
à contributions
Dossiers en cours
2007 / 2008
Gouvernance de l’eau : l’urgence de changer de regard et de pratiques
Atteindre la durabilité par les filières : de la production à la consommation
Les deux associations organisatrices du stage, CEMEA et ASSEM, sont des associations d’animation scientifique. Ce stage s’inscrivait dans la perspective d’"une culture scientifique pour tous". Son but était d’arriver à es propositions d’activités à l’intention des jeunes, dans le cadre des loisirs scientifiques, afin qu’ils comprennent et maîtrisent l’énergie sous ses différentes formes. Il s’adressait à des formateurs et animateurs aui auraient une expérience d’animation d’activités de découverte scientifique avec les jeunes, auxquels il n’était pas demandée une compétence particulière sur l’énergie. Le stage faisait suite à une rencontre de scientifiques et d’animateurs autour de la question : quelles connaissances sur et autour de l’énergie faut-il populariser ? Les activités proposées, suivant une approche de pédagogie de terrain, s’articulaient autour de 4 questions : Quelles activités proposer aux jeunes ? Quelles notions physiques populariser ? Quelles actions mener pour préserver l’environnement ? Quelle pédagogie mettre en oeuvre ?
Trois ateliers étaient proposés : énergie solaire, éolienne, électrique. Pour l’énérgie solaire, la consigne de départ était de faire chauffer de l’eau en utilisant l’énergie solaire. La découverte de l’activité s’est faite suivant la démarche expérimentale : observation, hypothèse, expérimentation (p.ex. par des montages utilisant l’effet de serre afin de maximiser le rendement), interprétation des résultats. Une mise en commun a permis de dégager les principaux concepts scientifiques abordés : matériaux rélecteurs, effet de serre, rendement. On a pu ainsi constater le grand poids des représentations antérieures et du jargon scientifique, faisant souvent obstacle à l’appropriation des concepts scientifiques. Par exemple, le concept de l’effet de serre, concept entré dans la langue courante pour un problème environnemental précis, ne faisait pas l’unanimité quand il s’agissait de faire un montage expérimental : chaque participant lui donnait une définition différente (liée à des pratiques sociales comme la profession). Une mise en commun du travail des trois ateliers a enrichi la gamme des concepts psoposés : force, vitesse, transformation de l’énergie etc. Des conférences faites par des scientifiques et des professionnels de l’énergie ont permis d’aborder les questions de l’énergie à l’echelle planétaire, la gestion de la production énergétique au niveau de la France et au niveau régional, les rapports entre production et consommation énergétique et environnement. Des temps aménagés durant le stage étaint consacrés à la réflexion pédagogique où étaient soulevées les questions suivantes : adéquation de l’animation à lâge et au questionnement propre de l’enfant, rapports entre éducation active et expertise scientifique.
A la fin du stage, chaque groupe a présenté aux autres les résultats et la démarche de son travail en utilisant des supports de communication et des démarches diversifiés : l’exposé, l’expérimentation, le jeu, le jeu expérimental, le jeu de société. Ceci a permis d’amorcer une réflexion sur la pédagogie de la communication en tant qu’outil pour l’appropriation des concepts scientifiques.Tout au long du stage, la question de la protection de l’environnement a servi de fil conducteur pour le questionnement autour des notions scientifiques à populariser.
Ce stage devrait avoir un effet multiplicateur important quand à l’éducation à l’environnement du moment où il vise le reinvestissement des compétences et connaissances acquises (sur l’énergie et sur la pédagogie de l’environnement)à d’autres milieux éducatifs. L’énergie, thème interdisciplinaire par excellence, se prête à la construction d’un cursus d’éducation environnementale où seraient intégrés les apports des sciences exactes et des sciences humaines et où les formés seraient initiés à la gestion de la complexité. Le choix de séquences d’expérimentation individuelle et collective, de documentation, de mise en commun, de réflexion pédagogique, d’exposés d’experts, confèrent à ce stage un caractère exemplaire pour l’éducation à l’environnement. Les obstacles crées par les représentations antérieures montre qu’une réflexion doit être menée, de la part les éducateurs, sur les conditions d’utilisation de ces représentations en tant qu’élément qui faciliterait l’appropriation de nouvelles connaissances.
Littérature grise
CEMEA=CENTRE D'ENTRAINEMENT AUX METHODES D'EDUCATION ACTIVE; ASSEM=ASSOCIATION SCIENTIFIQUE SUD EST MEDITERRANEENNE (France)
