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Les chantiers ruraux de jeunes à Rio de Janeiro - 1

Pierre KREMER

09 / 1994

1. DESCRIPTIF DE L’ACTION

CADRE : Ces chantiers ruraux de jeunes organisés chaque année avec un groupes d’agriculteurs brésiliens s’inscrit dans un programme plus vaste, dénommé Rio-Belleville, projet de coopération entre diverses structures françaises et des partenaires de l’Etat de Rio de janeiro eu Brésil, articulant diverses thématiques (conditions de vie en milieu urbain, développement rural, citoyenneté, environnement)et s’adressant à divers publics en France et au Brésil (agriculteurs, militants associatifs, syndicalistes). Dans le cadre spécifique des chantiers, sont réunis au mois d’août un groupe d’agriculteurs brésiliens et un groupe de jeunes Français d’origines diverses, dans le but de réaliser en commun une oeuvre concrète (depuis 1988, ont été menés la construction d’une serre pépinière, la réhabilitation de 4 salles de réunion et d’un centre de formation, la construction d’un hangar de stockage de produits maraîchers, la reforestation de deux zones dégradées, la construction d’une éolienne). La description à venir portera sur l’éducation au développement (l’apport de l’action pour les jeunes Français)et occultera ainsi une part pourtant essentielle du projet, qui réside dans la réciprocité.

PUBLIC CIBLE : Chaque chantier réunit entre 10 et 20 jeunes Français dont l’origine reflète la diversité des partenaires français, et donc des canaux de recrutement : réseaux syndicaux (comités d’entreprises en lien avec l’Institut Belleville, en particulier la CANA d’Ancenis), réseaux d’ONG (AMAR, AVEC, TR Monde)et d’établissements de formation (lycées agricoles, grandes écoles agronomiques). Le propos qui suit est centré sur un groupe particulier : les 31 participants du lycée agricole de Laval.

OBJECTIFS : Un chantier vise à dynamiser un groupe organisé d’agriculteurs (la réalisation physique n’est qu’un prétexte), à revaloriser son statut en tant que groupe mais aussi la citoyenneté de chacun (actions en direction de la presse et des politiques)et à promouvoir la fédération des petits agriculteurs pour renforcer leur poids à l’échelle macro-économique. Le chantier se veut dérangeant et cherche à éviter le travers d’un renforcement du pouvoir des notables en place ("le développement est une destruction créatrice"). En direction des jeunes, le premier objectif d’un chantier est de faire prendre conscience au groupe, à travers des week-ends de formation, que le micro-projet n’est qu’un moyen, et non une fin, d’une entreprise plus vaste. Le second objectif est de créer des liens entre Français de profils différents, en leur montrant la proximité de leurs références face à un (tiers-)monde qu’ils découvrent; un chantier est aussi un outil dynamique pour mieux vivre ensemble dans notre pays. Plus spécifiquement pour le groupe du lycée agricole de Laval, le chantier sert de base concrète aux activités d’éducation au développement intégrées dans les cursus de l’établissement (la coopération étant juridiquement une des vocations des établissements agricoles).

MOYENS : Chaque jeune doit financer sa participation, qui inclut une part d’investissement réalisé sur place (qui n’excède jamais 4000 $). Le montant varie suivant le coût des transports aériens entre 7500 et 8000 F (7800 F en 1994). Une recherche collective du financement est conseillée (soutien du lycée et de l’association)et le chantier a lieu au mois d’août pour permettre de compléter les apports par un salaire du mois de juillet. La préparation inclut la formation au lycée agricole, deux week-ends de préparation qui regroupent tous les participants, la formation linguistique à l’université de Rennes. Un week-end de bilan passage du témoin a lieu à l’automne suivant le chantier.

PARTENAIRES : Le chantier est organisé conjointement par l’Institut Belleville et l’association AMAR (laquelle est liée par convention au lycée agricole de Laval pour l’éducation au développement). En contrepartie, le lycée est un lieu d’accueil et de formation pour les Brésiliens qui viennent en France. Au Brésil, le travail est réalisé chaque année avec une association de producteurs qui décide de la réalisation à mener à bien. Celle-ci bénéficie d’une assistance technique, avant le chantier et en suivi de l’action, de la part d’IDACO. Cette ONG brésilienne est liée à AMAR et à l’Institut Belleville, et joue le rôle d’une "chambre d’agriculture pour producteurs familiaux". Elle s’appuie sur les chantiers pour mettre en contact les associations de producteurs qui ont ainsi formé une fédération de l’Etat de Rio, regroupant 32 association.

Mots-clés

jeune, coopération Nord Sud, éducation au développement, interdépendance culturelle


, France, Brésil

Commentaire

Fiche réalisée sur la base du retour-questionnaire envoyé par le Bureau Coopération Internationale du Ministère de l’Agriculture.

Source

Enquête

BUREAU COOPERATION INTERNATIONALE DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE (France)

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