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Pour qu’il n’y ait plus de famine en Inde : les sept étapes

Gobar TIMES

02 / 2011

1) S’APPUYER SUR LES GRAM SABHAS (des assemblées villageoises)

L’importance des gram sabhas est indiscutable. Moi je pense que chaque gram sabha devrait identifier les plus pauvres. Ce sont eux les gens qui souffrent de la faim dans les villages. Selon la commission du plan 35 % de la population se trouvent en dessous du seuil de pauvreté. Par contre nous avons appris que seul 10 à 15 % de la population ont faim quand ils vont se coucher. C’est parce qu’ils n’ont pas d’argent. Beaucoup parmi eux sont des dalits (intouchables). Ils ne possèdent ni terres,ni bétail, ni biens. Pour ça il est important d’identifier les très pauvres. A mon avis, les gram sabhas peuvent y jouer un rôle important. Si on leur confiait cette tâche, ils nous donneraient un nombre exact.

2) LE DROIT A L’ACCÈS A L’ INFORMATION POUR LES PAUVRES

Partout, notre gouvernement a mis à disposition plus de 100 programmes pour les pauvres. Mais les pauvres n’en sont jamais au courant. Dans notre centre d’information de villages, nous avons installé une base de données. Tous les villageois peuvent venir et se renseigner sur les différents programmes disponibles. La base de données est gérée par des femmes dalits. Dans une démocratie le droit à l’information est une chose essentielle. Si tous ces programmes disponibles étaient vraiment appliqués, il n’y aurait pas de faim. Je peux vous nommer 145 programmes disponibles dans la petite ville de Pondicherry, mais rien n’atteint les pauvres.

3) ALIMENTATION RICHE EN PROTÉINES ET CALORIES

Le gouvernement a trois programmes ciblés de distribution. Il y a peu de temps il en a lancé un qui s’appelle Annapurna visant les personnes âgées. Moi, j’ai conseillé une mise en application d’un nouveau programme pour les mères enceintes, parce que un enfant sur trois nés dans notre pays est trop maigre. Cela affecte, entre autres, le développement du cerveau. Cela ne nous coûtera que deux à trois tonnes de grains. Toutes les femmes sous-alimentées devraient être prises en charge par ce programme.

4) LA DISPONIBILITÉ DE MICRONUTRIMENTS

Oui, maintenant la vitamine A et le sel iodé sont disponibles. Pourtant, la faim silencieuse – une faim invisible causée par le manque de micronutriments – doit être éliminée immédiatement.

5) L’HYGIÈNE

C’est ce que nous appelons l’absorption biologique. Un enfant peut manger beaucoup, mais son corps peut ne pas être capable d’absorber la nourriture. On a beau mettre à disposition l’alimentation sur le marché et donner la possibilité aux pauvres de l’acheter. Mais un enfant doit aussi pouvoir l’absorber. C’est pourquoi l’hygiène est tellement importante.

6) DES MOYENS D’EXISTENCE

Il est important que nous proposions des micro-crédits et soutenions les petites entreprises.

7) UNE ATTENTION PARTICULIÈRE AUX FEMMES ET AUX ENFANTS

Nous devons une attention particulière aux femmes, surtout aux femmes enceintes et aux mères qui allaitent. Il est aussi très important pour un pays de s’occuper particulièrement de ses enfants d’âge préscolaire.

Mots-clés

alimentation, souveraineté alimentaire


, Inde

dossier

Notre Terre N°37 / Crisla

Notes

Traduction : Cédric Labry, stagiaire au Crisla

Source

Gobar Times, A hunger-free India, Down To Earth, Feb 1-15 2011

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