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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Réhabilitation : réflexions générales

De la cage d’escalier aux politiques de l’habitat nous sommes tous concernés

Paul DALMAS ALFONSI

12 / 1993

Aujourd’hui, en 1992, un double constat peut être formulé:

- Les quartiers sont confrontés à des phénomènes sociaux qui dépassent largement le cadre de l’habitat. Quels buts poursuit-on avec la réhabilitation? pour quelles raisons? quelles populations? et de quelle manière? La société demande aux bailleurs sociaux de loger des familles sans se préoccuper du type de familles et en mettant en avant le thème de la solidarité nationale en faveur des défavorisés.

- Des procédures existent depuis 15-20 ans: elles ont pour noms "Habitat et Vie Sociale", "Commission Dubedout", "Développement social des quartiers". Depuis une quinzaine d’années, les partenaires reviennent sur ce qui a fait l’objet d’une action spécifique. C’est donc un échec dont il convient de mesurer les conséquences. On colle souvent des procédures sur une société mouvante en laissant des familles sur le bas-côté ou en les maintenant dans la marginalité. Le facteur temps sur les quartiers n’est pas le même pour les divers partenaires: administrations, maîtres d’ouvrages, élus, habitants. L’ensemble des partenaires a effectué ce constat.

L’identification des enjeux: ils sont de trois ordres: patrimonial, urbain, social. Mais l’identification en est plus facile sur les quartiers de petite dimension que sur les grands ensembles qui obligent à une réflexion plus globale sur l’insertion dans la ville. La greffe d’un quartier sur une ville est un acte que les acteurs assument mal, actuellement. Les enjeux et les logiques étant distinctes selon les divers partenaires, il faut négocier un équilibre admis par tous.

Une autre approche: la réhabilitation doit être abordée sous deux angles. Celui du "contenu" (les habitants)et celui du "contenant" (le cadre physique, les espaces extérieurs, la réhabilitation, etc.). Sinon, on risque de déplacer à la fois les familles et les problèmes sans résultats sur le fond. De plus, il apparaît nécessaire de faire progresser la citoyenneté et la cohésion sociale dans les quartiers. Il faut faire admettre aux habitants la diversité et l’acceptation d’enjeux qui dépassent le cadre strict du confort individuel. L’analyse de l’intervention sur un quartier peut se percevoir comme une "ambiance": y a-t-il ou non un "mieux" après une intervention?

La redéfinition des stratégies et des actions peut s’appuyer sur l’interrogation suivante, à valeur de bilan: "est-ce que l’on ne se trompe pas de démarche? ne faut-il pas partir du fonctionnement du quartier?"

Mots-clés

logement, logement social, réhabilitation de l’habitat, échec, citoyenneté


, France

Notes

Cette fiche a été réalisée dans le cadre de l’évaluation de la politique de réhabilitation du logement social, animée par la Direction de l’Habitat et de la Construction du Ministère de l’Equipement, du Logement et des Transports, Arche de la Défense, Paroi Sud, 92055 Paris-La Défense Cedex 04

Source

Articles et dossiers

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'EQUIPEMENT DU DOUBS (DDE 25); GROUPE LOCAL EVALUATION DE LA REHABILITATION DU DOUBS, DDE 25 in. LES CAHIERS DE L'AMENAGEMENT, 1992/07 (France), 3

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