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Le néolibéralisme tend à détruire la société civile et à instaurer des Etats-gendarmes autoritaires en Amérique latine

Pierre JUDET

09 / 1996

Le Néolibéralisme et la globalisation nient toute contribution à la modernité de l’Etat-Nation, alors que la nouvelle identité politique et culturelle des nations repose sur la reconnaissance de l’hégémonie du capital mondial. C’est la mise en cause de l’Etat Nation comme principe unitaire des sociétés.

De ce fait, la démocratie elle-même est en question ce qui suppose la réalité de la souveraineté nationale. Que peuvent demander en effet les citoyens à leurs gouvernements si la plupart des grandes décisions échappent au pouvoir des dirigeants ? Alors que les acteurs internationaux deviennent des acteurs directs sur les diverses scènes nationales de l’Amérique Latine et du monde (FMI, Banque Mondiale...).

Les principes de l’ajustement mis en oeuvre par le FMI dans les pays latino-américains découlent du dogme néolibéral qui est au coeur du processus de globalisation ; aussi bien dans le domaine de l’économie, du social que du politique. L’Etat tend à être vidé de toutes ses fonctions économiques et sociales pour devenir un simple "Etat-Gendarme".

Pour ce faire, les gouvernements néolibéraux ont entrepris une campagne de destruction de toutes les organisations : syndicats, coopératives, mutuelles, y compris même les partis politiques. On cherche à atomiser la société et ses organisations pour renforcer les oligopoles et l’autoritarisme des gouvernements. Dans ce processus convergent les perspectives du néolibéralisme et de l’autoritarisme. Cette destruction varie en intensité selon les pays : davantage au Pérou et au Venezuela qu’au Mexique et en Colombie.

Une des particularités des ajustements des années 1980 et 1990 en Amérique Latine est qu’ils ont été appliqués par des gouvernements qui avaient été élus pour mettre en oeuvre des politiques populistes. Cela explique la faiblesse de l’acceptation populaire ainsi que la pression forte de l’opinion pour ouvrir la voie d’un développement alternatif dans l’équité.

Mots-clés

mondialisation, Etat, Etat et société civile, démocratie, ajustement structurel, Etat nation, identité culturelle, identité nationale, souveraineté nationale, institution financière internationale, pouvoir, rôle de l’Etat, société civile, dictature, libéralisme


, Amérique Latine

Commentaire

Cette pression en faveur d’un développement alternatif dans l’équité n’a pas encore trouvé d’expression réaliste.

Source

Articles et dossiers

LOPEZ JIMENEZ, Sinesio in. Paginas 124, 1993/12 (France)

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