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Les contraintes dans la réalisation des actions de coopération

Absence de marges de manoeuvres

Blandine ESSONO BINDANGA

02 / 1999

Le Projet Pôle de Développement Rural (PPDR)de Sa’a est né à la suite de la signature de la convention entre Bruxelles et Yaoundé en Juin 1991 et entre en activité dès 1992. Jusqu’en 1996, ce projet était financé par le FED et piloté par deux Coordinateurs. L’ un des Coordinateurs avait une grande flexibilité dans l’utilisation de ces fonds, de telle manière qu’une ligne de budget non utilisée dans un poste pouvait être affectée à un autre poste si le besoin se faisait sentir. Cette affectation des fonds se faisait aussi, d’un pôle à un autre. Ceci permettait de résoudre un certain nombre de problèmes sur le terrain et rendait leur action efficace.

Depuis 1997, les fonds alloués au projet ne proviennent plus seulement du Fond Européen de Développement(FED), mais aussi du Fond STABEX .Les deux fonds sont répartis comme suit :

* Le Fond Européen de Développement supporte les frais de fonctionnement.

* Tandis que le Fond STABEX ne finance que les actions.

Ce dernier est caractérisé par sa rigidité à la différence du premier. Il ne permet donc pas de fluidité possible au niveau des lignes budgétaires et aucun dépassement n’est autorisé. L’introduction du Logiciel TOMPRO permet de mieux contrôler cette situation.

Ce nouveau contexte réduit considérablement la capacité d’intervention des responsables sur le terrain, selon l’un des Coordinateurs, qui a fait face l’année dernière à une situation ou il ne pouvait satisfaire les besoins des bénéficiaires alors qu’il y avait des moyens. Il s’agit du cas de financement des intrants dans les cases communautaires ; la difficulté de mobiliser la contribution des bénéficiaires a retardé le lancement de ce projet. Par contre, la demande au niveau du volet construction des latrines-douches était plus forte. Mais le coordinateur ne pouvait pas utiliser les fonds prévus pour l’approvisionnement en intrants bien que par ailleurs selon lui, il disposait d’un reliquat de l’exercice antérieur.

Mots-clés

politique internationale, coopération UE ACP, développement rural, projet de développement, FED


, Cameroun

Commentaire

Certes la rigidité observée dans la gestion des fonds STABEX limite la marge de manoeuvre de ceux qui exécutent le projet sur le terrain, mais elle permet également de contrôler les actions réalisées dans les limites prévues par le budget et conformément aux objectifs du projet.

Alors comment trouver le juste milieu entre la nécessité d’une souplesse pour permettre une marge de manoeuvre aux exécutants du projet et l’exigence de contrôle ? C’est là tout l’enjeu.

Notes

Entretien avec Responsables du projet Pôle de Développement Rural de Sa’a.

[Fiche produite dans le cadre du débat public "Acteurs et processus de la coopération", appelé à nourrir la prochaine Convention de Lomé (relations Union Européenne/Pays ACP). Lancé à l’initiative de la Commission Coopération et Développement du Parlement Européen et soutenu par la Commission Européenne, ce débat est animé par la FPH.]

Source

Entretien

CANADEL (Centre d’Accompagnement de Nouvelles Alternatives de Développement Local) - BP 3799 Yaoundé. CAMEROUN. Tél. : (237)221 31 40 / 200 38 74 - Fax : (237) 220 55 20 - Cameroun - www.canadelcam.org - contact (@) canadelcam.org

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