
à contributions
Dossiers en cours
2007 / 2008
Gouvernance de l’eau : l’urgence de changer de regard et de pratiques
Atteindre la durabilité par les filières : de la production à la consommation
06 / 1993
A la mort de Franco, les problèmes qui avaient provoqué la guerre civile quarante ans auparavant persistaient : refus de la république par le pouvoir économique et financier, par l’église catholique, par l’armée; problème des nationalités. L’armée avait gagné la guerre mais pas la paix.
Or, que constate-t-on :
- Il n’y a pas eu de rupture du pouvoir. On ne savait pas vraiment comment le roi avait été éduqué, mais il l’était. L’opposition existait, allant des libéraux aux communistes et elle choisit la réforme plutôt que la rupture. L’administration franquiste restait en place.
- Les syndicats se sont organisés et ouvriers et patronat ont conclu une trêve sociale de trois ans.
- L’Eglise s’est de nouveau trouvée privée de pouvoir, mais elle avait changé intérieurement (influence du Concile Vatican II). Elle a joué un rôle pacificateur.
- Les militaires, tentés de se rebeller de nouveau, se sont pliés à l’ordre d’obéir du roi qui a gagné son prestige ce jour-là.
Deux explications peuvent être tirées de cette histoire :
- La réussite de la transition a résulté de renoncements mutuels entre gauche et droite, entre patronats et syndicats, entre armée et pouvoir civil,...
- A la mort de Franco, l’Espagne était en réalité, en tant que société, en avance sur son régime politique : économie de marché, évolution des moeurs...
passage de la guerre à la paix
Cette communication est le fait d’un homme dont l’engagement et l’exil, à cause du nationalisme catalan, ne permettent pas de douter de l’impartialité.
La transition paraît s’être faite d’autant plus "en douceur" que le régime espagnol présentait un visage particulièrement figé. L’explication par l’évolution en profondeur de la société espagnole souligne les vertus du "renoncement mutuel" (voir sur ce point le livre de Laurent Dispot : "Le manifeste archaïque", qui montre comment le roi a réconcilié le passé et l’avenir en votant lui-même).
Cette explication, par le "pays réel" peut être importante en ce qui concerne l’Espagne pour les perspectives de règlement de la question basque.
Elle mériterait d’ailleurs d’être rapprochée des évolutions qui, dans les pays de l’Est en particulier, ont débouché sur les mouvements populaires qui ont imposé le changement ("Forum civique" en Allemagne et en Tchécoslovaquie, résistance au putsch en URSS).
Communication faite aux Journées St Sabin "Paix en Ethiopie" organisées par la Fondation pour le Progrès de l’Homme à Paris en juillet 1991.
Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,…
PLANES, Jordi, CENTRE D'ETUDES HISTORIQUES CONTEMPORAINES, BARCELONE, FONDATION POUR LE PROGRES DE L'HOMME (France)
Ecole de la Paix - 7 rue Tres-Cloîtres, 38000 Grenoble, FRANCE - Tél. : 33 (0)4 76 63 81 41 - Fax : 33(0)4 76 63 81 42 - France - www.ecoledelapaix.org - ecole (@) ecoledelapaix.org
