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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Cameroun-Belgique : Retour d’expériences sur la gouvernance de projets communs

04 / 2012

DE L’AFRIQUE A LA BELGIQUE

1. Faut-il nécessairement attendre le concours d’experts pour amorcer une action urgente dans un quartier donné ?

2. Comment mobiliser la population locale autour d’une activité d’intérêt général mais qui doit être menée sur le long terme ?

3. Comment évaluer le niveau de bonne gouvernance dans une action qui débute ?

4. Les élus sont-ils convaincus que les promesses qu’ils font à la population sont autant de dettes qu’ils contractent vis-à-vis de leurs électeurs ?

5. Quelle sera la qualité de la bonne gouvernance dans un environnement où il y a un déficit d’organisations communautaires ?

6. Pourquoi le BIP (Budget d’Investissement Public) au Cameroun, malgré des financements sans cesse croissants n’arrive-t-ils pas à infléchir le niveau de pauvreté des populations ?

7. Pourquoi les chantiers publics sont-ils plus coûteux que les chantiers privés, pour un résultat égal voire moindre ?

8. Comment expliquer le nombre de chantiers publics abandonnés ?

9. Est-ce qu’un groupe de citoyens (groupe consultatif) est un cadre suffisamment transparent de participation de la société civile dans son ensemble ? Est-il suffisamment représentatif pour que les politiques puissent prendre leurs propositions et revendications en compte ?

10. Comment définir et mettre en œuvre un mécanisme transparent facilitant le contrôle de l’attribution des projets publics aux entreprises, et ce afin de lutter contre la corruption et le copinage ?

11. Comment définir, mettre en œuvre et suivre un mécanisme transparent facilitant la participation des habitants au débat public et à la réalisation des projets visant à améliorer les services de base en tenant compte des compétences locales ?

12. Quelles stratégies doivent adopter les habitants des quartiers et/ou les associations locales lorsque les plans de développement des quartiers élaborés ne sont pas pris en compte par les communes ou les autres institutions étatiques ?

13. Comment s’assurer que des plans de quartier élaborés avec des groupes porteurs soient une véritable image des besoins de la population ?

14. Pourquoi les coûts financiers des projets et programmes de développement local ne prennent-ils pas suffisamment en compte les réalités de terrain ainsi que les aléas de l’économie ?

15. Comment promouvoir l’importance des actions d’éducation populaire et d’éducation à la citoyenneté dans les politiques internationales de développement mises en application dans les pays en développement comme le Cameroun ?

16. Quels outils doit-on développer dans un pays du Sud (Cameroun) pour mobiliser le public cible autour d’activités (humour, vidéos, BD) ?

17. Comment impliquer les pouvoirs publics dans ces démarches d’éducation populaire ?

18. Comment insuffler les principes coopératifs là où ce modèle est encore peu répandu ?

19. Comment les coopératives d’habitats peuvent-elles prendre en compte l’habitat dans son ensemble, au-delà de la simple quête de logement de leurs membres ?

20. Les revendications d’une société civile fondée sur des principes de partage des responsabilités, de démocratie et de bonne gouvernance, peut-elle être entendue par un pouvoir public fondé sur des principes tout à fait différents ?

21. Dans un projet d’insertion pour les jeunes et les femmes, avec des conditions d’octroi de crédit pour pouvoir profiter de ces stages et formations, que faire pour les personnes qui ne remplissent pas ces conditions ?

22. L’électricité est cette énergie qui permet à l’Etat de stimuler le développement, de favoriser la croissance économique. Comment davantage impliquer les habitants et les associations partenaires dans la mobilisation des fonds ?

23. Quand des infrastructures électriques sont installées, comment faire pour s’assurer que ces équipements ne seront pas volés ou détruits ?

24. Comment faire financer par les pouvoirs publics l’activité de pré-collecte des déchets, activité qui consiste à collecter manuellement les déchets afin de les acheminer aux lieux où se réalise la collecte publique ?

25. Comment obliger les pouvoirs publics à installer dans toutes les écoles des latrines dites améliorées (c’est-à-dire qui répondent à un certain niveau d’hygiène) ?

26. Comment faire de la décentralisation en cours (Cameroun) un outil mis à disposition des CTD pour solutionner localement les problèmes relatifs à l’hygiène et à la salubrité dans les espaces scolaires ?

27. Comment concilier les défis d’assainissement des latrines dans les établissements scolaires et l’approvisionnement en eau lorsque l’on sait que l’eau est un préalable pour la réussite efficace et efficiente de tout projet d’assainissement de latrines ?

28. Comment définir, mettre en œuvre et suivre un mécanisme transparent facilitant la participation des habitants aux débats publics et à la réalisation de projets visant à améliorer les services de base tout en tenant compte des compétences locales ?

DE LA BELGIQUE A L’AFRIQUE

1. Comment faire, lors de réunions de quartier, pour ne pas avoir que des personnes qui posent des questions très individuelles (type problèmes de voisinage) ? Comment lutter contre individualisme ambiant ?

2. Comment faire en sorte que l’habitat ‘alternatif’ soit accepté, reconnu, voire soutenu par les pouvoirs publics, mais aussi par le voisinage ?

3. Dans un contexte de crise du logement (de moins en moins abordable pour tous), un pouvoir public doit-il tolérer - encourager - soutenir des modes d’habitat ‘hors normes’ ?

4. Comment un découpage institutionnel sectoriel peut-il être cohérent - en termes de bonne gouvernance - face à des matières comme l’habitat qui réclament une approche plus globale ?

5. Comment faire évoluer les cadres légaux face aux innovations (problèmes de primes, de cadastre, etc. ) ?

6. Comment transférer une pratique innovante à un autre milieu ? Exemple des bourses d’achat collectif en zone urbaine qui pourrait s’étendre aux zones rurales.

7. Comment mettre mieux en place les mécanismes collectifs dans nos sociétés ?

8. Comment arriver à créer de nouveaux modes de vie, de nouvelles solidarités ? Comment permettre plus d eplace pour des espaces démocratiques et de solidarité ?

9. Est-ce que la fusion des territoires locaux (fusion des communes) n’est pas une absurdité ? Si les grandes entités possèdent ainsi plus de moyens, elles deviennent aussi plus éloignées des préoccupations des citoyens. Cela signifie plus d’efficacité et moins d’efficience !

10. Comment organiser concrètement la transversalité entre les services publics qui sont actifs sur un même territoire ?

11. Comment mener à bien des actions de rénovation dans les centres urbains sans entrainer des phénomènes de gentrification (les plus pauvres se trouvent chassés de ces centres) ?

12. Si la participation à des projets de rénovation urbaine n’est pas un alibi, alors comment faire en sorte que les gens s’approprient réellement ce type de projet ?

13. Pourquoi les idées même peu coûteuses et pas compliquées (exemple de la compostière de quartier) sont si difficiles à transposer dans d’autres quartiers ?

14. Comment mettre en balance, pour les gens, une petite complication de la vie quotidienne avec le sens que cela a pour un avenir planétaire de développement durable ?

15. Comment lutter contre certaines habitudes culturelles qui sont autant de freins à développer des solutions innovantes (comme les compostières de quartier) ?

16. Comment convaincre les gens qu’une pratique nouvelle peut être bonne quand ils sont convaincus du contraire ? Comment faire évoluer les mentalités ?

17. Quels indicateurs doit-on mettre en place pour évaluer des actions innovantes ?

18. Un opérateur qui s’occupe de recyclage est-il aussi celui qui doit travailler les questions de prévention auprès des publics ? Est-il possible d’endosser ces deux rôles (préventif/curatif) ? Quelles sont les limites de la prévention des déchets ?

19. En terme de recyclage, existe-t-il un taux optimal au-delà duquel de nouvelles pollutions sont engendrées ? Comment définir ce taux optimal ?

20. Comment permettre aux gens qui en ont besoin de se ‘poser’ avant toute solution de logement qui demande un engagement sur la durée, même légère ?

21. Comment arriver à dépasser certaines limites du système et des habitudes culturelles ? On offre au gens une insertion logement dans un tissu urbain et ils préfèrent aller dans le logement social.

22. A quel moment doit-on mobilier les financeurs d’un projet, compte tenu que trop tôt ils sont découragés par manque de résultat et trop tard ils se sentent exclus de la réflexion ?

23. Comment faire évoluer les mentalités en matière de mode d’habiter ? Qu’il s’agisse des responsables politiques qui ont une vision normée du logement, mais aussi des personnes en précarité qui ne sont pas forcément prête à se lancer dans une innovation ?

24. Comment améliorer le représentativité dans le choix des membres d’un Conseil Consultatif (l’exemple du Conseil Supérieur du Logement) ?

25. Comment permettre à tous les élus locaux d’avoir accès à l’avis remis par un conseil consultatif particulier ?

26. Comment - dans un conseil consultatif - mieux travailler à partir de la compétence des membres ?

27. Comment co-produire un processus de rénovation urbaine ?

 

EN CONCLUSION

Nous avons pu confronter les principes aux réalités de terrain. Il est temps d’en tirer les dernières conclusions !

Tout d’abord, signalons que la plupart des acteurs ont pu répondre à la totalité de nos questions, prouvant en cela qu’elles avaient du sens pour eux, pour leurs projets. certaines réponses ont été un peu superficielles, ne permettant pas de donner des éléments plus pertinents pour cette analyse.

Si les 10 principes ont du sens pour les acteurs rencontrés, il est important au moment des conclusions de pointer du doigt ceux qui ont créé malgré tout des difficultés de réponse à nos intervenants :

La notion de subsidiarité locale active : dans de nombreuses expériences, notamment en Afrique, cette subsidiarité active signifie surtout un soutien politique, voire une tolérance du pouvoir local qui ne met aucun bâton dans les roues du projet.

Le principe qui consiste à remettre l’économie « à sa juste place » a été assez complexe à appréhender, entre autres parce que pour de nombreux acteurs, il n’existe pas de limites claires et définies entre sphères marchandes et non marchandes. La notion même d’économie a été difficile à appréhender dans son sens macro.

La notion d’éthique universelle n’était présente dans les expériences que pour les porteurs de projets. dans la majeure partie des cas, les personnes qui travaillent au projet ne se sentent pas impliquées par un tel niveau de réflexion, certains projets expliquent même que ce serait une erreur de viser une telle prise de conscience à travers la communication autour du projet.

Si tous comprennent bien l’utilité du contrôle et de l’évaluation externe, on constate sur le terrain que les pratiques ne suivent pas. Et lorsqu’il y a des évaluations ‘obligatoires’, celles-ci sont faites pour satisfaire le commanditaire du projet, le financeur, sans réelle intégration de cette pratique dans la gestion du projet.

Enfin, l’idée que tout projet devrait être capable de se projeter dans le temps a été battu en brèche par des pratiques locales de terrain. Il est vrai de que de nombreuses fiches traitaient de mobilisation des acteurs ‘habitants’ ou ‘associatifs’ et, le financement étant le nerf de la durabilité, nombre de ces projets ne pouvaient absolument pas se projeter, même s’il existe un soutien des pouvoirs publics.

ASSOAL (Association des Amoureux du Livre) - B. P. 5268 Yaoundé, CAMEROUN - Tél: (237)220.10.12 / 994.79.53 / 986.3016 - Cameroun - www.assoal.org - assoal (@) netcourrier.com

Habitat et Participation - Place des peintres 1/004, 1348 Louvain-La-Neuve, BELGIQUE - Tél. (32) 10 45 06 04 - Fax (32) 10 45 65 64 - Belgique - www.habitat-participation.be - hep (@) tvcablenet.be

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