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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Les programmes d’ajustement structurel, en réduisant le budget du ministère de l’agriculture tanzanien, ouvrent des espaces de négociation aux organisations paysannes et encouragent les négociations entre celles-ci et les fonctionnaires du ministère au niveau régional

Clément SAN SEBASTIAN

11 / 1993

Le paysage agricole tanzanien est essentiellement composé de coopératives de production, les villages "Ujamaa". Ces unités regroupent l’essentiel de l’agriculture paysanne du pays, mais leur contrôle est assuré par les responsables locaux du ministère de l’agriculture (district cooperative officers). En particulier, ceux-ci décident du type de production, de l’itinéraire technique à mettre en oeuvre (calendrier cultural, type et quantité d’engrais, de produits phytosanitaires,etc.).Ce sont également les district cooperative officers qui assurent la gestion des coopératives. La plupart de ces unités coûtent plutôt qu’elles ne rapportent à l’Etat, sauf peut être dans les grandes exploitations de la région de Moshi et d’Arusha, où la caféiculture permet des marges confortables et où des économies d’échelle sont réalisées.

La crise financière de l’état tanzanien,et en particulier le strict encadrement des dépenses publiques imposé par la Banque Mondiale, questionne ce type d’organisation étatique de l’agriculture. Les professeur du Cooperative College de Moshi, établissement où l’on enseigne la gestion des exploitations agricoles, l’ont bien compris, et on profité de l’apathie du gouvernement et des pressions des institutions de Bretton Woods pour proposer un nouveau texte de loi régissant le fonctionnement des coopératives (new cooperative act), accepté par le parlement. Les changements induits par ce texte sont de taille, puisqu’ils rendent aux agriculteurs le contrôle total des exploitations agricoles. Bien que les coopératives paysannes constituées à partir de ce nouveau texte soient encore peu fréquentes, les possibilités offertes sont nombreuses. Mais les district cooperative officers, chargés de diffuser auprès des agriculteurs les informations concernant ce texte, ne le font qu’à contrecoeur, puisque leur rôle, dans le nouveau texte de loi, est considérablement réduit. De ce fait, la mise en place de groupements paysans régis par ce nouveau texte se fait à allure réduite, très souvent avec l’appui d’organisations non gouvernementales.

Mots-clés

agriculture, organisation paysanne, ONG, Etat et société civile


, Tanzanie

Notes

Les informations relatives à ce thème peuvent être obtenues auprès de la SOKOINE UNIVERSITY OF AGRICULTURE, Morogoro, Tanzanie

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,…

SAN SEBASTIAN, Clément, CIMADE=COMITE INTERMOUVEMENT D'AIDE AUX DEPLACES ET AUX REFUGIES, 1993/09

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