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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Une agriculture pour le XXIe siècle

Manifeste pour une agronomie biologique

Matthieu CALAME

2007

On voit aujourd’hui se développer très largement la consommation et donc la production de produits biologiques, mais bien peu, parmi les producteurs et les consommateurs de ces produits, n’ont le temps d’approfondir leur démarche et d’asseoir leurs pratiques, leurs intimes convictions ou leurs réflexions personnelles dans un cadre historique plus large. C’est ce que nous propose cet ouvrage : jeter un regard sur le passé pour prendre la mesure et l’ampleur des principes sur lesquels l’agriculture biologique repose, des idées qui ont soutenu son essor, et qui fondent son altérité radicale, et la « révolution mentale » qu’elle exprime dans l’ordre du rapport des hommes à la nature. Il traite tout d’abord du positionnement de l’agronomie biologique, de sa construction, pour expliciter ensuite les difficultés d’émergence de l’agronomie biologique en tant que champ disciplinaire. Cet ouvrage est celui d’un acteur engagé à la charnière entre agriculture biologique et recherche.

www.d-p-h.info/images/photos/7194_agriculture_bio.png

L’ouvrage « Une agriculture pour le XXIe siècle » est téléchargeable en ligne, sur le site des ECLM : http://www.eclm.fr/…

Introduction

Un mouvement aux multiples facettes

À Pantin, dans la banlieue parisienne, les membres d’une AMAP (Association de maintien de l’agriculture paysanne) effectuent la distribution hebdomadaire de « paniers bios ». À Francfort, Biofach – l’une des plus grandes foires « bio» du monde rassemble plusieurs milliers de personnes. En septembre 2005 à Adelaïde, en Australie, IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements) réunit pour une manifestation mondiale les nombreux acteurs du développement de l’agronomie biologique. Ces événements de dimensions et de portées différentes forment l’ensemble complexe de l’agriculture biologique. Segment de marché pour les uns, mesure de précaution alimentaire pour d’autres, enfin mode de vie, voire engagement spirituel pour les troisièmes.

Quelles que soient les différences de conviction qui animent hommes et mouvements, ceux-ci participent d’une profonde rupture par rapport à un ordre antérieur, celui des pratiques industrielles et alimentaires entièrement décalquées sur le modèle industriel : une agroindustrie qui aurait pu emprunter à Henry Ford, parlant de la ford T, son aphorisme « vous pouvez choisir la couleur que vous souhaitez à condition que ce soit le noir ».

Pourtant, bien peu, même parmi ceux dont l’agriculture biologique devient le gagne-pain, ont le temps d’approfondir leur démarche et d’asseoir leurs pratiques, leurs intimes convictions ou leurs réflexions personnelles dans un cadre historique plus large. Souvent même, la position paraît au premier abord défensive, on essaie d’échapper à quelque chose : la malbouffe, les produits chimiques, la tutelle des grands cartels de l’agroalimentaire, etc.

Un modèle en désarroi…

Et l’on peut comprendre que pour bien des acteurs, l’agriculture biologique soit d’abord un refuge. Rappelons que l’un des éléments clefs qui la constitue est le refus d’usage des engrais artificiels et des biocides (1). La diffusion de ces biocides dans l’écosystème terrestre autrefois négligée est en passe de devenir une cause d’inquiétude majeure, au point qu’un quotidien français, suite à une publication dans la revue scientifique The Lancet, intitule un article sur ce sujet : « Scientifiques et ONG dénoncent la “pandémie silencieuse” créée par la pollution chimique (2)». Pour plusieurs observateurs, la situation est alarmante.

L’ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse), initiatrice de l’appel de Paris (3) conseille parmi ses « 30 règles pour se protéger », de « manger bio chaque fois que possible » (règle n° 17).

Dans le même temps, le cheptel avicole mondial est ravagé par la grippe aviaire, et bien des praticiens (agriculteurs, techniciens agricoles) constatent des difficultés croissantes à maîtriser certains « parasites » des plantes ou des animaux. La situation en agriculture ressemble étrangement à celle du monde de la santé dans lequel apparaissent de plus en plus de bactéries multirésistantes au point que les pouvoirs publics ont ressenti la nécessité de mener des campagnes vigoureuses contre l’abus d’antibiotiques, inquiets de voir s’effondrer cette « clef de voûte de la médecine moderne ». À bien des égards ces nombreux signaux apparaissent comme les signes avant-coureurs d’effondrements plus graves de notre système de production. Quelque chose dans la dynamique des systèmes vivants échappe à notre compréhension.

La tentative pour maîtriser le monde conduit à une impasse.

… mais un nouveau monde en germe

Toutefois, présentée uniquement comme cela, la démarche des acteurs de l’agriculture biologique apparaît comme une « fuite ». C’est laisser la part belle aux thuriféraires de la marche forcée industrialisante qui ne se privent pas de présenter leur démarche comme une démarche audacieuse, innovante, prométhéenne, tournée vers l’avenir et qui s’opposerait aux démarches frileuses, conservatrices et pusillanimes de leurs contradicteurs.

Or, l’agriculture biologique, celle des producteurs, des artisans et des consommateurs est bien plus qu’une valeur refuge. Elle doit être perçue pour ce qu’elle est : un projet, un dépassement positif de l’état actuel. Ses acteurs sont les vecteurs d’un changement profond, d’une mutatio mundi, un changement du monde, comme l’auraient appelé les chroniqueurs. Ses promoteurs doivent en avoir la conscience et la fierté.

C’est un regard rétrospectif qui permet d’en prendre la mesure et l’ampleur. C’est donc de cela que j’ai eu envie de témoigner. Non pas de l’histoire des structures et des organisations qui ont fait l’agriculture biologique, cette histoire est faite. Mais de l’histoire des idées qui en ont soutenu l’essor et qui fondent son altérité radicale, la « révolution mentale » qu’elle exprime dans l’ordre du rapport des hommes à la nature.

Enracinement d’une réflexion

Comme je demanderai au lecteur de me prendre la main et de me suivre tout au long de cet essai, il convient de dire qui je suis. J’ai été pendant trois ans, dans le cadre de mes fonctions de gérant d’une exploitation agricole (4), représentant du Groupement des agriculteurs biologiques d’Ile-de-France à l’Institut technique d’agriculture biologique (ITAB), et à ce titre membre du bureau, et même président, de cette structure. Le lecteur l’aura compris, le présent essai n’est pas celui d’un observateur distancié, mais celui d’un acteur engagé à la charnière entre agriculture biologique et recherche. C’est en fait dans mon dialogue avec les chercheurs que j’ai pris conscience de l’ampleur du changement auquel nous participions. Et je tiens comme une chance pour une génération de pouvoir être actrice d’une telle mutation.

Ma position m’a, en effet, donné l’occasion de fréquenter chercheurs et techniciens, institutions de recherche et de développement, à un niveau certes modeste, mais de manière approfondie. J’ai donc été confronté à des problèmes tels que la codéfinition de projets de recherche, problèmes qui soulevaient de nombreuses questions ou difficultés. À maints égards faire dialoguer et coopérer des groupes socioprofessionnels distincts ressemble à une coopération interculturelle, indépendamment même du sujet (5). Le malentendu est la règle plus que l’exception, la convergence des imaginaires une action de longue haleine. Ce dialogue complexe est une épreuve du feu pour les convictions.

En effet, sauf à user des arguments d’autorité, force est de justifier, d’expliquer sa position. Et c’est bien naturellement que l’on est amené à se demander pourquoi l’on pense cela et pas autre chose et pourquoi nos interlocuteurs ne pensent pas la même chose. Alors commence le long voyage vers ce que l’on pourrait appeler les « idées originelles » ou les « idées constitutionnelles » : les idées qui fondent une pensée.

Et encore convient-il de souligner la différence importante qu’il y a entre faire converger des individus ou faire converger des institutions ! Les individus se cooptent généralement d’un milieu à l’autre. Ils peuvent s’autoriser des bricolages et compromis idéologiques et méthodologiques qui leur permettent de contourner bien des difficultés, pour peu que, vis-à-vis de leur monde d’origine, ils sauvent les apparences. Mais les institutions ne peuvent se permettre aussi aisément de tels métissages. Une institution n’existe vraiment qu’en tant que système de valeurs et d’idées, de vision minimale partagée. À tout moment pour une institution ou pour un groupe, une concession partielle avec tel ou tel partenaire externe peut écorner le consensus interne et remettre en question la cohérence du groupe. Les institutions de recherche n’échappent pas à cette règle !

La question se posait-elle en ces termes pour la recherche en « bio » ? Oui, définitivement oui. Et ce pour une raison bien simple : au-delà des difficultés interculturelles habituelles s’ajoutait une divergence de vision sur l’objet même et la manière dont il fallait l’appréhender. Ainsi les promoteurs de l’agriculture biologique n’avaient pas seulement une opinion sur l’agriculture biologique, ils en avaient une sur l’histoire et le fonctionnement de la recherche institutionnelle elle-même ! Ils interpellaient les institutions de recherche dans leur pratique de recherche et non pas seulement sur leur sujet de recherche. Mais pour quelle raison ?

Vision ambitieuse des fondateurs de l’agroécologie

Pour bien des personnes, l’agriculture biologique est d’abord perçue comme une modalité d’agriculture – une réponse agricole à des problèmes agricoles. Mais les promoteurs de l’agriculture biologique ne l’entendent pas de cette oreille. Ils ne se sont jamais restreints à une réflexion agricolo-agricole. Bien au contraire, ils considèrent l’agriculture biologique comme l’expression en agriculture de questions plus fondamentales et plus profondes, touchant au rapport de l’homme au vivant. En d’autres termes l’agriculture biologique n’est pour eux qu’une déclinaison agricole d’une réflexion plus large intégrant les sociétés et les savoirs des sociétés.

Cette prétention à faire de l’agriculture biologique le volet agricole d’une problématique plus vaste n’est d’ailleurs pas le propre des pères fondateurs de l’agriculture biologique. La citation mise en exergue du groupe de Seillac, animé par Edgar Pisani qui fut ministre de l’agriculture du général de Gaulle dans les années 1960, démontre s’il en était besoin, que l’idée selon laquelle l’agriculture n’est que l’expression, à un moment donné et dans le champ agricole, de l’état d’une société n’est une idée ni originale, ni exotique. À bien y réfléchir, elle relève même de l’évidence. Par nature, une activité humaine n’est-elle pas un reflet de la société qui l’exerce ? Dis-moi comment tu vis, je te dirai qui tu es. Pourtant cette idée d’une nature sociale de l’agriculture n’est pas nécessairement populaire ni bien acceptée par les acteurs agricoles eux-mêmes, qui préfèrent penser que leur activité est « technique », c’est-à-dire, pour eux, sociologiquement neutre. Il est vrai qu’en énonçant l’idée d’une agriculture socialement conditionnée, on complique sérieusement le débat mais aussi le travail de beaucoup de gens, et notamment ceux pour lesquels les mots « politique », « philosophique », « idéologique » – qualificatifs relevant des sciences humaines – sont des mots qui font peur. Parmi ceux qui peuvent craindre cette socialisation de l’agriculture, beaucoup de chercheurs et de techniciens, mais aussi beaucoup de producteurs. Pour eux, la posture de « neutralité » scientifique et technique est une posture socialement plus facile à adopter, plus simple aussi à assumer. Le problème, c’est qu’elle ne résiste pas à l’analyse.

Fortes de cette conviction que l’agriculture biologique est l’expression en agriculture de problématiques plus vastes, les personnes ou structures qui revendiquent l’héritage des pionniers de l’agriculture biologique entendent bien conserver cet héritage.

Pour elles, il est impensable d’aborder l’agriculture biologique en négligeant de s’informer sur le corpus théorique, idéologique et philosophique qui l’a produite. Or, ce corpus idéologique comprend une interpellation de l’évolution de la recherche telle qu’elle s’est produite à partir du milieu du XIXe siècle. Dès lors, le dialogue que j’ai eu à mener avec la recherche portait non pas seulement sur l’agriculture biologique, mais aussi sur la recherche elle-même !

Légitimité de la démarche

Peut-on aborder de tels sujets sans effrayer un lecteur qui ne serait pas chercheur et qui éprouverait au pied des marches du temple de la science une « terreur sacrée » ? Peut-on, parce que l’on achète ou produit un kilogramme de carottes « bio », se tourner vers le monde de la recherche agronomique pour l’interroger sur son histoire, son fonctionnement, ses pratiques ? Oui, je le crois. Je tiens la recherche pour un service social, adressé à la société, et je tiens que la recherche est au service des citoyens.

Elle est donc comptable de ce qu’elle fait. Dès lors il est non seulement autorisé, mais fondamentalement sain, de l’interpeller sur ce qu’elle fait. Mon essai se veut donc un outil utile pour tous ceux qui veulent se plonger dans les fondements de la recherche agronomique. L’exposé de l’élaboration historique des principes de l’agronomie biologique (6) est la meilleure manière de mettre en perspective l’évolution de la recherche agronomique.

Cet essai s’adresse donc d’abord à ceux, agriculteurs, chercheurs, consommateurs, qui seraient jusqu’à présent restés en lisière de l’agronomie biologique. Désemparés par cet objet social non identifié ! Il ne s’agit pas d’une oeuvre de compilation ou de recherche objective, il s’agit plutôt d’un témoignage et d’une réflexion personnelle sur quelques points clefs des idéologies qui sous-tendent l’agriculture industrielle d’une part et l’agronomie biologique de l’autre. Il convient donc ici de faire quelques remarques.

– D’abord, en matière d’agronomie biologique, je traite quasi exclusivement de la pensée de l’agronome Howard (1873-1947) exposée de manière synthétique dans son oeuvre : Le Testament agricole (7). Je m’inscris dans la lignée de Howard et c’est de son héritage qu’il est question. Quel est le rapport de cette pensée aux autres fondateurs de l’agronomie biologique ? Esquissons brièvement ce problème. Si la pensée de Fukuoka, « père » de l’agriculture naturelle, est proche à maints égards de celle de Howard, la pensée de Howard se différencie plus nettement de la pensée de Steiner, père de la biodynamie. Notamment sur un point essentiel : la conception du statut de l’homme dans la nature. Comme ce n’est pas l’objet du livre, je me limiterai ici à relever cette différence : alors que Howard invite l’homme à se mettre à l’école du vivant, considérant implicitement que celui-ci ne pourra au mieux que « faire aussi bien », la pensée de Steiner conçoit plutôt l’homme comme un élément de la nature dont l’esprit doit participer à un degré d’accomplissement supérieur de la nature. Nous dirons qu’il y a dans la pensée de Steiner un finalisme, une sorte de mission de l’homme, qui n’est pas présent explicitement chez Howard. C’est plutôt le cadre de pensée d’Howard qui inspire cet essai qui, à maints égards, en est une exégèse et une mise en perspective.

Ensuite, si je ne prétends pas, en tant qu’acteur impliqué, à l’objectivité, je prétends à une rigueur théorique. Cet essai comporte donc des thèses, qui si elles ne sont pas nécessairement originales, sont généralement étayées par des exemples et des citations.

Enfin, j’ai clairement pour ambition de démythifier et éventuellement réhabiliter les réflexions « idéologiques ». C’est un réel problème en effet que le mot idéologie ait dans le sens courant pris la signification de « système d’idées ». Alors qu’il devrait en toute logique désigner la science qui s’intéresse à la formation et à la vie des idées. La microbiologie n’est-elle pas la science des microbes ? La pédologie la science du sol ? La sociologie la science des sociétés ? Alors pourquoi n’avons-nous pas de mots pour désigner la science des idées ? Tout simplement parce que nous renâclons à étudier nos idées et nos systèmes d’idées comme des créations sociales. La conséquence en est que nous avons renoncé à étudier nos idées. C’est une lacune grave qu’il nous faut combler, car l’absence d’idéologie, au sens premier d’étude des idées, fait justement tomber dans l’idéologie au sens second : une rigidification de la pensée autour de systèmes d’idées perçus comme naturels et indiscutables. Le présent travail est un travail d’idéologie au sens premier : une analyse des systèmes d’idées qui sous-tendent les actions des hommes. Pour cela il est indispensable de s’immerger dans le temps long, celui de la genèse, de l’accroissement, de l’extension et de l’extinction des grands systèmes d’idées qui font et défont les sociétés humaines parfois à l’insu des acteurs eux-mêmes. Toutefois j’ai veillé à créer un maximum de résonance avec les enjeux actuels.

Cet essai, construit sur ce parti pris, est constitué de deux parties :

– Dans une première partie, je traiterai du positionnement de l’agronomie biologique. Or ce positionnement ne peut se comprendre qu’au regard du projet d’agronomie industrielle contre lequel l’agronomie biologique a réagi. Pour cela il nous faudra donc revenir à la genèse du projet industriel, de ses prémisses théoriques mais aussi sociales et économiques. En toile de fond le lecteur apercevra des sociétés entières engagées dans la mutation industrielle. Un mouvement si puissant qu’il arracha à Lamartine, lors du premier accident de chemin de fer en 1842, qui a fait une soixantaine de morts, cette constatation fataliste :

« La civilisation est un champ de bataille où beaucoup succombent pour la conquête de tous. Plaignons les victimes, plaignons-nous et marchons !» (8). C’est contre ce mouvement débridé et incontrôlé, ce nouveau fatalisme sur base technique, et surtout en réaction à ses effets, que l’agronomie biologique se construira.

– Dans une deuxième partie, je traiterai spécifiquement de la question des difficultés d’émergence de l’agronomie biologique en tant que champ de recherche. Cette difficulté est liée à la nature même de l’activité actuelle de recherche. À tel point que l’on peut affirmer que la rencontre entre l’agronomie biologique et l’évolution lourde de la recherche, si elle doit se produire, impliquera nécessairement l’inflexion de cette dernière. Fidèle à l’esprit constructif de la fondation et des pères de l’agronomie biologique, je m’efforcerai de formuler des propositions pour en assurer la reconnaissance et le développement.

(1) Parfois appelés pesticides ou, par souci d’euphémisme, produits de protection des plantes ou produits phytosanitaires, ces insecticides (contre les insectes), fongicides (contre les champignons) ou herbicides (contre les herbes sauvages) sont des poisons qui généralement miment des hormones naturelles. Ils agissent souvent en inhibant ou en emballant une fonction vitale. Peu biodégradables au contraire des substances naturelles qu’ils miment, ils se retrouvent dans les eaux, dans l’air, dans les aliments, contaminant la chaîne alimentaire. Certains ont même le bon goût de se fixer sur l’ADN et de perturber la reproduction. Sur ce dernier point voir Gilles-Éric Seralini, Génétiquement incorrect, Flammarion.
(2) Paul Benkimoun, Le Monde, samedi 11 novembre 2006.
(3) www.artac.info, l’appel de Paris, initié par le professeur Bellepomme, a été signé par de nombreux chercheurs dont deux prix Nobel. Difficile d’y voir donc le fruit de l’imagination millénariste de quelques marginaux.
(4) La ferme de la Bergerie, domaine de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme dans le Val-d’Oise.
(5) Ce que souligne également Gilles Denis pour une autre époque : « Il semble nécessaire de présenter les relations entre le monde paysan et le monde savant comme celles existant entre deux cultures différentes ayant leurs propres cohérences et leurs propres rythmes : l’information venant de l’une est acceptée, traduite par l’autre, quand elle s’intègre dans une histoire, un contexte, qui peut l’utiliser », « Pratiques paysannes, théories savantes et transmission des maladies des blés (1730-1760) », in Les Nouvelles d’Archimède n° 44, Éd. Université des sciences et technologies de Lille.
(6) Le terme agronomie biologique, ou agroécologie, désigne ici l’ensemble des réflexions, analyses et connaissances qui fondent les principes de l’agriculture biologique. C’est, en quelque sorte, la science de l’agriculture biologique comme la musicologie est la science de la musique.
(7) Albert Howard, Le Testament agricole, Éd. Vie & Action, 62 avenue du maréchal Foch, 59-Marq-Lille.
(8) Paroles prononcées par Alphonse de Lamartine à la tribune de l’Assemblée législative, à Paris, au lendemain de cette catastrophe ferroviaire (8 mai 1842).

Mots-clés

agriculture, agriculture biologique, agriculture et alimentation, recherche, santé

Notes

L’ouvrage « Une agriculture pour le XXIe siècle »

Matthieu CALAME. Une agriculture pour le XXIe siècle : manifeste pour une agronomie biologique. Paris : ECLM (Editions Charles Léopold Mayer), 2007. 153 p. ISBN 2-84377-134-7. 18€

Téléchargement du livre sur le site des ECLM

 

Biographie de l’auteur

Matthieu Calame, né en 1970, est ingénieur agronome. Il a procédé pour la fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’homme à la reconversion de son domaine rural de la ferme de la Bergerie (val d’Oise-France) vers une gestion durable. A ce titre il a également été pendant trois ans président de l’Institut Technique d’Agriculture Biologique (ITAB). Il est actuellement en charge pour la fondation du dossier de l’évolution des recherches sur le vivant et de la gestion durable des territoires.

FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme) - 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 14 75 75 - Fax 33 (0)1 43 14 75 99 - France - www.fph.ch - paris (@) fph.fr

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