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De la gestion participative au développement interrégional

COOP Midi-Pyrénées

06 / 1993

Les quinze producteurs affiliés à Nature et Progrès initiateurs de ce projet avaient déjà à leur actif une expérience de six années de coopération sous forme de Cuma. Ils sont aujourd’hui plus d’une centaine d’adhérents au sein de la coopérative et peuvent proposer 2000 tonnes de produits. Elle rayonne principalement sur le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Gers et le Lot-et-Garonne, mais débouche aussi sur les Landes, la Gironde, la Dordogne, le Lot, l’Aveyron et la Haute-Garonne !

Elle ne transforme pas elle-même ses produits, ce qui est pourtant souvent le cas en "bio". "Nous sommes avant tout des producteurs, explique Salvador Ferret. Nous avons dû apprendre un nouveau métier, celui de gestionnaires d’un organisme de collecte, de stockage et de commercialisation. Nous voulons d’abord bien maîtriser cette étape avant d’envisager d’autres formes de développement." Par ailleurs, la coopérative doit construire un nouveau projet compte tenu du bond en avant formidable du nombre de ses adhérents.

Un nouveau modèle coopératif

Petites productions, productions atomisées, la coopérative draine loin et large. Avantages : elle dispose d’une gamme étendue de productions complémentaires en gamme de produits mais aussi à l’intérieur d’une production. Exemple : les blés tendres de la région Aquitaine peuvent être assemblés à des blés améliorants provenant du Tarn ou du Gers pour donner des mélanges de haute qualité boulangère, très appréciés par la meunerie. Autre intérêt, la Coopérative est perçue comme un lieu d’échange entre les régions à vocation d’élevage. Elle constitue un interlocuteur de poids non négligeable sur le plan régional, voire national.

Inconvénients de la formule: tout est à inventer : l’organisation, la communication, la gestion, notamment des transports. Pas de modèle auquel se raccrocher, mais les réalités et l’imagination collective ont donné des résultats tangibles en matière de gestion coopérative.

Dydnamisme des groupes locaux.

Un contexte aussi éclaté que celui-ci ne pouvait fonctionner qu’avec une structure centrale légère. Celle-ci définit, suivant la demande des clients, la qualité des produits livrés. Elle se porte garante. C’est à elle que revient également une grande partie du travail commercial et de communication (vers les adhérents et les clients);

Information, formation, développement, expérimentation, tout cela est de la responsabilité des groupes locaux ; "donc des agrobiologistes eux-mêmes, et, bien au-delà, des seuls adhérents puisque ces structures locales de développement nous les avons voulues absolument ouvertes à tous les producteurs. Cela crée une confrontation des expériences et des idées très riches entre les producteurs des différentes mentions : entre les adhérents de la coopérative et les autres ; entre ceux qui transforment et ceux qui vendent en gros, etc.". Bref, à n’en pas douter, voici le socle de la politique de développement de la coopérative.

Le dynamisme d’un système décentralisé

Avec ce système, lorsqu’il y a problème (carence qualitative, nouvelle production, amélioration technique...), le service commercial central répercute rapidement à la fois vers le ou les groupes locaux concernés et les structures régionales de développement GDAB en Midi-Pyrénées.

S’adapter aux marchés de l’exportation a servi de rampe de lancement à la coopérative. En six ans, le poids des destinations s’est inversé. Le marché régional représente 70% du chiffre d’affaires, "nous croyons aux débouchés régionaux et souhaitons construire avec les grossistes et les transformateurs des relations de partenariat".

Salvador Ferret réclame une éthique dans les relations commerciales ou de contrôle. Le respect des règles de bonne conduite serait le lien nécessaire entre les différents partenaires de la filière (producteurs, transformateurs et négociants).

Chiffre d’affaires (91): 5 millions F;

Statut : coopératif

date de création : 1986

Production : 1800 tonnes dont 900 tonnes de blé, 400 tonnes de tournesol, 200 tonnes de soja, 200 tonnes divers céréales, 3 tonnes de lentilles, 10 tonnes de pois chiche.

100 tonnes du chiffre d’affaires en produits biologiques.

Mots-clés

céréale, agriculture biologique, commercialisation, coopérative de production, accès au marché, marché local


, France, Midi-Pyrénées

Notes

COOP Midi-Pyrénées. 81630 Montgaillard, Tél. 63 40 58 77

Source

Entretien

FLORENTI, H., FNCIVAM in. AGROBIOSCOPIE : analyses, opinions, expériences, 1992 (France)

FNCIVAM (Fédération Nationale des Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) - 71 boulevard de Sébastopol, 75002 Paris, FRANCE - Tél. : 33 (0)1 44 88 98 58 - Fax : 33 (0)1 45 08 17 10 - France - www.civam.org - fncivam (@) globenet.org

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