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Au service de la médecine traditionnelle, une technique occidentale

Georges THILL, Jean-Paul LEONIS

03 / 1996

Dans la triple démarche (identifier, mettre à l’épreuve, vérifier)du sous-réseau PRELUDE "Santé, Productions animales et Environnement", au sujet de la médecine vétérinaire traditionnelle, nous voudrions faire part de nos travaux destinés à "interroger" des préparations de plantes utilisées à l’Est du Zaïre pour traiter l’asthme.

Nous posons à propos de ces préparations deux questions: "relâchent-elles un anneau de trachée isolée et contractée par l’acétyl-choline ?"; "relâchent-elles le tonus de base (non stimulé)du même anneau de trachée ?". La question est simple et la technique des plus classiques mais demande un certain doigté et un appareillage minimum.

Une conclusion positive conforte l’utilisation de la préparation. Elle ne la justifie cependant pas entièrement (la question de la toxicité n’est pas évoquée). D’autre part, une réponse négative ne disqualifie pas la préparation originale car elle peut agir par d’autres mécanismes, d’autres médiateurs.

Une deuxième remarque a trait au "totum". En effet, quel que soit le solvant utilisé, l’extrait obtenu renferme une multitude de molécules. Y-a-t-il synergie entre celles-ci? Y-a-t-il atténuation des effets toxiques par l’association de ces molécules (qui justifierait en partie le mélange de plusieurs plantes dans une recette...)? Ces diverses questions méritent d’être posées. Mais dans un premier temps, compte tenu de l’urgence et de la demande (en effet 80% de la population africaine a comme unique ressource la médecine traditionnelle pour se soigner), nous proposons cette méthode simple à divers centres de médecine traditionnelle africaine pour la mise à l’épreuve des préparations antitussives, antiasthmatiques.

Actuellement, quelques extraits en provenance du Burkina Faso, du Mali et du Zaïre ont été soumis à notre test. Nous souhaitons que d’autres centres de médecine traditionnelle emboîtent le pas et que, d’une part, ils nous envoient les plantes (ou les extraits)à étudier sur ce modèle, et, d’autre part, que d’autres méthodes de recherche compatibles avec la médecine traditionnelle soient mises au point par les Africains pour non seulement exploiter au mieux la diversité de notre environnement mais aussi pour rendre aux Africains la confiance que mérite la recherche des tradipraticiens.

Mots-clés

plante médicinale, valorisation des savoirs traditionnels, médicament, médecine traditionnelle, biodiversité


, Burkina Faso, Mali, Zaire

Notes

Cette étude fait partie de travaux de thèse (en préparation)du Dr KASONIA Kakule à la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Liège, Bât. 41 B 4000 Sart Tilman-Liège.

SPAE: sous-réseau PRELUDE "Santé, Productions animales, Environnement"

Source

Littérature grise

KASONIA, Kakule, PRELUDE-SPAE

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