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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Un changement dans la conception de la relation femmes-médias de communication

Louise BOIVIN

12 / 1994

La présente décennie a posé de nouveaux défis et de nouvelles questions en ce qui a trait à la relation des femmes-médias. Certaines études et analyses qui abordent le thème du processus communicationel émission-réception ont démontré que les diffuseurs ne perçoivent désormais plus les consommateurs de messages médiatiques comme des victimes passives manipulées par les médias de communication, comme des récipients vides ou encore comme des éponges absorbant l’information telle quelle, pour agir ensuite conformément aux messages reçus par les médias. Les responsables des médias ont donc pris conscience que les consommateurs de leurs messages sont des êtres pensants, appartenant à un groupe social et culturel déterminé qui détiennent une certaine vision du monde qui les entoure.

Malgré qu’un net progrès ait été réalisé dans le domaine des recherches traitant de la relation entre les médias et leur auditoire, les recherches abordant spécifiquement les relations entre les femmes et les médias sont encore peu nombreuses. Toutefois, même si ce champs d’étude est très récent et que le chemin à parcourir est immense, l’auteure de l’article se risque à soulever quelques interrogations qui lui ont paru fondamentales de poser avant de prétendre pouvoir faire la lumière sur le sujet. Dans le cas où le message est produit par des femmes, l’auteur suggère de comparer et analyser les contenus, les genres et les formats utilisés pour définir si le message illustre bien un point de vue féministe plutôt que patriarcal. Il est important de dissocier éléments féministes et féminins.

Lorsque la recherche se penche sur le phénomène de réception, il est important d’établir les contrastes et similitudes entre l’auditoire féminin et masculin et se questionner sur les modèles féminins présentés dans les médias commerciaux. Il faudrait également pouvoir faire le profil de l’auditoire féminin pour mieux comprendre comment les femmes interprètent les messages qu’on leur adresse et comment celui-ci est traduit dans leurs actions quotidiennes.

Finalement, nous devrions nous interroger sur quelles peuvent être les caractéristiques d’un message construit sur modèle féministe qui serait susceptible de capter non seulement l’attention des femmes mais également des hommes. En répondant à ces nombreuses interrogations, l’auteur souhaite générer des alternatives nouvelles qui permettront l’acceptation et la diffusion d’une véritable proposition féministe dans les médias de communication. Une proposition qui vise à éliminer les images condescendantes représentant la femme qui est malheureusement encore très présente dans les médias de communication. Néanmoins, si on désire vraiment que cette transformation se fasse, il faut d’abord et avant tout que ces messages dits «alternatifs» soient reçus et acceptés par le public au sens large, comprenant des membres des deux sexes et non seulement les personnes qui sont déjà des sympathisants du mouvement féministe.

Mots-clés

femme, communication, recherche, médias, féminisme


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Source

Articles et dossiers

CHARLES C., Mercedes, DIF.CULTURAL FEMINISTA, 1991/10 (MEXIQUE), 106

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