
à contributions
Dossiers en cours
2007 / 2008
Gouvernance de l’eau : l’urgence de changer de regard et de pratiques
Atteindre la durabilité par les filières : de la production à la consommation
1993
GENERATION BANLIEUE est née de l’initiative du REAS (Réseau d’Economie Alternative et Solidaire)et d’associations de banlieue, dont AGORA (AGORA Services est une société de courtage d’assurances possédant plusieurs antennes en provin- ce).
"Génération Banlieue", dans la continuité des outils CIGALES, GARRIGUE, "Autonomie et Solidarité", voudrait se définir comme une avancée vers une plus grande autonomie face au monde bancaire et ouvrir une nouvelle voie aux outils financiers alternatifs. En effet, elle vise à créer un outil financier : un Fonds commun de placement à risque (FCPR)qui investira dans des quartiers dits "en difficulté" et auprès des publics issus de ces quartiers.
Ce fonds fera appel à l’épargne de particuliers et d’organismes dont les capitaux complèteront les dispositifs d’aide de l’Etat ou des collectivités locales. Ce fonds, composé de parts de 500 FF souscrites par des personnes physiques ou morales, doit atteindre 5 millions de FF. dont 40 % au moins seront placés dans des sociétés non cotées. Il sera géré par une société de gestion créée sous la forme d’une Union d’Economie Sociale, Société Anonyme à capital variable, regroupant les associations à l’origine de "Génération Banlieue" et un partenaire bancaire. Cette société de gestion pourra procéder au lancement d’autres fonds (ex.: Fonds Antilles 93 (MADIAKAR).
L’argent des épargnants sera placé pour 5 ans minimum. Aucune rémunération minimale de leur épargne ne peut être garantie. La valeur des parts sera fonction de l’évolution des placements et prises de participation effectuées.
Le principal problème sera de récolter les fonds nécessaires évalués environ à 3.000 souscriptions. Pour cela, une campagne échelonnée sur 9 mois environ, ayant débuté en avril 1992, a été lancée. Elle avait pour but d’informer et de mobiliser des souscripteurs, grâce à 200 réunions locales (organisées par des associations, des correspondants du REAS).
Le dossier de demande d’attribution d’un visa, indispensable pour procéder à l’appel public à l’épargne, ne sera déposé à la Commission des Opérations de Bourse qu’une fois ces 3.000 soutiens obtenus. La loi laisse un délai d’un mois pour réunir le montant minimum.
D’après le journal A Faire, à la fin du mois de janvier 1993, la campagne "Génération Banlieue" arrivait à échéance; 1.050 coupons étaient parvenus, un effort supplémentaire était donc nécessaire. Mr. E. Antoine, fin avril 1993, nous a affirmé que la campagne avait débuté environ huit mois auparavant. Le dossier de demande d’attribution sera déposé en juin. A cette date, les éventuels souscripteurs seraient au nombre de 1.300 (voulant acquérir en moyenne 2 à 3 parts). Nous constatons que les renseignements recueillis sur le projet "Génération Banlieue" (auprès de diverses sources)sont souvent contradictoires.
Fiche extraite d’articles parus dans "A Faire" (n° 10, 11, 12)et dans "Alternatives Economiques" (septembre-octobre 1992)
Articles et dossiers
BERTRAND, Valérie; FAUVINET, Claire, CEDAL FRANCE=CENTRE D'ETUDE DU DEVELOPPEMENT EN AMERIQUE LATINE in. A FAIRE; ALTERNATIVES ECONOMIQUES, 1992/10/00
CEDAL FRANCE (Centre d’Etude du Développement en Amérique Latine) - France - cedal (@) globenet.org
