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COFADEH : Comité des Familles des Détenus Disparus du Honduras

03 / 1994

Le COFADEH, organisation humanitaire créée en 1982, regroupe les parents et les amis des victimes des disparition forcées. Ils luttent aussi, plus généralement contre toutes les formes de violation des droits humains. Au début des années 1980, le Honduras est entré dans un cycle de militarisation de la société et de subordination du pouvoir civil aux forces armées. C’est ainsi que la société hondurienne a été plongée dans une période obscure et sanglante. Cette période a duré 10 ans. On l’appelle aujourd’hui « la décennie perdue ».

Quand le COFADEH a été créé à Tégucigepa, capitale du Honduras, 89 familles avaient déja été victimes de la dispartion de l’un des leurs. Chacun effectuait ses recherches de son coté. C’est ainsi qu’à force de se rencontrer dans les mêmes lieux : rotonde du palais présidentiel, entrée de l’état-major, rez-de-chaussée du palais de justice... 12 familles se sont unies.

« Nous étions un groupe de femmes affligées, sans stratégie de lutte définie. Nous nous réunissions dans n’importe quel lieu. Notre but était de nous unir, de faire tout ce qui était en notre pouvoir pour faire prendre conscience à la population hondurienne et à l’opinion publique internationale de l’irrationalité et des dangers de cette politique répressive. Pour atteindre notre but, nous créons des groupes de protestation, nous organisons des messes, des marches, des manifestations civiques et culturelles, nous publions des dénonciations dans la presse, faisons circuler des pétitions pour demander le respect de l’habeas corpus. Nos actions ont parfois permis le « retour en vie » de certaines personnes pour lesquels nous nous sommes battus ».

Petit à petit, l’opinion publique a pris conscience de l’étendue du drame. Les protestations se sont généralisées, exigeant que justice soit faite. Malheureusement les responsables des exactions n’ont toujours pas été punis et le gouvernement actuel veut instituer un décret d’amnistie « vaste et inconditionnel » qui rendra impossible toute action légale contre les coupables.

Mots-clés

femme, violation des droits humains, justice, histoire, mémoire collective, droit et démocratie, injustice, personne disparue


, Honduras

Notes

SOLMA est un groupe de femmes du monde entier engagé dans le sens de la transformation des relations entre les êtres humains, afin que les enfants et les jeunes puissent bénéficier d’une éducation où la solidarité, la liberté, l’égalité, le respect de l’environnement et la défense des droits de l’homme montrent la voie de la paix et de la coexistence.

Cette fiche est tirée d’une intervention lors de la rencontre internationale des mèresqui s’est tenue du 27 au 31 mars 1994 à Paris.

Contact : COFADEH(Comité de familiares de detenidos desaparecidos en Honduras) 2da. Planta. Farmacia S.Barbara. Barrio Los Dolores 1243 Tegucigalpa HONDURAS Tel.Fax : (504)37-9800

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,… ; Présentation d’organisme

BORJAS DE PEREZ, Fidelina; HERNANDEZ, Liduvina

SOLMA (Solidarité avec les Mères de la Place de Mai) - 18 rue Nollet, 75017 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 87 59 00 - Fax 33 (0)1 42 94 09 86 - France

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