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Charte de la coopération scientifique et technique et des transferts de technologie

Texte adopté en 1981 par le conseil exécutif de la Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques

Jacques POULET MATHIS

02 / 1998

Après un préambule sous forme d’exposé des motifs, la charte formule des propositions qui sont des réponses à des questions issues de la pratique quotidienne. Ces propositions s’appuient sur la conviction qu’il existe des domaines précis ou les chercheurs, ingénieurs ou techniciens peuvent faire quelque chose de particulier et d’efficace.

1 - Agir pour éliminer les aspects négatifs liés aux transferts de technologie.

Les pays développés doivent assurer aux autres pays le libre accès à la technologie moderne.. Le transfert de technologie doit être intégré aux réalités locales afin de prévenir de possibles conséquences négatives, économiques, sociales ou culturelles... Les autorités des pays concernés doivent prendre l’avis des ingénieurs, scientifiques et techniciens de ces pays dont la formation doit permettre une réelle maîtrise technologique. L’action contre l’exode des cerveaux doit être renforcée..

-Objectifs à long terme. Les ingénieurs, techniciens et scientifiques, tant des pays exportateurs que des pays acheteurs de technologie, devraient intervenir dans un sens général qui tende à réduire plutôt qu’agrandir la distorsion entre l’outil de production, sans cesse plus sophistiqué, et la main d’ oeuvre, menacée de déqualification, à mettre la technologie au service du développement économique et social.. Une telle intervention peut se manifester

- par l’opposition à une spécialisation technologique confinant le pays dans les secteurs de production banale

-par la recherche d’un équilibre entre les technologies répondant à d’importants besoins dans les pays en voie de développement (qui, souvent, intéressent peu les vendeurs des transnationales)et les technologies de pointe sans lesquelles les ingénieurs, scientifiques et techniciens de ces pays ne peuvent devenir des interlocuteurs d’égal à égal avec les représentants des pays exportateurs..

-par le développement des possibilités de technologies "alternatives" négligées ou repoussées par les transnationales lorsque cela menace leur domination

-par l’adaptation des équipements productifs importés à leur environnement (création du réseau de services et d’activités indispensables à leur bon fonctionnement..)

- par l’adaptation ou la modification des spécifications et des normes des matériels importés pour les rendre compatibles avec les autres matériels utilisés

-par l’intégration la meilleure possible des technologiques et savoirs-faire traditionnels dans le développement technologique d’ensemble.

-Objectifs immédiats. S’assurer que du matériel ne soit pas livré s’il n’est pas couvert par des services de maintenance et d’assistance. Exiger des contrats complémentaires pour la formation et l’assistance technique.. etc..etc..

2- Pousser à l’insertion des transferts de technologies dans une réelle coopération

Lorsqu’ils participent à un transfert de technologie, les ingénieurs, scientifiques et techniciens doivent exiger que des accords parallèles entre gouvernements permettent la création d’une infrastructure de recherche en liaison avec ce transfert. Tout contrat d’équipement conclu entre deux entreprises particulières devrait tendre à devenir une composante d’une politique d’ensemble de coopération bilatérale et multilatérale. Lorsque des difficultés surgissent dans la mise en oeuvre d’un accord de coopération scientifique, technique ou technologique, les ingénieurs, scientifiques et techniciens devraient pouvoir, en tant qu’ opérateurs de ces accords" contribuer à aplanir ces difficultés etc.

Mots-clés

transfert technologique, coopération technologique, formation de cadres


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Commentaire

Sans doute cette "charte" date-t-elle un peu et ses exigences ne sont peut-être pas toujours compatibles entre elles et avec la réalité; mais elle témoigne de la sensibilité ancienne des ingénieurs, scientifiques et techniciens aux difficultés de mise en oeuvre de transferts de technologies qui soient vraiment bénéfiques pour les pays de destination.

Notes

Contact : FEDERATION MONDIALE DES TRAVAILLEURS SCIENTIFIQUES (World Federation of Scientific Workers) 40 Goodge Street, London WIP 1FH, U.K.

Source

Présentation d’organisme ; Document audio ; Document vidéo

FEDERATION MONDIALE DES TRAVAILLEURS SCIENTIFIQUES, 1981 (France)

FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme) - 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 14 75 75 - Fax 33 (0)1 43 14 75 99 - France - www.fph.ch - paris (@) fph.fr

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