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L’accompagnement des créateurs d’entreprises

(Pratiques des financiers de proximité)

Pierre Yves GUIHENEUF

04 / 1999

L’accompagnement des porteurs de projets a pour but de rendre possible son financement et de contribuer à rendre durable l’activité. Un certain nombre d’associations présentent ici leurs pratiques : l’Association pour le droit à l’initiative économique, Cré-entreprendre, Nouvelle économie fraternelle, des Clubs d’investissements pour une gestion alternative et locale de l’épargne, Autonomie et solidarité, etc. Sur la base de 21 fiches d’expériences présentées dans ce document, il est possible de dégager les éléments de synthèse suivants :

1. L’accueil.

Les porteurs de projets sont conduits auprès de ces associations par divers canaux (ANPE, boutiques de gestion, presse ou télévision, etc.). Après un entretien initial, le porteur de projet est invité à constituer un dossier, beaucoup d’organismes soumettant dès ce moment leur appui au respect de critères divers (domaine d’activité, statut du demandeur, etc.). Peu d’entre elles vont le voir chez lui ou sur le lieu de sa future activité, ce qui semble cependant apporter des éléments décisifs sur la crédibilité du projet.

2. L’instruction du dossier

En général, le demandeur est invité à présenter son projet, puis peut être aidé par un "parrain". Le dossier est ensuite examiné par un comité (experts, banquiers, entrepreneurs, membres de l’organisme d’appui, etc.). Les modalités diffèrent quelque peu d’un organisme à l’autre, mais ceux-ci accordent en général une grande importance à la personnalité du créateur, à sa situation de précarité, aux appuis dont il peut disposer dans un cercle familial ou amical, parfois à la plus-value apportée par le projet.

3. Les prêts

Certains organismes consentent des prêts aux porteurs de projets. Les conditions d’attribution et la forme des aides varient cependant. Certains organismes prennent une participation au capital de départ (1/3 en général)et accordent un apport en compte courant (2/3). La somme totale varie de 20.000 à 100.000 F. Quelques organismes fournissent des prêts d’honneur sans intérêt ni garantie. Certains demandent une caution, d’autres pas.

4. Le suivi des projets

La majorité des organismes présentés ici proposent un suivi, généralement assorti au contrat de prêt. L’entrepreneur fournit régulièrement des indications - notamment comptables - sur la marche de son activité. Un "parrain" le conseille et lui fournit un soutien moral. En cas de difficulté, celui-ci ou un expert peut se déplacer. Certains organismes avouent des difficultés et souhaitent renforcer leur suivi. Cependant, certains organismes demandent un suivi insuffisant, ne le font pas respecter ou même ne demandent rien. Plusieurs d’entre eux estiment que cet aspect de leur action doit être amélioré. Un suivi trop ponctuel peut en effet contribuer à l’échec d’un projet.

Mots-clés

lutte contre l’exclusion, crédit, insertion professionnelle, financement alternatif, création d’entreprise, évaluation de projet, petite et moyenne entreprise, projet de développement


, France

Commentaire

Les 21 fiches d’expériences présentées dans ce document proviennent des organismes suivants : ADIE (Aquitaine, Bretagne, Essonne), Airdie (Montpellier), Autonomie et solidarité, Cigales (Arc en ciel, Bordeaux, Chemin Vert), Cré-entreprendre, FGIF, Germinal, Herrikoa, NEF (Bordeaux, Paris), fondation Nord-Entreprendre, Racines, SIFA, Secours catholique, SOLIDEC (Nord Pas de Calais et Paris).

Source

Livre

EPICEA, L'accompagnement des créateurs d'entreprises. Pratiques des financiers de proximité, Charles Léopold Mayer in. Document de travail, 1996 (France), n° 93

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