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Les projets qui donnent la priorité à l’initiative économique de groupes de base peuvent négliger le renforcement des structures de ces groupes

Le cas des producteurs de piment sur la côte orientale malgache

Clément SAN SEBASTIAN

11 / 1993

Le SAF, organisation non gouvernementale malgache, a pour activité principale l’appui aux groupements villageois dans la mise en oeuvre de petits projets économiques : banques de céréales,production et commercialisation de produits tropicaux, etc. Le SAF appuie une quarantaine de zones sur l’ensemble du territoire malgache, à l’exception du sud du pays (province de Tuléar et de Fort Dauphin). Chaque zone regroupe de cinq à vingt villages, qui sont appuyés par un agent du SAF.

Les projets économiques sont réalisés à l’échelle villageoise, cependant, dans certaines zones, des coordinations de groupements apparaissent, qui donnent une échelle régionale aux projets. Ainsi, à Ifanja, une banque de céréales villageoise couvre plusieurs hameaux, et est progressivement devenue un des principaux opérateurs sur le marché local du riz, réussissant à imposer un prix aux commerçants locaux. Ce type de structuration des organisations paysannes semble positif, sur le plan économique, car un groupement inter-villageois d’intérêt économique est sans doute plus viable que de petites structures villageoises : existence d’économies d’échelle, moindre importance de l’influence familiale, etc. Plus largement, le niveau inter-villageois permet aux groupements d’acquérir une capacité de négociation plus importante vis à vis des autres acteurs de la région.

Par contre, il ne semble pas que cette expérience puisse se reproduire dans toutes les zones où le SAF appuie des groupements. Les responsables de zone du SAF choisissent en effet parfois de privilégier la viabilité économique immédiate des groupements villageois. Pour ce faire, ils choisissent d’appuyer la constitution de groupements organisés autour d’une "personne ressource" qualifiée, comme à Tamatave, où c’est un agronome résident dans un village qui est responsable d’un groupement producteur de piment. Les résultats économiques du groupement sont bons, mais la dynamique sciale est par contre restreinte, puisqu’il apparaît que les autres membres du groupement travaillent sous les ordres de l’agronome, devenu de ce fait un petit chef d’entreprise.

Mots-clés

agriculture, développement communautaire, développement rural, ONG, circuit de distribution


, Afrique, Madagascar, Océan Indien, Tamatave

Source

Rapport

CIMADE=COMITE INTERMOUVEMENT D'AIDE AUX DEPLACES ET AUX REFUGIES, 1993/09/30

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