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Des problèmes et solutions pour la collaboration entre médecins et tradithérapeutes

Georges THILL, Jean-Paul LEONIS

08 / 1995

Des résultats des expériences de collaboration entre médecins et tradipraticiens il ressort, d’un avis donné au Ministère de la Santé du Bénin par le médecin-commandant J. Behazin, qu’une partie des carences provient d’un manque de conviction des médecins dû à un manque d’information sur les modalités pratiques de collaboration, et du manque de matériel médico-technique. Il existe une mésentente entre les guérisseurs, un manque de rémunérations de ceux-ci, un manque de locaux de travail, un défaut de supervision par les autorités compétentes, une absence des rapports périodiques d’autres expériences.

Dans les propositions retenues, on notera les points suivants: doter au moins les CHP d’un appareil servant à faire l’électrophorèse, prévoir un minimum d’équipement pour les laboratoires des CSD tests, programmer une supervision semestrielle des provinces par les autorités centrales et trimestrielle des districts par les autorités provinciales, produire des rapports trimestriels par les médecins-chefs des CSD tests à la Direction Praticiens de la Santé (DPS), la recommandation aux DPS de produire des rapports périodiques au Ministère de la Santé.

En outre, en ce qui concerne le bénévolat des guérisseurs, si toutefois les malades supportent les frais occasionnés par les achats des ingrédients entrant dans les remèdes, les guérisseurs pourront collaborer, informer le plus largement possible les acteurs, les autres guérisseurs et les agents de santé sur les modalités pratiques de la collaboration. Il importe de dégager une salle de travail ou à défaut faire construire dans le CSD un local par la communauté. Il faut aussi sensibiliser les guérisseurs à respecter le règlement intérieur de leur association pour une pratique légale de leur art. Leur statut de tradithérapeute doit être vulgarisé par les médecins-chefs au niveau des agents de santé.

Des rencontres entre agents de santé et tradithérapeutes doivent être organisées périodiquement sous forme de séminaires ou de journées de réflexion dans les districts et les provinces. Les tradithérapeutes à leur tour devront informer et sensibiliser leurs pairs du même district afin qu’ils essaient d’uniformiser leur conduite pratique aux fins d’une solidarité.

Il est aussi nécessaire de réaliser des émissions de radio et de télévision tous les jours de la semaine pendant une semaine au début, sur la médecine traditionnelle, insérer dans les journaux officiels des passages parlant de la médecine traditionnelle, réaliser des courts-métrages sur la médecine traditionnelle.

Quant aux autorités politico-administratives, il leur est demandé que les centres de recherche administratifs (CRAD)délèguent toujours un de leurs membres autre que le médecin pour participer aux tournées de sensibilisation et qu’il y ait la contribution matérielle des CRAD pour ces tournées; qu’à tous les niveaux ils participent à l’organisation matérielle des rencontres périodiques entre agents de santé et tradipraticiens; qu’ils contribuent à la construction et/ou à l’équipement d’un laboratoire pour les formations-tests; que les autorités centrales allouent un budget à la DRMPT.

Il s’impose de renforcer la sensibilisation des agents de santé et des tradithérapeutespraticiens pour laquelle les médecins-chefs devront prendre en charge les autres agents de santé en les formant.

Mots-clés

médecine traditionnelle, réglementation, évaluation, médecin


, Bénin

Commentaire

Pour être positif, on peut dire que l’expérience de la collaboration qui naquit en 1987 comme un projet pilote a contribué à donner une idée exacte de la question aux agents de l’information des autorités politico-administratives. L’expérience en elle-même n’avait pas donné les fruits espérés. En 89-90, les CSD au Bénin ont préféré continuer avec les expériences déjà entamées plutôt que d’entrevoir de nouvelles extensions. La leçon à tirer pourrait être que les tradithérapeutes qui y ont participé figurent maintenant dans les réunions internationales et à la tête de la gestion de PME (Centres de soins).

Source

Littérature grise

ALVAREZ, Marcia, PRELUDE

Prélude International (Programme de Recherche et de Liaison Universitaires pour le Développement) - Facultés universitaires, 61 rue de Bruxelles, 5000 Namur, BELGIQUE - Tél. 32 81 72 41 13 - Fax 32 81 72 41 18 - Belgique

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