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La bonne gouvernance dans l’habitat et la gestion des déchets

Cohérence du dispositif au regard des objectifs poursuivis

04 / 2012

Selon les fiches d’expériences réalisées (1), il faut constater que la question de la cohérence renvoie à trois notions clés : celle de la gouvernance – celle du financement – celle du processus de gestion du projet (au sens technique du terme).

1. LA NOTION DE GOUVERNANCE

Une première idée est qu’il est indispensable de définir au mieux la ou les formes de coordination entre acteurs. Le manque de définition de ce mode de gouvernance risque de nuire à l’ensemble du projet, y compris en termes de communication. Plusieurs formes de coordination existent et il faut pouvoir investiguer celles qui conviennent au mieux pour le projet.

La deuxième idée est qu’il est important de travailler avec tous les acteurs (y compris ceux qui représentent le pouvoir en place). Chaque acteur doit donc avoir une place dans le projet et il est important de connaître la représentativité de chaque acteur qui se trouve présent.

La troisième idée est qu’il existe une forme de tension entre deux modes de gouvernance : l’une qui prône la mise en place d’une seule personne de référence, privilégiant l’efficacité du dispositif ; l’autre qui propose par exemple de fonctionner avec des gouvernances tournantes, privilégiant l’implication des acteurs. Deux visions peuvent donc s’affronter : l’une plus verticale et l’autre plus horizontale de gouvernance, chacune ayant ses aspects positifs et négatifs à mesurer en fonction du projet.

Ainsi gouvernance et cohérence du dispositif vont de pair !

2. LES QUESTIONS DE FINANCEMENT

Les fiches signalent l’importance des moyens mis à disposition du projet pour que celui-ci puisse se dérouler convenablement. La mise à disposition de moyens suffisants est un signe de cohérence du dispositif.

Certaines fiches font état de financements trop partiels : le groupe porteur du projet est financé, mais pas le reste des acteurs du dispositif, ce qui handicape le bon déroulement du projet. Une des fiches fait même état d’une expérience qui n’a pas été possible parce que les habitants n’ont pas participé aux premières réunions car ils savaient que cela n’aurait pas de retombées financières concrètes pour eux, ce qui se comprend dans une situation de grande précarité !

Le budget d’un projet fait pleinement partie d’une réflexion cohérente en amont d’un projet.

3. LA GESTION TECHNIQUE DU PROCESSUS

Dans ce dernier point, nous aborderons les questionnements de mise en pratique de la cohérence tout au long d’un projet. Au-delà de certains critères, tels que « légerté » – ‘transparence’, on s’aperçoit que la cohérence doit être présente à toutes les étapes d’un projet ou d’un processus :

  • En amont du projet, via un plan de financement cohérent, une enquête préalable. Cette phase préalable revient souvent dans les fiches d’expérience, comme si les acteurs estimaient que la cohérence fait souvent défaut à ce stade de développement.

  • Durant le projet, via des ajustements permanents. Soit selon un processus auto-apprenant, soit via une instance extérieure. La question du pourquoi de ces ajustements permanents a surgi également. La réponse est double : d’une part parce que le projet peut s’éloigner des besoins et manques des personnes (il faut le remettre sur de bonnes voies), mais aussi parce que nous sommes dans un monde en constante évolution et qu’il faut qu’un projet à moyen ou long terme ait la possibilité de pouvoir évoluer en même temps que n’évolue la réalité de terrain. On nous signale aussi qu’il est important, durant le projet, de penser à des dispositifs de rechange (en terme de personnes, de moyens, de procédures, etc.)

  • La fin du projet est peu abordée dans nos fiches (2) ! Signalons toutefois une remarque d’importance concernant la possibilité d’expérimentation de projets, afin de ne pas prendre les populations les plus précaires en otages. Dès lors la cohérence de ce type de projet nécessite en fin d’expérimentation de consacrer un temps d’évaluation en vue de la reproductibilité, sinon l’expérimentation, l’innovation, le pilote (ce qu’apprécient parfois énormément les pouvoirs publics) n’a aucun sens (aucun cohérence) !!!

L’auto-construction : une solution

Mots-clés

financement, gouvernance, gestion urbaine


, Cameroun, Belgique

dossier

Bonne gouvernance dans l’habitat et la gestion des déchets au Cameroun et en Belgique

Commentaire

Vous pouvez retrouver le dossier Bonne Gouvernance en matière d’habitat et de gestion des déchets qui retrace les expériences de gouvernance de projets au Cameroun.

ASSOAL (Association des Amoureux du Livre) - B. P. 5268 Yaoundé, CAMEROUN - Tél: (237)220.10.12 / 994.79.53 / 986.3016 - Cameroun - www.assoal.org - assoal (@) netcourrier.com

Habitat et Participation - Place des peintres 1/004, 1348 Louvain-La-Neuve, BELGIQUE - Tél. (32) 10 45 06 04 - Fax (32) 10 45 65 64 - Belgique - www.habitat-participation.be - hep (@) tvcablenet.be

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