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Opération puisards ’Siki Diya’ à Bamako, Mali

09 / 1995

L’opération puisards à Hamdallaye, Bamako, est née suite à une demande du quartier. Ce dernier est situé à flanc de colline donc le sol est très dur à creuser. C’est ce qui explique que les systèmes d’assainissements individuels soient défaillants à 90% et par conséquent, tout le monde déverse ses eaux usées sur la voie publique. Ce phénomène hautement nuisible (risque de contamination, mauvaises odeurs, saletés, etc.)est devenu insupportable quand la rue est devenue propre grâce à une première opération de collecte des ordures ménagères initiée par la même ONG.

L’opération puisards consiste à réaliser 2000 puisards dans le quartier. La population contribue à hauteur de 37% en espèces et 10% en nature (participation aux réunions, animation, etc.)L’encadrement technique est assuré par le District à travers son Service Technique. L’ONG Jigui s’occupe de la coordination. Les ressources complémentaires ont été fournies par le Fonds Spécial de Développement. A 5 mois de la fin du projet, le taux de realisation avait atteint 92% et les ressources ont été utilisées à concurrence de 90% du montant prévu. Tous les autres quartiers de Bamako cherchent actuellement à reproduire cette expérience.

Acteurs impliqués

  • L’ONG GIE Jigui

  • Le Comité des sages du quartier

  • La Mairie et le District de Bamako

  • Le Comité de suivi du Fonds Spécial de Développement Primature de Bamako

  • La Caisse Française de Développement (CFD)et la Mission Française de Coopération (MAC).

Rôle de l’ONG dans l’expérience

  • Coordination entre le Gouvernement loacl et l’organisation sociale d’une part, et entre l’organisation internationale (CFD)et l’organisation sociale (Comité des sages)

  • Exécution du projet - communication - formation des animatrices et des jeunes du quartier

Rôle de l’organisation sociale dans l’expérience

  • Initiateur du processus (besoin d’éliminer les eaux usées)

  • contrôle de la gestion

  • Prise de décision

  • médiation avec l’organisation internationale et le gouvernement local.

Rôle du gouvernement local dans l’expérience

  • Appui financier en accord avec la CFD et la Mission Française de Coopération dans le cadre du Fonds Spécial de Développement

  • Reconnaissance légale de l’opération

  • Appui technique: fourniture de données techniques et de techniciens pour encadrer l’opération.

Rôle des femmes dans l’expérience

  • Ce sont des éléments moteurs dans les activités urbaines d’assainissement en général, et de l’opération puisards en particulier. Elles ont participé à toutes les étapes de l’opération: conception, exécution, suivi. En plus, elles ont fait un énorme travail de sensibilisation et d’animation à un moment où l’opération semblait en péril (retard sur le programme).

Types de relations établies entre l’ONG et le gouvernement local

  • Relations de partenariat avec le District de Bamako (à travers son service technique chargé de l’hygiène publique); collecte d’informations sur la faisabilité de l’opération.

  • Complémentarité: l’ONG utilise les organisations sociales comme relais pour véhiculer le message du District qui à son tour donne un appui technique à l’ONG.

Niveaux et types d’impacts de l’expérience

  • En terme de niveaux, l’impact de l’opération s’étend à toute la collectivité du quartier voire même aux autres quartiers de Bamako (fortes demandes)

  • En terme de types d’impact, on peut dire que l’opération a permis d’améliorer le cadre de vie et (élimination des eaux usées), de protéger l’environnement (moins de nuisances)et de réduire le coût économique de l’assainissement (apport un tiers; subventions deux tiers)et enfin la création d’emplois et l’utilisation de matériaux locaux.

Mots-clés

coopération, participation communautaire, développement urbain


, Mali, Bamako, Hamdallaye

Commentaire

Le franc succès remporté par cette opération, tout comme celui de la précédente opération de collecte des ordures ménagères, repose essentiellement sur "la dynamique de quartier" créée par le Groupement Jigui. C’est un profond changement dans les relations ONG/Gouvernement local et population bénéficiaire. Cette dernière devient active à part entière, le Gouvernement local (District)est impliqué dès le début à travers ses services techniques et l’ONG coordonne tout en "en restant derrière la population"

Notes

Fiche réalisée dans le cadre du projet cooperation ONG/gouvernements dans le domaine des établissements humains.

Source

Document interne

KABA, Moussa, GIE JIGUI, 1995/07

GIE JIGUI - B.P. E588, Hamdallaye, Bamako, MALI

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