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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Consolider le réseau des journalistes de la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest

Aliou SALL

10 / 1999

Le réseau a tenu sa session annuelle les 30, 31 mars et 1er avril 1998 à Abidjan. Le thème de la rencontre était : « Partenariat Nord/Sud, problèmes et défis pour l’Afrique de l’Ouest ».

A l’intérieur de ce thème, trois sujets ont été développés sur :

  • L’avenir de la convention de Lomé.

  • Les accords de Pêche et l’avenir de la Convention de Lomé.

  • La Mondialisation des relations commerciales et le marché africain du poisson.

Des discussions fructueuses ont suivi les exposés. Elles ont témoigné non seulement du chemin parcouru par les journalistes, anciens membres du réseau, mais aussi du bon niveau des nouveaux.

Quand on sait qu’il y a encore deux ans, aucun de ces journalistes ne s’intéressait au secteur de la pêche artisanale et que la première session du réseau tenue en janvier 1996, a été marquée par une certaine morosité des débats, on comprend mieux le grand pas qui a été franchi.

En effet, à Abidjan 1998, malgré la spécificité et la complexité des sous-thèmes développés, nous avons participé à des débats enrichissants entre des journalistes professionnels, spécialisés dans la pêche artisanale. C’est le lieu de féliciter les nouveaux journalistes professionnels qui ont rejoint le réseau. Ils se sont montrés à la hauteur du travail qui les attend. C’est aussi le moment de reconnaître combien l’identification de ces journalistes a été menée de façon professionnelle et sans complaisance.

Nous n’en sommes qu’à douze pays sur les seize que compte la région, mais déjà, un constat. Le constat qu’aujourd’hui, non seulement les activités menées dans le cadre du programme sont couvertes par ces journalistes dans les pays respectifs, mais aussi, ils consacrent de plus en plus de temps à la couverture des événements marquants de la pêche de façon générale. Le réseau de journalistes a considérablement contribué à la sensibilisation des populations ouest africaines aux problèmes de la pêche. En réalité, ces dernières consomment beaucoup de poissons, mais ignorent les principaux défis auxquels sont confrontées les communautés de pêcheurs. N’est-ce pas à partir de la constitution du réseau que ces populations ont commencé à prendre acte de l’épuisement des ressources halieutiques ?

Nous assistons donc à l’émergence d’une nouvelle catégorie de spécialistes de la communication qui acquièrent, petit à petit, une expertise, leur permettant de faire des analyses approfondies de certains problèmes du secteur.

Reste à avoir l’adhésion des journalistes non membres du réseau, présents dans chacune des rédactions des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Comment les intéresser vraiment à la cause de la pêche artisanale ? L’argent, le « nerf de la guerre » comme on l’appelle communément, suffira-t-il à les convaincre qu’il y a là une cause juste et noble à défendre ? Comment toucher leur fibre sensible pour qu’ils se jettent à l’eau du poisson ?

L’initiative de la dernière rencontre d’Abidjan où des journalistes des rédactions locales ont été invités à participer à la session est un début novateur et prometteur, car les neuf journalistes ivoiriens qui ont participé aux discussions aux côtés des membres du réseau ont affirmé avoir beaucoup appris.

Mots-clés

pêche, pêche artisanale, presse, journaliste, influence des médias, rôle des médias, information


, Sénégal

Commentaire

L’expérience va être renouvelée en 1999 dans le pays qui accueillera la rencontre, désormais tournante. Peut être allons-nous y impliquer des responsables d’organes de presse. N’est-ce pas eux les vrais décideurs des contenus des médias ? Les toucher ouvrira certainement davantage les espaces des journaux et les ondes des radios et des télévisions à la pêche artisanale

L’argent peut faire beaucoup nous le savons. Mais, nous sommes convaincus que toucher la conscience pour l’adhésion à une cause noble est encore mieux. Ce n’est pas de la politique, c’est du développement.

Notes

Aliou Sall est socio-anthropologue, spécialiste de la pêche. Il est aussi le secrétaire exécutif du Credetip.

Source

Texte original

CREDETIP (Centre de Recherche pour le Développement des Technologies Intermédiaires de Pêche) - B.P. 3916 Dakar SENEGAL - Tél. : (221)821.94.62 - Fax : (221)821.94.63 - Sénégal - credetip (@) sentoo.sn

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