español   français   english   português

dph participe à la coredem
fr.coredem.info

rechercher
...
dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

L’Autre “ lieu ” - Cohabitation dans une maison communautaire d’africains (Peuls) qui accueillent des personnes souffrant de troubles mentaux

Pascale THYS

17 juillet 2009

Fiche projet

CONTEXTE ET ORIGINES DU PROJET

Créée en 1980, « l’Autre lieu » - R.A.P.A. est une association qui s’inscrit dans la lignée du mouvement de réflexion critique à l’égard du système psychiatrique qui réduit l’homme à sa maladie, à son malaise et qui l’institutionnalise (le mouvement anti-psychiatrique). Elle est à l’initiative d’activités de sensibilisation de la population à la maladie mentale et aux réflexes d’exclusion.

Au départ, L’Autre « lieu » a créé un réseau d’accueil au sein de la population pour des personnes souffrant de troubles mentaux. L’objectif de la mise en place de ce réseau était d’éviter ou d’écourter l’hospitalisation psychiatrique ces personnes en leur permettant de se ressourcer dans un autre lieu, qui n’est ni un service de psychiatrie, ni un lieu de vie habituel.

« Un élément caractéristique de notre projet est que les personnes en souffrance mentale rencontrent une équipe pluridisciplinaire non professionnelle de la santé mentale et vivent en dehors de tout milieu médicalisé. »

Depuis sa création, les moyens d’actions du service se sont diversifiés. L’Autre “ lieu ” soutient la création de formules originales d’entraide tel qu’un groupe d’auto-support “ Jef ”. Le service propose également des lieux de paroles (Ecoute/Entraide et/ou Réseaux d’Echanges de Savoirs) ou des espaces de vie (les maisons) favorisant la solidarité et le lien social.

Le projet trouve sont origine dans le fait que l’équipe de L’Autre “ lieu ” a eu l’occasion de rencontrer des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, d’origine Peule (un mariage belgo-peul fut certainement un élément déclencheur !). Ils ont constaté que la communauté Peule véhicule les valeurs traditionnelles africaines : solidarité au sein du groupe, hospitalité envers l’étranger, respect des différences et affirmation d’une identité cohérente. En outre, les Peuls, vivant en Belgique, et les personnes souffrant de problèmes de santé mentale ont au moins un point commun : ce sont des personnes soumises à un exil. Mais cet exil se distingue par sa nature : l’immigration pour les premiers, la psychiatrisation et l’exclusion pour les seconds. D’où l’idée, dans le cadre de l’accueil de personnes en souffrance psychique, morale ou sociale, de créer des maisons rassemblant sous un même toit ces personnes et des Peuls.

A ce jour, deux maisons fonctionnent sur ce principe :

En 1989, la maison du “ Vivier ” voit le jour et propose une démarche de solidarité transculturelle : une communauté Peule (5 personnes en moyenne) accueille des personnes en souffrance (2 « accueillis »).

En octobre 2000, la maison “ Geefs ” se structure autour d’une famille et accueille des Peuls et des personnes souffrant de problèmes de santé mentale. Elle dispose aussi de deux places d’accueil en urgence. La famille compte 5 personnes – 3 Peuls font partie de cette communautés ainsi que 2 à 3 « accueillis ».

Une autre maison, “ Surson 31 ”, a vu le jour en 1999 et propose des appartements dans une maison privée à des personnes fragilisées économiquement et désireuses de partager des moments privilégiés avec des voisins, dont des personnes fragilisées psychiquement. Il y a 5 appartements pour 5 personnes (ou familles mono-parentales).

OBJECTIFS DU PROJET ou ENJEUX DU PROJET

Pour L’Autre “ lieu ”, l’objectif de cette initiative de “ maisons ” est de trouver et offrir du logement à long terme et convivial, en offrant la possibilité aux personnes de vivre avec leurs différences quelque part, sans qu’il y ait une mission thérapeutique. C’est aussi de favoriser le lien social et la solidarité.

Par l’échange et la cohabitation, l’objectif est de permettre à chacun de retrouver ses propres valeurs et son identité par l’exploration des valeurs et des identités des autres. L’objectif est aussi de permettre aux personnes de retrouver une certaine estime de soi par l’échange.

POPULATION CONCERNEE ou GROUPES CIBLES

« La réussite de ce projet provient de ce qu’une forme d’exclusion accueille une autre forme d’exclusion. (…) C’est important qu’il y ait un mélange suffisamment important de difficultés différentes pour que se créent des complémentarités. »

Le projet cible deux populations. D’une part, la communauté africaine Peule qui immigre en Belgique. Ses membres ont peu de moyens financiers et ont des difficultés pour se loger. D’autres part, il y a les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et qui ont des difficultés pour trouver les moyens pour se loger. Ceux-ci doivent avoir un certain équilibre qui leur permette de vivre de manière autonome et qui ne mette pas en danger la vie des autres habitants ou leur propre vie. Ils doivent être capables d’utiliser des services ambulatoires en psychiatrie si leur état le nécessite. Le nombre de places disponibles étant limité, l’Autre “ lieu ” n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes et est régulièrement amené à refuser des candidats par manque de place disponible.

MONTAGE FINANCIER / COUT / GESTION FINANCIERE

L’Autre “ lieu ” est soutenu par la CoCoF, par le service de l’Education permanente de la Direction générale de la Culture et de la Communication de la Communauté française. Par ailleurs, depuis 2001, une subvention du Secrétariat d’Etat au Logement de la Région de Bruxelles-Capitale a été accordée pour permettre de faire face à certains vides locatifs, liés essentiellement à des difficultés de gestion financière de certains “ accueillis ”, à la précarité de leurs moyens et/ou à l’absence totale de moyens de personnes en attente de statut. La subvention permet aussi de supporter une partie des charges salariales couvrant le travail d’accompagnement social.

« Dans la maison Surson 31, la gestion financière des logements est prise en charge par l’AIS de Saint Josse. Cela nous semble une bien meilleure solution de séparer gestion financière et accompagnement social des personnes. »

Le coût mensuel pour le locataire est d’environ 200 € par et par personne. « Un Peul de référence par maison vient payer les loyers. » La plupart des Peuls, après régularisation de leur situation, perçoivent des allocations de chômage ou du CPAS, ils travaillent (par exemple à la Commune sous article 60) ou suivent une formation.

PARTENAIRES DU PROJET

Dans le processus, L’Autre “ lieu ” est vigilant à garder des contacts avec une personne de référence pour l’accueilli : un ami, un membre de la famille, une personne du corps médical avec qui la personne se sent en confiance. Si la personne suit un traitement médical et qu’elle n’a pas vraiment de personne de référence, le service lui propose éventuellement de rencontrer une association telle qu’une maison médicale, un service de santé mentale, … qui accepte de faire un suivi à domicile si nécessaire.

Le service travaille en collaboration avec le réseau de soins en santé mentale (WOPS de nuit, le “ Mériden ”), avec d’autres services actifs en matière d’échange de savoirs, ainsi qu’avec d’autres services d’éducation permanente.

DEROULEMENT DU PROJET

Parmi l’ensemble des activités de l’Autre “ lieu ”, l’accueil en hébergement prend différentes formes dont l’accueil par la communauté Peuls du “ Vivier ”.

« Ce sont le plus souvent des personnes qui ont eu connaissance de l’Autre « lieu » qui ont envie de se lancer dans le projet (…) Elles ont déjà entendu parlé de la communauté peule, souhaitent partager quelque chose avec une autre culture et vivent un ras-le-bol du circuit psychiatrique classique »

L’accueil se réalise dans trois maisons :

La maison du “ Vivier ” est louée à un propriétaire privé, sur fonds propres, et est sous-louée aux Peuls et aux accueillis.

La maison “ Surson 31” est une maison appartenant à la Commune de Saint-Josse avec laquelle le service a conclu un bail à rénovation de 25 ans. Les travaux ont été réalisés par une entreprise d’insertion socioprofessionnelle grâce à un prêt du Crédal. La gestion financière des logements est réalisée par l’AIS de Saint Josse.

La maison “ Geefs ” est louée par le Fonds du logement de la Ligue des familles de la Région de Bruxelles-Capital.

L’ARRIVEE D’UN NOUVEL ACCUEILLI

1. PREMIER ENTRETIEN ORAL AVEC L’AUTRE LIEU. Au cours d’une ou plusieurs rencontres, un membre de l’équipe accueille la demande de la personne et voit avec elle les diverses possibilités qu’offre le service (accueil chez une personne, dans une famille, dans une communauté) celle qui lui conviendrait le mieux. Ces rencontres visent à présenter le projet au candidat et à voir avec lui s’il pourrait lui convenir. L’entretien permet également de décrypter si le futur « accueilli » est prêt à vivre dans une autre culture et, par exemple, d’accepter d’enlever ses chaussures pour entrer au salon, de ne pas consommer de l’alcool dans les endroits où vit la communauté.

2. RENCONTRE AVEC LA COMMUNAUTE PEULE. Le membre de l’équipe de l’Autre « lieu » informe la communauté peule de cette nouvelle demande. Ensuite, il présentera “ l’invité ” aux personnes du lieu d’accueil, par exemple aux représentants de la communauté Peule. Au cours de cette rencontre, “ accueillis ” et “ accueillants ” ont l’occasion de faire connaissance, de discuter des modalités financières, de leur mode de vie réciproque et voient s’ils peuvent s’accorder. La personne a également la possibilité de se faire une idée concrète de l’endroit où elle séjournerait (elle peut apporter ses affaires pour meubler sa chambre). Une date d’entrée est définie.

3. DE LA PERIODE D’ESSAI AU CONTRAT. Une des spécificités de l’accueil dans les communautés Peules est que, si les protagonistes tombent d’accord sur les modalités de l’échange, l’accueilli effectue une période d’essai d’un mois au terme de laquelle, si tout s’est bien passé, les parties signent un contrat de sous-location ordinaire d’un an renouvelable et sans contrainte de durée maximale.

LA DUREE DU SEJOUR

« Beaucoup de gens cherchent leur place des années et, quand ils la trouvent, ce n’est pas pour les mettre dehors » « Sans de lieu de vie, pas de bien-être »

Les contrats sont signés pour un an renouvelable indéfiniment. Ceci pose la question de la disponibilité de nouvelles places, mais pour les responsables de l’Autre « lieu », la formule ci-dessus explique clairement l’option prise.

La rotation moyenne dans le logement des accueillis est de 1 à 2 ans (mais on en trouve qui restent plus longtemps. « Il y en a un qui est là depuis 9 ans. Il peut renouveler son contrat aussi longtemps qu’il le souhaite. Il n’y a pas de limites sauf si cette personne crée des problèmes. »

La rotation moyenne dans le logement des accueillants peuls est de 5 à 6 ans, mais ces maisons sont aussi des lieux de passage très importants.

L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL

Dans ce type d’habitat « groupé » où il existe une forme de vie individuelle qui coexiste avec une vie communautaire, il faut mettre en place deux types d’accompagnement : l’accompagnement collectif et l’accompagnement individuel.

L’accompagnement collectif :

Les palabres communautaires se déroulent une fois par mois avec tous les locataires (Peuls et accueillis). On y discute de tout ce qui va et de tout ce qui ne va pas : de la gestion collective du logement, voire même de problèmes de maladie mentale.

La réunion des accueillis (en dehors de la communauté peule) se déroule également une fois par mois. C’est l’occasion de parler « sans tabou » de leur maladie mentale, mais aussi de leurs projets personnels, de formations qu’ils peuvent suivre.

Un membre de l’Autre « lieu » participe à ces diverses réunions.

La Communauté peule a un rôle de vigilance à jouer face aux accueillis. Dans le cadre du contrat oral passé entre le service et les représentants de la communauté Peule, il est demandé qu’ils avertissent “ à temps ” le service lorsqu’une personne ne va pas bien. Ils peuvent aussi faire appel à la police ou à l’hôpital en cas d’urgence. C’est un élément très appréciable, différent d’un suivi « médicalisé » et d’une vie en autonomie totale.

L’accompagnement individuel :

Les accueillis, en fonction de leur demande, ont un suivi individuel par des professionnels extérieurs à l’Autre « lieu ». Ils peuvent ainsi bénéficier des soins et des médicaments qui leur sont nécessaires.

Les accueillants peuls sont aidés par l’Autre « lieu » dans leurs démarches administratives : régulariser les papiers, trouver un emploi, réaliser des démarches diverses.

REGLEMENT D’ORDRE INTERIEUR

Il y a un contrat oral entre les Peuls et l’Autre « lieu » pour qu’ils restent vigilants face aux « accueillis » ; les « accueillis » doivent suivre une série de règle de vie en commun, mais il n’y a pas de règlement d’ordre intérieur. Les Peuls mangent en communauté et l’accueilli peut décider ou non de se joindre à eux pour le repas.

« Ce qui est un élément de réussite sur le long terme avec la Communauté Peule, c’est la non-structuration volontaire du projet. Il n’y a pas de contractualisation. Tout est laissé à la spontanéité des accueillants. »

Il y a cependant des éléments de fonctionnement importants : la nécessaire présence d’un référent dans chaque maison et la présence d’un locataire peul dans le Conseil d’Administration de l’Autre « lieu ». Il existe des référents pour la Communauté qui n’habitent plus dans la Communauté, mais qu’on continue à solliciter en cas de besoin.

MIXITE DES PUBLICS

La forte mixité des « problèmes » est ici un facteur de réussite. C’est sans doute en partie pourquoi le projet sans Peuls fonctionne moins bien. Cependant, la mixité peut recouvrir d’autres choses. D’autres personnes d’origine africaine ont été accueillies un temps et cela ne s’est pas bien passé. Lorsque des femmes se présentent pour être accueillies, on sait que c’est possible dans la communauté peule à caractère familial, mais pas dans celle où il n’y a que des hommes.

L’URGENCE SOCIALE

Les Peuls qui arrivent sont en situation d’urgence sociale car ils vivent souvent dans des conditions de logement intolérables.

Par contre, nous ne voulons pas répondre à l’urgence sociale en ce qui concerne les accueillis. « Il faut que les gens aient pris le temps de réfléchir à cet accueil, qu’ils aient eu le temps de cette réflexion. Cela a déjà été fait sans cela et ça a été un échec. »

Mots-clés

lutte contre l’exclusion, handicapé, immigré, réseau d’échange de savoirs, solidarité, lien social, santé mentale, innovation sociale


, Belgique

dossier

L’habitat solidaire, ou habitat groupé avec des personnes en précarité sociale

Commentaire

Fiche de perception du projet par les acteurs

RESULTATS QUANTITATIFS

Depuis sa création, le “ Vivier ” accueille en moyenne une dizaine de personnes souffrant de problèmes de santé mentale par an. Le “ Vivier ” peut accueillir 8 Peuls et 4 “ accueillis ”. En 2000, il y a eu 4 accueils de locataires dans la maison du Vivier, sur une dizaine de demandes dont 3 ont abouti et une quatrième personne qui y séjourne depuis plusieurs années.

A la maison “ Surson 31 ”, 7 personnes ont été logées en 2000.

A la maison “ Geefs ”, sur trois mois, 5 candidatures ont été introduites dont deux ont abouti à la signature d’un bail d’un an renouvelable. Deux accueils d’urgence ont été réalisés entre octobre et décembre 2000.

RESULTATS QUALITATIFS

“ Une certaine forme de camaraderie se développe entre les Peuls et les accueillis ” explique un accueilli.

Même si l’autonomie est très importante entre la communauté et les accueillis, il y a beaucoup de vie dans la maison et les accueillis ne sont pas des anonymes pour les Peuls. Les habitants de la maison se croisent dans l’escalier, dans la cuisine, échangent des salutations. C’est une solution qui permet de vivre de manière autonome sans pour autant vivre seul, ce qui, pour certains, n’est plus supportable. “ Ca permet de contrer une solitude que l’on a tous ” explique l’animatrice culturelle.

Pour un accueilli, “ Même si c’est difficile de parler puisqu’ils ne parlent pratiquement pas français, on communique. Ils sont très chaleureux et avec l’un ou l’autre habitant il y a vraiment une communication qui passe à travers le regard ou quand on se fait l’accolade pour se saluer. ”

Pour la coordinatrice, « On a souvent peu de retour des accueillis qui s’en vont. Les échos sont surtout qu’ils ne se sentent plus des ‘étiquettes’, des ‘diagnostics’ de ‘malades mentaux’ et redeviennent des ‘êtres humains’ ».

EFFICACITE DU PROJET

En terme d’offre d’un lieu d’hébergement alternatif à une prise en charge classique en santé mentale, et de déstygmatisation de la différence, le projet semble bien adapté.

La méthode de travail étant la moins intrusive et interventionniste possible, laissant une autonomie la plus grande possible et laissant les choses se faire naturellement dans un contexte propice, la rencontre interculturelle et la vie commune entre accueillis et accueillants peuvent apparaître fort limitées en fonction des protagonistes.

Enfin, un accueilli affirme “ si l’Autre “ lieu ”, n’existait pas, je devrais retourner en psychiatrie. ”

LA PARTICIPATION

Dans le cadre de la maison du “ Vivier ”, des réunions sont organisées régulièrement avec tous les habitants de la maison pour régler des questions d’ordre communautaire.

Les Peuls, dans le cadre d’un échange, participent de manière naturelle au projet que poursuit l’Autre “ lieu ”.

« Au Vivier, ils organisent des repas festifs pour les voisins du quartier qui encouragent le projet. » « Le référent de la maison l’est aussi face au quartier ».

AVANCEES AU NIVEAU DU DROIT

Dans le cadre de la location de la maison du “ Vivier ”, le bail exprime clairement la possibilité de sous-louer le bien. Le rôle social de l’Agence Immobilière Social qui prend en charge la gestion financière tandis que l’Autre « lieu » peut se concentrer sur l’accompagnement social est important.

L’association promeut le droit à être différent.

LE PROJET COMME PROCESSUS

“ Le projet apprend peut-être à être plus tolérant ” explique l’accueilli, “ il me donne envie de vivre dans une autre communauté ”.

Pour l’animatrice culturelle, le projet apprend à mettre des limites dans sa propre vie, à côtoyer une autre différence, à rencontrer.

DIFFICULTES RENCONTREES, BLOQUAGES OU HANDICAPS

La communauté

Outre des problèmes inhérents à la vie en communauté (propreté, hygiène de la salle de bain), selon l’accueilli, il y a parfois des difficultés au niveau de la communication à cause de la barrière de la langue. De plus, la différence de culture et de coutume met parfois mal à l’aise comme à l’occasion d’un repas partagé au cours duquel chacun mange dans le même plat avec les mains.

Au niveau relationnel

Un accueilli dit qu’il a surtout des difficultés relationnelles avec d’autres accueillis qui sont parfois un peu trop envahissants ou parce qu’il doit rappeler à l’ordre un autre accueilli qui commet des imprudences. Il regrette ne pas avoir plus de contact avec la communauté Peule.

L’habitation

Les chambres des accueillis sont petites et l’ensemble du bâtiment est dans un état de détérioration qui mériterait une rénovation en profondeur.

Les subsides sont insuffisants pour couvrir frais de rénovation nécessaires au “ Vivier ”.

ATOUTS DU PROJET OU CAUSES DE REUSSITE

Une des richesse ou un des atouts du projet est peut-être de s’occuper de santé mentale alors que le service est subventionné par l’Education permanente. Cet état lui donne une toute autre approche de la personne et de sa maladie. Ce qui est visé, c’est moins la maladie que le respect de la différence, la déstigmatisation, la désinstitutionnalisation.

L’association tente de s’appuyer et de valoriser l’expérience et les compétences des protagonistes notamment l’accueil naturel et le respect de la différence des Peuls.

PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENTS FUTURS DU PROJET

Le service prospecte de nouveaux lieux d’accueil qui restent déficitaires par rapport aux demandes. Il y a un véritable besoin de ce type de logement et d’accueil non couvert par l’offre actuelle en Région bruxelloise.

Source

Témoignage

AUTEURS DE LA FICHE

2 personnes :

Une animatrice socioculturelle et un accueilli

AUTEUR MORAL

L’Autre “ lieu ” – R.A.P.A. asbl

(Recherche Action sur la Psychiatre et ses Alternatives)

COORDONNEES UTILES

Véronique Dubois

L’Autre “ lieu ”

Rue Marie-Thérèse 61

1210 Bruxelles

Tél. : 02 230 62 60

Fax : 02 230 47 62

Habitat et Participation - Place des peintres 1/004, 1348 Louvain-La-Neuve, BELGIQUE - Tél. (32) 10 45 06 04 - Fax (32) 10 45 65 64 - Belgique - www.habitat-participation.be - hep (@) tvcablenet.be

contact plan du site mentions légales