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Montpellier fait du développement durable un atout pour le 21e siècle

01 / 1999

Ville prestigieuse déjà au Moyen Age, carrefour d’échanges intellectuels et commerciaux avec tous les pays de la Méditerranée, Montpellier a l’ambition de devenir un modèle en matière de développement durable. C’est dès 1977, dans un contexte de croissance démographique exceptionnel, que des grands objectifs en matière d’urbanisation, engageant l’avenir de la cité et de son agglomération (350 000 habitants)ont effectivement vu le jour à travers "La Charte d’Urbanisme". Elle énonçait trois exigences majeures qui serviront de fil conducteur aux différentes politiques qui seront mises en oeuvre : 1. construire une ville humainement équilibrée en rapprochant logements et emplois, 2. construire ensemble avec les citoyens, 3. élaborer un urbanisme efficace.

C’est sur la base de cette Charte que la Ville a mené une politique volontariste d’aménagement urbain : organisation de réunions de quartiers où les habitants ont pu exprimer leurs souhaits, création d’équipements de proximité, élargissement du centre-ville, création de nouveaux quartiers à côté des quartiers existants...Le Plan d’Occupation des Sols (POS)a mis fin aux principes du développement urbain par rayons concentriques entraînant l’asphyxie du centre-ville livré à la voiture individuelle. Au contraire, l’idée maîtresse du projet de ville a été d’ordonner le développement urbain le long d’un axe fort porteur d’activités regroupant les grands équipements urbains (culturels, hospitaliers, sportifs, parcs, universités, grandes écoles)et les nouveaux quartiers à l’est de la ville le long du Lez. C’est sur cet axe que peuvent se construire, aujourd hui, les 15 km de la ligne de tramway. Elle mettra plus de la moitié de la population à moins de 30 minutes du centre historique !

Une Charte de l’Environnement qui indique la voie au développement durable

En 1992, la Ville s’engage dans une vaste procédure avec l’Etat, les associations et les partenaires institutionnelles pour élaborer une Charte de l’Environnement. Elle voit le jour en décembre 1994, après une large consultation. Ses grands axes sont : 1. la maîtrise et la valorisation de l’espace urbain et du paysage, 2. l’écomobilité (concept qui consiste à combiner l’ensemble des modes de déplacements mis à la disposition des citoyens). 3. la maîtrise et la valorisation des ressources naturelles, 4. l’éducation à l’environnement, 5.des outils et des indicateurs de l’environnement.

Il importait aussi de s’intéresser au social : dans chaque quartier, ont été développés tous les équipements de proximité et de bien-être : parcs, jardins, squares, crèches, Maisons Pour Tous, gymnases... De grands efforts de sensibilisation et d’éducation à l’environnement ont été déployés en direction des scolaires et du public. En 1984 fut mis en place un Atelier Permanent d’Initiation à l’Environnement Urbain, puis par la suite une Maison de l’Environnement ainsi qu’une Maison des Tiers-Monde.

Par ailleurs, Montpellier participe activement au programme Life sur les indicateurs de l’environnement.

Le tram et le vélo au centre de "l’écomobilité"

Le concept de "l’écomobilité" initié par la Ville de Montpellier devra favoriser une ville plus compacte, mixte et solidaire. La mise en service de la première ligne de tramway, en septembre 2000, en constituera un élément très important.

Deux autres lignes sont en cours d’études. Le tram renforcera de manière décisive le développement des transports en commun. Il contribuera aussi à la poursuite d’autres grands objectifs": le développement social des quartiers desservis, la requalification des quartiers d’urbanisation récente, le développement de la technopole, la continuation de la ville vers l’est...Le terminus sera en liaison directe avec la future gare TGV et la zone d’activités ludiques et commerciales "Odysséum". Le projet a été adopté à l’unanimité des 15 communes du District en juillet 95, après avoir été l’objet d’une vaste concertation qui comprenait, entres autres :

·une exposition publique, et l’ouverture d’un registre de suggestions,

·la création d’un centre d’informations permanent,

·des réunions publiques dans les quartiers de la ville,

·une réunion de la commission extra-municipale d’urbanisme,

·des réunions avec les Chambres consulaires,

·des voyages d’études avec les habitants...

Le tramway relie tous les modes de transport. Sur 28 stations, 14 sont en correspondance directe avec les réseaux de transports en commun urbains et interurbains"; 15 sont situées au voisinage d’un parking et toutes sont équipées d’emplacements pour les vélos. La station "gare" de la SNCF, véritable pôle d’échanges multimodal, assurera la liaison entre les voitures, les bus, les cars et les trains. En redistribuant le réseau de bus, de nouvelles dessertes seront renforcées et créées dans le District.

Le tramway oblige à repenser les plans de circulation et à mieux repartir l’espace entre les utilisateurs : pour les voitures, choix d’itinéraires évitant le centre-ville tout en privilégiant l’accès et le stationnement pour ceux qui ont le désir ou le besoin de s’y rendre ; pour les piétons et les vélos : redistribution de la circulation dans la zone centre notamment en terme de sécurité.

A Montpellier, le vélo est reconnu comme un transport à part entière. Des voies cyclables accompagneront la ligne sur 11 km. Tous les arrêts offriront des emplacements de parkings et quelques stations proposeront des parcs gardés ainsi qu’un ticket unique comprenant le trajet aller-retour et le service de gardiennage. Il sera également possible de loger les vélos dans les rames.

La gestion différenciée des espaces verts

Il s’agit d’un type de gestion spécifique, qualitative qui est approprié aux catégories d’espaces-verts, car chaque espace a un niveau d’entretien en fonction de sa nature, sa situation, sa fonction. La gestion différenciée nécessite moins d’engrais, moins de produits phytosanitaires. Elle permet d’utiliser les produits de la station de compostage des déchets végétaux gérée par la ville. Elle permet la réintroduction d’espèces méditerranéennes économes en eau et en entretien. La gestion différenciée demande un nouvel état d’esprit et un changement d’attitude à tous les niveaux. Outil de développement durable, cette gestion s’intègre dans un projet qui considère la ville comme un écosystème.

Mots-clés

développement durable, transport urbain, aménagement urbain, développement urbain, politique de la ville, urbanisme


, France, Montpellier

dossier

Villes et développement durable : des expériences à échanger

Les Agendas 21 des villes en France

Notes

Cette fiche est le résumé d’une présentation pour la Conférence Euro-Méditerranéenne des Villes Durables, à Séville, le 21, 22, 23 janvier 1999. Contact : Monsieur Morales, Délégué à l’Ecologie, Mairie de Montpellier, 1 place Francis Ponge, 34064 Montpellier, cédex 2, Tel : 04 67 34 73 58, Fax : 04 67 34 72 25. La Ville de Montpellier a été récompensée pour ces efforts en obtenant le label Européen des Villes Durables à Lisbonne en octobre 1996.

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,…

Mairie de Montpellier, Conferencia Euro-Mediterranea, Sevilla 99, 1999 (France)

CEDIDELP (Centre de Documentation Internationale pour le Développement les Libertés et la Paix) - 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris, FRANCE - Tel 33 (0) 1 40 09 15 81 - France - www.ritimo.org/cedidelp - cedidelp (@) ritimo.org

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