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Dossiers en cours
2007 / 2008
Gouvernance de l’eau : l’urgence de changer de regard et de pratiques
Atteindre la durabilité par les filières : de la production à la consommation
Réalisation, en 1974, d’un projet d’autogestion d’entreprises abandonné en 1983 pour un projet de participation.
Le but du projet, qui démarra en 1974 dans le contexte de privatisation de nombreuses entreprises d’Etat, était de sauver les entreprises les moins attrayantes pour les acheteurs potentiels (principalement des PME, maximum 200 employés), afin de créer des espaces de travail et d’embauche pour le personnel licencié et le milieu syndical menacé, partant de l’idée que le régime ne durerait pas.
Dans chaque entreprise, la grande majorité des travailleurs (60 à 100 %)participaient à la prise de décisions et aux bénéfices. Le programme, financé au départ principalement par des fonds de l’Interamerican Foundation, avait trois volets : financier, formation, assistance technique. Mais les fortes récessions subies par l’économie chilienne de 1978 à 1983, entraînérent la faillite de beaucoup de ces entreprises, surendettées.
En 1983, il fut décidé de sauver les cinq ou six entreprises les moins mal au point et de créer le Banco del Desarrollo avec l’aide de fonds européens, les restes des entreprises en faillite et FINTESA (Financiera de Interés Social). Parallèlement, la FPD créa DEGISA qui prit en charge les entreprises rescapées, mais cantonna ses services à l’assistance technique.
Le projet d’autogestion, non viable sous un régime autoritaire qui se maintenait, fut abandonné pour un projet de participation, avec une répartition inégale entre chefs d’entreprises, cadres et travailleurs, sous forme de sociétés anonymes.
DEGISA et FPD ont réalisé l’objectif de sauver ces entreprises et aspirent à croître. Depuis 1989, de nouvelles entreprises se sont jointes au projet, essentiellement de petites entreprises satellites des précédentes, par atomisation des services. Selon M. Meneses, l’Etat chilien est décidé à développer le secteur des PME. Il a permis aux organismes d’appui de bénéficier des fonds étrangers et tient en quelque sorte le rôle de garant.
Fiche extraite du rapport de mission réalisée par Béatrice Trouville, à l’occasion du Séminaire international des Sociétés d’investissement - Chili et Brésil -, mars/avril 1991.
Rapport
TROUVILLE, Béatrice, CEDAL FRANCE=CENTRE D'ETUDE DU DEVELOPPEMENT EN AMERIQUE LATINE
CEDAL FRANCE (Centre d’Etude du Développement en Amérique Latine) - France - cedal (@) globenet.org
