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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

La réunion de Jonquière sur la gestion des territoires, ou le processus lent de la constitution d’un réseau

Pierre VUARIN, Lydia NICOLLET

09 / 1998

Cette réunion a été réalisée à Jonquière, au Québec, en septembre 1997. Elle était centrée sur la gestion des territoires. La FPH était à l’initiative de cette rencontre et en avait la responsabilité. L’objectif était de réunir des membres de l’Alliance pour un monde responsable et solidaire intéressés par cette question et voulant travailler dans ce chantier de

travail, qui était encore en ébauche, pour lancer une dynamique et créer, à l’issue de cette rencontre, un réseau d’échange d’expériences international. La réunion a été par Pierre Calame, avec l’aide de Lydia Nicollet parce qu’une rencontre importante sur le thème du développement durable était programmée au Québec (réunion NIKAN). Les organisateurs de cette réunion NIKAN avaient invité Pierre Calame pour une intervention. C’était l’occasion de rassembler le chantier de travail de l’Alliance en parallèle, et de faire connaître l’Alliance aux participants de NIKAN.

Un dossier préparatoire a été constitué avec des textes de réflexion et d’expérience sur la gestion des territoires. Ce document a été envoyé en anglais et en français, juste avant la rencontre aux participants. L’intérêt était double : les participants se sont impliqués avant même la réunion, cela a permis à chacun de structurer ses propres idées, et la lecture de ce dossier avant la rencontre a permis à chacun de connaître le profil et l’expérience des autres invités. Cela a donc permis de gagner beaucoup de temps pendant la réunion et de plonger plus rapidement dans le sujet. Certains de ces textes ont par ailleurs ensuite été utilisés pour faire des fiches d’expérience, et donc pour alimenter le réseau d’échange qu’il fallait monter.

Pierre Calame animait cette réunion. L’intensité du travail a été forte, même parfois excessive selon certains participants. Il existait des différences de rythmes, dans le groupe. Ce groupe, restreint (15 personnes), était composé d’Asiatiques, d’Européens, d’Africains, de Latino-Américains et de Nord-Américains. Ces personnes étaient connues directement ou

indirectement par Pierre. C’était donc un groupe construit sur la base d’une certaine confiance.

Pendant la réunion a été organisé un atelier d’écriture pour que les invités rédigent des fiches d’expériences : Ina Ranson expliquait la méthode de rédaction et les aspects techniques de la démarche. Le résultat de cet atelier d’écriture a été moyen, sans doute du fait du rythme de la réunion et du manque de convivialité des aspects techniques de DPH (Dialogue pour le

Progrès de l’Humanité)s’ils sont abordés avec trop peu de temps et dans une ambiance de tension intellectuelle. Mieux vaut peut-être, dans un tel contexte, passer à l’écriture sur traitement de texte sans aborder les aspects un peu complexes. A l’issue des débats il a été décidé de créer un réseau d’échanges d’expériences et de réflexions sur le sujet. Là a été la réussite de l’atelier d’écriture DPH, qui a été l’occasion de montrer l’intérêt d’une telle base de données et de son fonctionnement. Une personne et un comité de coordination ont été désignés pour monter ce réseau. Mais ce projet s’est endormi après la rencontre. L’animateur était surchargé de travail, il n’a pas assumé son rôle. Etait-ce la bonne personne ? Pour animer un réseau, faut-il prendre la personne la plus calée sur le sujet, et bien souvent la moins disponible, ou ne vaut-il pas mieux choisir quelqu’un qui a des compétences de médiation, d’animation et du temps pour le faire ? Il aurait sans doute aussi fallu prévoir des moyens pour ce suivi. Mais c’est toujours un travail de longue haleine, et ce réseau va prendre progressivement forme à moyen terme, d’autant qu’Ina Ranson a consacré du temps à la rédaction et collecte de fiches d’expériences qui a abouti à un très bon document sur le sujet (cf. DF 107, publication FPH).

Cette réunion se situait au Québec, elle a donc été organisée à distance par la FPH, qui faisait le lien permanent depuis Paris, avec les invités d’un côté, et les organisateurs sur place. Cette opération a bien fonctionné mais il faut bien en noter les conditions : La FPH a pu s’appuyer sur un professionnel très efficace sur place, qui avait en charge la logistique de la rencontre de NIKAN. C’est donc lui qui a pu les informer sur les transports, le logement, les repas... Ils étaient quotidiennement en relation, et il fallait vérifier, d’un côté avec lui, et de l’autre avec les invités (le lien direct entre eux était impossible, le contact au Québec n’était pas censé jouer ce rôle), plusieurs fois de suites, tous les aspects de la logistique : depuis les billets d’avion jusqu’aux visas en passant par le choix des duos dans les chambres (ronfleurs ensembles...). Le fait que la même personne s’occupe de cette médiation et participe à la réunion a par ailleurs donné une continuité dans cette relation avec les participants. Elle était

sur place également en charge des aspects logistiques du groupe.

Lydia s’est par ailleurs occupée de l’interprétation sur place, avec une équipe de deux autres intreprètes. Elle a, pour former cette équipe, trouvé des personnes non professionnelles mais très compétentes et directement intéressées par le thème de la rencontre. Le coût a donc été très bas : semi bénévolat de l’équipe et matériel de traduction de la FPH (mallette avec micros et casques). Cette mallette nécessite une attention particulière : Lydia est devenue comme elle le dit "la mémère à sa mallette". Cette traduction s’est donc réalisée en salle, sans cabine : les traducteurs pouvaient intervenir pour ralentir ou faire préciser certains mots ou certaines idées quand celles-ci n’étaient pas comprises. Cette ambiance informelle et l’intérêt partagé du thème de travail a permis une bonne relation entre les interprètes et les participants.

Mots-clés

méthodologie, réseau d’échange d’expériences


, Canada, Québec

Commentaire

Le rythme de la rencontre a permis de produire beaucoup de choses, mais en même temps le suivi de cette production a été très timide, c’est dommage. Peut-être faut-il passer plus de temps à la fin d’un rencontre pour préciser concrètement et en détails les suites. Mais le processus de constituer un réseau d’expériences est toujours long, il faut être patient avant qu’il ne prenne forme et ne pas oublier de motiver les personnes impliquées si l’on veut qu’il soit effectivement lancé.

Notes

Cette fiche a été réalisée à partir d’un entretien avec Lydia Nicollet. On peut la contacter à l’adresse suivante : Les hauts du Golf. 78590 Noisy le Roi. FRANCE. Son adresse-e : lydian@earthlink.net

Entretien avec NICOLLET, Lydia

Source

Entretien

FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme) - 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 14 75 75 - Fax 33 (0)1 43 14 75 99 - France - www.fph.ch - paris (@) fph.fr

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