge de les mettre en œuvre ? Quelle est la relation entre la diffusion et les politiques de communication de l’organisation ou réseau ?

III) Communication Interne / Externe

Mécanismes et processus de communication interne : Procédures individuelles formalisées pour les activités programmées en termes de suivi et recueil. Procédures informelles de coopération, échange et appui mutuel dans les équipes de travail.

Quelles sont les outils ou formes de communication qu’on emploie dans chaque cas ?

Comment combine-t-on les différents outils de communication pour la gestion institutionnelle interne et externe ? Cas problématiques, innovations, inerties non résolues, besoins de renforcement, etc.

Communication externe avec différents acteurs : Y a-t-il un plan de communication externe qui reflète les objectifs de l’organisation ou réseau ? Comment ce plan est-il élaboré et par qui ? Comment on met en œuvre ce plan ou les actions de communication externe ? Quelle information est produite à partir de ces actions ? Comment est-elle socialisée à l’intérieur de l’organisation ou réseau ?

Prendre en compte des flux de communication de différente sorte : conjoncturels, continuels, stratégiques. Considérer différents canaux de communication : les médias, les moyens électroniques ; les ateliers, forums, événements.

C) Evaluation des impacts

Finalement, il convient que l’auto-diagnostic inclue un aperçu des résultats de l’action déployée par l’organisation ou réseau, des produits élaborés, et des impacts en termes sociaux, environnementaux, ou de quelque sorte que ce soit, pourvu qu’elle soit pertinente.

GES (Gestion de saberes - Gestion des savoirs) - Xalapa, Veracruz, MEXIQUE - Mexique - rosicaudillo@gmail.com; geralatorre@gmail.com

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