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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Le CRIDEL

1993

Le CRIDEL est une association loi 1901, qui a pour but de rassembler les structures d’appui et de relais du développement local pour promouvoir celui-ci par l’échange et la confrontation. Il réunit à la fois des collectivités locales, des réseaux associatifs, des établissements publics et des partenaires économiques et financiers, quelques entreprises, les chambres de commerce et de l’industrie), soit 120 à 130 structures adhérentes qui sont souvent elles-mêmes des fédérations. Le CRIDEL s’est fixé 4 missions :

- Faire circuler les informations locales et nationales.

- Apporter à ses membres des services communs ou particuliers

-Organiser des échanges entre les partenaires du développement local et susciter une réflexion commune (par le biais de colloques, rencontres, groupes de travail ou mise en relation)

- Exprimer des avis et faire des propositions aux pouvoirs publics ou aux collectivités.

Le CRIDEL offre aussi ses services de documentation, possède une banque de données sur les expériences de terrain et réalise des guides pratiques à l’usage des acteurs du développement local. Par développement local, il entend :

1.Une démarche, pas seulement instrumentale, visant à la mobilisation et la transformation sociale

2.Un partenariat, rassemblant l’ensemble des ressources du milieu local

3.Un projet fédérateur, canalisant les énergies

4.Une étroite combinaison de l’économique, du social et du culturel.

Il s’agit de développer des pratiques démocratiques, au niveau des mécanismes de décision et de l’implication des acteurs, en s’appuyant sur des mouvements associatifs.

Le CRIDEL est en contact avec de nombreuses organisations d’appui à l’initiative économique et a relevé de nombreuses expériences. Par exemple, sur la collecte d’épargne de proximité, tant rurale qu’urbaine, destinée à compléter le financement d’un projet, notamment Les Cigales. Ces actions d’appui posent plusieurs problématiques :

-Comment développer l’esprit d’entreprise, la création d’entreprise et d’emploi, soit susciter l’initiative. La passivité et la méconnaissance sont des freins. Il peut y avoir une mauvaise répartition de l’aide, notamment faute de répondant.

-Combiner développement et solidarité : tout développement est générateur d’inégalité entre personnes, entre quartiers et entre régions.

-Trouver des créateurs différents, c’est-à-dire des personnes qui ne font pas partie a priori des créateurs d’entreprise parce qu’elles sont en difficulté.

Il faut donc trouver des formes de régulation locale à travers la formation, l’emploi, etc.

Il peut y avoir une contribution de l’Etat, mais c’est une dynamique qui ne peut être que locale et demande une adaptation locale. Un petit projet peut avoir des effets multiplicateurs imprévus. Exemple : en Ardèche, il y a une dizaine d’années, a été créé un petit syndicat pour traiter l’insertion des immigrés, attirés autrefois par les grands chantiers du Rhône. Le syndicat s’est aperçu qu’il devait élargir son aire géographique, puis traiter l’insertion des exclus dans leur globalité. De la notion d’insertion, il est passé à celle de développement économique, ce qui l’a conduit à chercher à rompre le cloisonnement micro régional. L’association s’est pérennisée pour devenir un support de concertation des communes.

La détermination des élus est très importante, surtout au niveau de l’ouverture d’espaces pour impulser une dynamique de revalorisation du territoire./Tant pour les entreprises que pour les élus, la notion d’environnement local est devenue très importante. Un facteur essentiel est de rompre l’isolement des personnes. Les entrepreneurs, par exemple, sont très seuls, ce qui suscite des faillites rapides. Une entreprise sur trois, en France, disparaît peu de temps après sa création. Or la reprise d’une entreprise est plus génératrice d’emplois que sa création. Il faudrait que les entrepreneurs puissent trouver à proximité les compétences d’un généraliste et d’un expert-comptable, au même titre que les agriculteurs disposent de conseillers agricoles financés par des fonds publics. Qu’il y ait un interface minimum et que ces entrepreneurs puissent se rencontrer, faire des échanges et des parrainages. Il y a un gros potentiel de création qui aurait des effets déjà sérieux s’il était exploité, mais la pérennisation des entreprises accentue doublement le problème. L’autre problème est celui des ressources humaines. Les petites entreprises ne savent pas recruter, elles ont tendance à viser trop haut, aux dépens des ressources humaines locales et des chômeurs. Certes elles manquent de temps pour s’occuper d’un chômeur longue durée engagé par contrat de solidarité ou de qualification, ou bien n’ont pas les moyens de payer un plein salaire du jour au lendemain. Pour résoudre ce problème, les instances du RMI cherchent des solutions de transition.

Le CRIDEL n’identifie pas de population d’exclus, ne relève pas notamment de spécificités des problèmes pour les immigrés. Il identifie des territoires :

-les zones rurales, où l’emploi des jeunes est particulièrement aigu;

-les zones mono-industrielles en phase de reconversion;

-les exclus de territoires riches, comme dans Paris.

Mots-clés

exclusion sociale, documentation, information, développement local


, France

Notes

Entretien du 28 mai 1991 avec Jean-François NOEL,chargé de mission Emploi, Insertion, Formation, Relations avec les entreprises.

Source

Entretien

CEDAL FRANCE=CENTRE D'ETUDE DU DEVELOPPEMENT EN AMERIQUE LATINE

CEDAL FRANCE (Centre d’Etude du Développement en Amérique Latine) - France - cedal (@) globenet.org

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