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Sauvegarder l’écosystème du Golfe de Guinée

Un projet régional de gestion et de restauration environnementale

Koffi KINIKPOR

02 / 1999

Mobiliser autour d’un vaste projet régional plusieurs pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (au départ : Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Nigeria et Cameroun)avec l’appui technique et financier de diverses institutions internationales spécialisées. C’est le défi qui est en train d’être relevé depuis 1995 à travers le Projet du Grand Ecosystème Marin du Golfe de Guinée (PGEMGG), plus connue en anglais sous l’appellation " The Gulf of Guinéa Large Marine Ecosystem GOG-LME)Project ". Il s’agit, à ce jour, du premier plus vaste projet régional de protection marine en Afrique. Coordonné sur le plan technique par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI)et financé principalement le Fonds Mondial de l’Environnement (FEM), le projet vise à restaurer et à protéger durablement les ressources naturelles, en particulier la qualité de l’écosystème marin des pays du Golfe de Guinée. En clair, ce projet doit faciliter à ces pays des mesures et des moyens propres à lutter contre les pollutions à contrer l’érosion côtière, à préserver la flore marine côtière (telle que les forêts de mangrove)qui favorise la protection, l’alimentation et l’éclosion de la faune marine. Ces actions permettront d’accroître la quantité de poissons disponible et procurer un environnement côtier plus vivable, améliorant ainsi les conditions de vie à plus de 150 millions d’habitants de cette région.

Au cours de la première phase du projet débutée en 1995, les principaux partenaires scientifiques, gouvernementaux et non-gouvernementaux ont abouti à un consensus sur les voies et moyens de restaurer l’environnement côtier, notamment les dommages causés à la mangrove ainsi que par l’érosion côtière. Puis, en Janvier 1998, le symposium international tenu à Abidjan sur ce projet a permis d’adopter le plan de la deuxième phase, qui vise à restaurer la qualité des eaux côtières, reconstituer les stocks de poissons et autres ressources vitales. Environ 350 scientifiques, techniciens et gestionnaires des ressources, des six pays du Golfe de Guinée (mentionnés plus haut)participent activement au projet, avec l’appui de l’ONUDI, du FEM, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), de la Banque Africaine de Développement (BAD), de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), de la Banque Mondiale, de l’Administration nationale des Océans et de l’Atmosphère (NOAA)des Etats Unis d’Amérique, ect. Parmi les atouts de ce projet, on peut citer :

-la volonté commune des six pays de mener à bien cette initiative ;

-la mise en place et le renforcement du réseau de partenariat entre institutions de recherches gouvernementales et non gouvernementales ;

- la nécessaire mobilisation et implication des populations concernées pour préserver et améliorer leur cadre de vie, de production des communautés de base à tous les niveaux, concernant l’impérieuse nécessité de sauvegarder le cadre de vie et les ressources côtiers et marins pour les générations futures.

D’après l’un des consultants de l’ONUDI, chargés du projet, ce dernier contribuera aussi à renforcer la sécurité alimentaire, dans la mesure où le poisson fournit environ la moitié des protéines aux populations côtières. Le projet permettra également de contrer l’érosion côtière qui fait disparaître 50 mètres de terres chaque année dans certaines zones du Golfe de Guinée. Bien plus encore, les résultats positifs de ce projet serviront de référence pour d’autres régions d’Afrique telle l’Afrique australe (Angola, Namibie et Afrique du Sud)baignée par le courant marin du Benguela, ainsi que la Côte de l’Afrique de l’Est.

Mots-clés

ressources naturelles, écosystème marin, lutte contre l’érosion, protection de l’environnement, protection des espèces animales, protection des espèces végétales


, Afrique subsaharienne

Commentaire

Puisque certains problèmes environnementaux ont des répercutions sur plusieurs pays du Golfe, il est salutaire que des concertations et des programmes se mettent en place à l’échelle régionale Guinée, permettant ainsi des échanges d’expériences et de moyens d’action. L’écosystème marin constitue l’une des grandes préoccupations communes à cette zone où la prise de conscience se fait jour au niveau des pays et des institutions internationales.

Outre les institutions déjà impliquées dans le PGMGG, nous tenons à mentionner l’Union Européenne qui apporte déjà des appuis à d’autres projets et initiatives dans ce domaine (lutte contre l’érosion côtière, restauration de la flore et de la faune marine, information environnementale, etc.).

Enfin, il est indispensable que ces projets aient un impact réel et durable sur les communautés locales, d’où la nécessité d’impliquer ces dernières à toutes les étapes.

Source

Publications de l'ONUDI (Vienne)et de l'ONG Friends of the Earth (Ghana),1998.

GARED (Groupe d’Action et de Recherche en Environnement et Développement) - BP 30562, Lomé, TOGO. Fax (228) 21 0915. - Togo - gared (@) togo-imet.com

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