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Des antiappétants thaïlandais pour le charançon du coton

Mohamed Larbi BOUGUERRA

05 / 1996

Il s’agit d’un travail très spécialisé sur les plantes thaïlandaises mené en commun par des chimistes de l’Université Chulalongkorn de Bangkok et des botanistes de l’Université de l’Etat du Mississipi aux Etats Unis. Ils se sont notamment penchés sur les propriétés insecticides d’une plante utilisée par la cuisine chinoise communément appelée "noisette d’eau chinoise" ou "Haeo-song-krathian".Ainsi ont été découvertes les propriétés antiappétantes de son extrait dans un solvant organique pour le charançon du coton. L’insecte exposé au produit perd l’appétit. Il ne peut plus s’alimenter et meurt d’inanition. La plante est une espèce de jonc à tiges obliques caractéristiques qui pousse dans les marécages et les sols tourbeux. Elle peut pousser en solitaire ou couvrir de grandes surfaces. On en connaît plus de 150 variétés poussant dans les climats chauds; la plupart sont pérennes mais quelques unes sont annuelles. Pour comprendre l’intérêt de cette découverte, il faut attirer l’attention sur le fait que cet insecte inflige de gros dégâts aux plantations de coton. Traditionnellement, il est traité par des produits chimiques importés coûteux, polluants pour l’écosystème et dangereux pour les ouvriers. Il faut aussi réaliser qu’aucune plante n’est plus attaquée par les prédateurs que le coton et qu’on est constamment à la recherche de moyens de lutte performant contre ses agresseurs. On a aussi identifié, à partir de cette plante, un autre composé capable de stopper la prolifération des algues qui tuent des cours d’eau et des rizières en Asie.

Mots-clés

coton, traitement phytosanitaire, biodiversité, espèce végétale, protection des récoltes, recherche


, Thaïlande

Commentaire

L’intérêt de ce travail est double: il prouve l’immense richesse des joyaux que recèle la biodiversité dans les pays du Sud et dans le même temps, son intérêt économique est immense du fait de l’importance du coton dans l’agriculture de pays comme la Chine ou l’Egypte. Il prouve enfin qu’une coopération scientifique avantageuse pour tous peut être faite entre les scientifiques du Sud et ceux des pays industrialisés quand règnent la confiance et le respect mutuel.

Source

Articles et dossiers

HOWARD MILES, David; KWANJAI, Tunsawan; VALLAFA, Chittawong; HEDIN, Paul; ULDOM, Kokpol, Boll weevil antifeedants from Eleocharis dulci Trin, MERICAN CHEMICAL SOCIETY in. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 1994/07 (ETATS UNIS), vol. 42, N° 7

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