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Le programme pour une presse libre et responsable à Ekaterinbourg

Un exemple de mobilisation pour un quatrième pouvoir efficace

Eléna VOLYNKINA

09 / 1996

L’idée de mettre en place un programme pour une presse libre et indépendante est apparue en décembre 1994 au sein d’un groupe de jeunes journalistes, historiens, politologues et sociologues russes et américains. Le programme rassemble de jeunes journalistes et toutes les personnes sensibles aux problèmes rencontrés par les médias en Russie et tout particulièrement dans la région de l’Oural, qui souhaitent que les médias soient réellement libres et redevables seulement à leurs lecteurs, auditeurs, spectateurs.

C’est autour du club de l’Unesco "Constantin Konkonv" que le programme s’articule. Dans ce cadre pour la première fois dans l’Oural un journal electronique "le messager de l’Oural" est édité sur le World Wide Web. Des séminaires de refléxion abordant des thèmes tels que la liberté de la presse, l’éthique et le professionnalisme sont régulièrement organisé pour les jeunes journalistes. L’objectif du programme est de contribuer au développement d’une presse libre et démocratique en Russie en confrontant les futurs journalistes aux meilleurs représentants du journalisme russe et des autres pays, tout en mettant l’accent sur le nécessaire dialogue entre les représentants du pouvoir, les médias et le public.

Le programme est financé grâce à une bourse du Fond pour le soutien de la démocratie (USA). Les différents partenaires de ce programme sont : l’Université d’Etat de l’Oural UEO, la faculté de journalisme de l’UEO, le centre russo américain d’information sur la presse, le consulat des Etats-Unis à Ekaterinbourg. Différentes associations et organisations de journalistes sont associées au programme : le syndicat des journaliste d’Ekaterinbourg, l’association des anciens de la faculté de journalisme de l’UEO, le fond pour la liberté (USA), Reporters sans frontières (France), le fond pour la défense de la Glasnot (Moscou), Le Washington Post (USA).

La première table ronde a eu lieu en mars 1996 sur le thème "Une nouvelle époque pour une nouvelle presse.". Elle rassemblait différents journalistes de la télévision et de la presse écrite et 6 intervenants : Boris Lozovski doyen de la fac de journalisme de l’UEO et président du syndicats des journalistes d’Ekaterinbourg, Robert Guldin rédacteur en chef du journal "GW" de l’université Georges Washington, SergueÏ Plotnikov représentant du fond pour la défense de la Glasnost, Elena Markielova du service de presse de gouvernement de l’oblast de Sverdlovsk, Vladimir Dolmatov rédacteur en chef du journal "Rodina" et Igor Michine directeur général de "Canal 4" principale chaîne régionale. La discussion s’est rapidement engagée sur le problème se la liberté de la presse. A la lumière de l’expérience de Robert Guldin, les intervenanst ont mis en avant l’existence non seulement d’une censure gouvernementale à laquelle les journalistes russes sont souvent confrontés, mais aussi l’existence d’une censure privée qui correspond à la défense d’intérêt purement privés comme éviter de révéler un scandale dans les colonnes du journal de l’université pour ne pas effrayer les donateurs éventuels. Igor Michine a souligné le fait que cette censure privée doit jouer aussi au niveau de la moralité et de la conscience des journalistes pour éviter les articles à scandales. Or cette acceptation du sens de censure privée est en fait la notion d’éthique journalistique. Le second thème débattu fut celui du traitement objectifs des faits par rapport à la culture spécifique des journalistes russes. Madame Markielova a insisté sur le manque de professionalisme des journalistes russes dans leur recherche et le recoupage des informations. Enfin les participants ont fait part de leurs préoccupations quant à la sécurité des journalistes libres et indépendants. Ce problème de l’intégrité physique des journaliste et du respect de leur travail est aïgu, en effet de nombreux journalistes sont victimes de manoeuvres d’intimidation certains vont jusqu’à payer de leur vie leur conscience professionnelle. Cette situation a conduit l’université a créé un cycle de formation sur le métier de journaliste dans les situations extrêmes.

Pendant plus de 3 heures ces personnes venant d’un même milieu mais dont les objectifs étaient variés voir en situation de concurrence, ont accepté de discuter dans une atmosphère de confiance et de franchise de l’avenir de leur profession, pari qui n’était pas gagner d’avance. Cette expérience devrait se renouveller tous les mois, gageons qu’elle permettra le maintient d’un dialogue constructif entre les différents acteurs du monde médiatique ouralien.

Mots-clés

éthique des médias, journalisme, liberté de la presse, journaliste


, Russie, Oural, Ekaterinbourg

Commentaire

L’effondrement du communisme a libéré les médias russes. Libération toute relative certes mais qui conduit à une remise en question du rôle et travail des journalistes. Entre la censure gouvernementale et le poids des potentats locaux les journalistes ont bien du mal à voir où se situe leur marge de manoeuvre.

Notes

Pour toute information complémentaire contactez, Elena Volynkina, Program for a free and responsible press, USU, pr. Lenina 51, 620083 Ekaterinburg, RUSSIA. Tel/Fax : 7/ 3432 55 74 92 ou tel : 7/ 3432 55 73 81, 5670 39. E-mail : mss@lyceum.urgu.e-burg.su

Source

Texte original

Association France Oural - 14, rue des Tapisseries, 75017 Paris, FRANCE - Tél : +33 (0)1 46 22 55 18 / +33 (0)9 51 33 55 18 - Fax : +33 (0)9 56 33 55 18 - France - www.france-oural.org - franural (@) free.fr

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