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Différenciation des utilisateurs de crédits et des nouveaux produits financiers dans les pays andins

Dominique LESAFFRE

08 / 1993

Les acteurs du financement des petites entreprises des pays andins, varient légèrement d’un pays à un autre. Par exemple en Bolivie et au Chili, les fonds de crédits sont gérés directement par les ONG : les banques n’interviennent pratiquement pas, ce qui permet aux ONG de générer des bénéfices par les intérêts perçus sur les crédits. La relative stabilité de l’économie autorise cela dans la mesure où les risques causés par l’inflation et la dévaluation sont faibles. Au Pérou et en Colombie, au contraire, il existe une tendance parmi les ONG à participer aux programmes de crétit des banques même si, dans cette relation, ce sont toujours les banques qui tirent le meilleur parti. En Equateur, on trouve les deux orientations : crédits directs ou crédits via les banques épaulées par des fonds de garantie.

L’expérience d’appui aux petites et micro-entreprises et aux associations de producteurs par l’usage du crédit durant cette dernièvre décennie a été très riche. Plusieurs milliers d’utilisateurs, cela implique une analyse segmentée de la demande et des réponses adaptées grâce à différents mécanismes financiers. En effet, certains éléments de différenciation ont été nécessaires pour répondre à ces demandes avec plus d’efficacité et de manière plus adéquate.

La différenciation des divers moyens peut être construtie delon divers points de vue :

- en fonction de leur capacité à générer des profits (micro-entrepreneurs déficitaires ou équilibrés, ou rentables). a chacun de ces 3 types correspond un mécanisme et/ou un produit financier

- en fonction de leurs fonds propres, de leur solvabilité et de leurs garanties (ou de leur manque de garantie)

- en fonction de leur expérience et de la fançon dont ils respectent leurs engagements. Certaines institutions d’appui ont pour objectif de transformer en partenaires du secteur bancaire les groupes avec lesquels ils travaillent. Ils maintiennent avec eux une relation temporaire et limitée à la réussite de la négociation du crédit. D’autres institutions sont intéressées à maintenir une relation à plus long terme puisqu’elles considèrent que d’avoir permis la relation entre ces groupes et la banque est un investissement et qu’il n’y a pas de raison de s’arrêter au seul programme de crédit

- en fonction des secteurs de la production auxquels ils appartiennent. Les éléments de différenciation se retrouvent dans les mécanismes et les produits financiers.

Par exemple :

- une carte de crédit de micro-entreprise sera réservé à un entrepreneur rentable et qui aura démontré ses capacités à la gestion d’un crédit

- ou bien, un système de financement par leasing sera proposé aux entreprises qui produisent des exédents et qui, de ce fait, appartiennent à un secteur de production qui normalement assimile mieux ce type de produit financier

-les garanties pour l’accès au crédit seront offertes à des groupes de producteurs qui atteignent l’équilibre mais ne peuvent compter sur des fonds propres

- des fonds rotatifs soutiendront des groupes déficitaires

-enfin, une prise de participation de certaines entreprises solvables et offrant une rentabilité importante, permettra à l’ONG de ne pas entamer ses fonds propres pour accorder des crédits à d’autres groupes.

Mots-clés

planification, crédit, garantie bancaire, commercialisation, financement alternatif


, Équateur

Commentaire

L’approfondissement des relations de travail avec le secteur informel productif des pays andins implique une adaptation des instruments financiers selon les besoins exprimés et réels des micro-entrepreneurs. Les organisations spécialisées dans le "financement alternatif" sont ainsi amenées à diversifier en permanence leurs instruments pour continuer à "coller" aux besoins. Cet accompagnement implique des prestations onéreuses à court terme et la création de fonction de recherche basées sur l’expérimentation

Notes

Compte-rendu, publié sous le titre : "Le financement alternatif : le cas des micro entreprises et des associations de producteurs des pays andins", d’un séminaire qui a eu lieu à Quito, Equateur, en octobre 92.

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,…

NECOCHEA, Wilfredo, RAFAD=RECHERCHES ET APPLICATIONS DE FINANCEMENTS ALTERNATIFS AU DEVELOPPEMENT; SOS FAIM, SOS FAIM, 1993/10 (Belgique)

RAFAD (Recherches et Applications de Financements Alternatifs au Développement) - 1 rue de Varembé, P.O. Box 117, 1211 Genève 20, SUISSE - Tel (19) 41 22 733 50 73 - Fax (19) 41 22 734 70 83. - Suisse - www.rafad.org - info (@) rafad.org

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