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ANFASEP : Association Nationale des Familles des Séquestrés et Détenus Disparus du Pérou

03 / 1994

L’ANFASEP a été fondée le 3 septembre 1983. Elle rassemble des familles des détenus et disparus (ils sont plus de 4 000). Son siège est à Ayacucho, ville qui détient, au Pérou, le triste record du nombre de disparus, ville qui est aussi l’épicentre de la violence dans ce pays depuis 13 ans. Les buts que l’ANFASEP poursuit sont le retour en vie des personnes disparues et le châtiment des responsables de ces crimes contre l’humanité.

L’association a organisé des missions et des visites de différentes instances internationales qui ont pu vérifier les disparitions massives de personnes au Pérou. Elle a également orchestré une vaste campagne de dénonciation tant au niveau national qu’au niveau international. L’Antasep est membre de la Fédération des Familles de Disparus./Elle regroupe des familles et des mères de milieux très modestes. La plupart d’entre elles viennent de la campagne d’Ayacucho. La présidente de l’association, Mme Angelica Mendoza de Ascarza a a été menacée à plusieurs reprises mais elle n’a pas été dissuadée de poursuivre sa lutte et sa valeur et son courage sont amplement reconnus. Il y a peu, l’armée a forcé les portes de son domicile et du local de l’associabon à Ayacucho, local qui est aussi une cantine où viennent se nourrir quotidennement 200 jeunes enfants de disparus.

Depuis 1980 et jusque aujourd’hui, le Pérou n’a cessé d’être ébranlé par la violence politique. Le mouvement a été amorcé à Ayacucho et s’est ensuite étendu à l’ensemble du territoire. Les disparitions ont commencé en 1983, quand l’armée a été chargée de mener les opérations de répression. Après avoir été massives dans les premiers temps, les disparitions se font plus « sélectives » aujourd’hui.

Personne n’a cependant jamais été jugé pour ces crimes. Leurs auteurs bénéficient d’une impunité qui est la seule règle en matière de doits humains au Pérou, pays qui arrive en tête d’un bien grinçant hit-parade, celui établi par le groupe de travail des Disparitions forcés ou involontaires.

Mots-clés

femme, violation des droits humains, justice, histoire, mémoire collective, droit et démocratie, injustice, personne disparue


, Pérou

Notes

SOLMA est un groupe de femmes du monde entier engagé dans le sens de la transformation des relations entre les êtres humains, afin que les enfants et les jeunes puissent bénéficier d’une éducation où la solidarité, la liberté, l’égalité, le respect de l’environnement et la défense des droits de l’homme montrent la voie de la paix et de la coexistence.

Cette fiche est tirée d’une intervention lors de la rencontre internationale des mèresqui s’est tenue du 27 au 31 mars 1994 à Paris.

Contact : GRUPO DE FAMILIARES CASO LA CANTUTA Jr.PACHACOTEC 980, Jésus-Maria, Lima PEROU Tel.(51- 4)326853/247057 Fax : (51-14)326915

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,… ; Présentation d’organisme

ORTIZ PEREA, Andrea Gisela

SOLMA (Solidarité avec les Mères de la Place de Mai) - 18 rue Nollet, 75017 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 87 59 00 - Fax 33 (0)1 42 94 09 86 - France

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