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La Coopération allemande et les ONG

Ana LARREGLE

07 / 1995

En Allemagne, le Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement (Bundesministerium für Wirtschaftlichte Zusammenarbeit : BMZ)définit les lignes directrices de la politique de coopération au développement, ainsi que sa mise en oeuvre par des programmes.

La conduite des programmes du BMZ est assumée par la GTZ (pour la Coopération Technique)et la KFW, Banque Allemande de Développement national et des pays du Tiers Monde (pour la Coopération Financière). La GTZ apporte peu de contributions financières aux projets, mais peut fournir des experts et des formateurs, des prestations de services et des équipements. Les propositions de projets doivent être formulées par les gouvernements des pays en développement, et le but est de les pérenniser sans apport d’aide extérieure. La KFW accorde des crédits et des prêts, et fournit des capitaux investis dans les infrastructures économiques et sociales des pays en Développement.

En 1993, l’aide publique au développement accordée par l’Allemagne a atteint 7 milliards de dollars, enregistrant une baisse de 6 pour cent par rapport à 1992. Pendant ces années, les principaux bénéficiaires de l’aide allemande étaient l’Afrique subsaharienne, suivie par l’Europe (centrale et orientale, ex-Yougoslavie)et l’Extrême-Orient, puis par le Nord du Sahara, l’Asie du Sud et l’Amérique du Sud (un Plan Amérique latine a été adopté par le gouvernement allemand le 17 mai 1995).

Six bureaux différents s’occupent, entre autres, des relations avec les ONG. Parmi ces bureaux, quatre sont liés à la subdivision 32, responsable de la coopération avec les institutions privées et publiques, incluant les églises, les fondations politiques et autres ONG. Deux autres bureaux s’occupent de l’éducation au Développement et de l’aide d’urgence.

Les fonds sont disponibles pour des projets de développement, l’aide alimentaire, l’aide d’urgence et l’éducation au Développement. Les domaines prioritaires de la coopération allemande sont: la lutte contre l’extrême pauvreté, le développement rural, l’approvisionnement énergétique, la protection de l’environnement, l’éducation et la formation, et la promotion de l’artisanat et de la petite industrie. Néanmoins, le budget relatif aux problèmes urbains du Tiers Monde a augmenté. La GTZ se charge de développer des compétences et des savoirs faire locaux en la matière.

Pour sa part, la communauté allemande des ONG est très importante, avec environ 2000 groupes nationaux et locaux, dont 150 perçoivent un soutien financier public. Les dix plus grandes ONG collectent approximativement 60% des dons du public pour le Développement international.

La typologie des ONG montre quatre groupes différents: les ONG apparentées à l’Eglise, les non-confessionnelles, les groupes locaux et les fondations politiques (antennes de chaque parti politique allemand qui se consacrent au Développement à l’étranger). Les fondations politiques (Konrad Adenauer, Friedrich Naumann, Friedrich Ebert, Hans Seidel et Regenbogen)et les organisations confessionnelles (Catholic Central Agency : KZE; Protestant Central Agency: EZE)ont longtemps dominé le panorama des actions de développement, entraînant une sous- représentation des organismes non confessionnels et un dialogue un peu déséquilibré avec le gouvernement. Les deux principales ONG de développement sont "Brot fur die welt" (protestante, en lien avec EZE)et "Misereor" (catholique, en lien avec la KZE). En 1987, le budget de Misereor atteignait 285 millions de marks, dont 44% provenant de fonds publics.

L’Allemagne a été le premier pays membre de l’OCDE a inaugurer un système de cofinancement des ONG (1962). Aujourd’hui, les procédures de cofinancement gérées par le BMZ comprennent à la fois des accords-cadre et des financements par projet. Le gouvernement finance la réalisation de programmes de développement des ONG allemandes en partenariat avec des associations et des ONG du Tiers Monde; le cofinancement peut couvrir jusqu’à 75% du coût total des projets. L’octroi de fonds publiques est six fois plus important qu’en France. Les grandes ONG comme Misereor disposent souvent d’une ligne de crédit un an à l’avance.

Les ONG d’autres pays du Nord ne sont pas financées.

En principe, le financement directe est possible pour les ONG du Sud. Dans le cadre de certains projets bilatéraux, le gouvernement allemand insiste sur l’inclusion des ONG du Sud. Les ONG latino-américaines et asiatiques sont reconnues comme ayant de très bonnes capacités professionnelles. Dans des domaines comme le transfert de technologies, la coopération peut se faire directement entre les ONG du Sud et la GTZ.

Mots-clés

ONG, Etat et société civile, aide publique au développement, bailleur de fonds, financement du développement, cofinancement, financement des ONG, lutte contre la pauvreté, développement rural, protection de l’environnement, formation


, Allemagne, Europe de l’Est

Notes

Contacts:

* Bundesministerium für Wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ)

Friedrich Ebert Allee 114-116. 531113 Bonn. GERMANY

Tel: 02/28/ 5.35.0. Fax: 02/28/ 53.52.02.

* Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ)GmbH

Postfach 51 80. Dag-Hammarskjold- Weg 1. 65760 Eschborn. GERMANY

Tel: 61/ 96.79.0. Fax: 61/ 96.79.11.15. Dr. Hansjörg Elshorst.

Source

Autre

L’AMI (Ateliers Mutualisés pour un Usage Social de l’Information) - 61 rue Victor Hugo, 93500 Pantin, FRANCE - Tél. : 33 (0)1 48 44 09 52 - Fax : 33 (0)1 48 43 74 44 - France - www.lami.org - lami (@) lami.org

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