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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

L’Alliance pour un monde responsable et solidaire, une structure nouvelle qui regroupe des personnes aux attentes variées

Les rencontres de Florence

Manola RAUSS

03 / 1998

Les Italiens, récemment entrés dans la dynamique de l’Alliance pour un monde responsable et solidaire, se sont réunis deux fois à Florence (Firenze - Italie)en octobre 97 et février 98, pour faire connaissance et comprendre, selon leurs intérêts communs, de quelle manière ils désiraient intégrer ce processus.

Une diversité des imaginaires et des attentes qui donne toute sa richesse à la rencontre

Suivre les tout premiers pas d’alliés d’un "nouveau" pays offre le privilège de mesurer la visibilité d’un processus collectif tel que l’Alliance, comment elle est perçue, les attentes de chacun et ce qu’ils espèrent pouvoir y apporter ou en retirer. Sans entrer dans le contenu de ces attentes, quelques éléments de méthode peuvent être notés.

Les imaginaires de personnes récemment et encore peu informés de ce qu’est l’Alliance, forment un tout parfois étonnant. En effet, les personnes impliquées depuis longtemps dans un processus collectif, qui, comme celui de l’Alliance peut parfois évoluer très rapidement, peuvent oublier peu à peu certaines caractéristiques qui font cependant l’originalité de départ de l’initiative. Si l’implication dans l’Alliance crée en fin de compte un cadre de travail, une structure de réflexion pour l’allié de longue date, les nouveaux arrivés nous

rappellent qu’un des principaux aspects positifs de l’Alliance est précisément d’offrir un espace d’échange et de réflexion hors des structures traditionnelles.

Cet aspect est peut-être celui qui a le plus séduit les Italiens réunis à Florence et celui qui a sans doute le plus aiguisé leur curiosité.

Cette motivation, presque généralisée parmi les participants, ne tenait pas au fait de leur nationalité mais plutôt à l’implication militante passée que nombre d’entre eux avait menée.

Ayant, pour la plupart, abandonnés les organisations politiques, syndicales ou autres qui étaient, jusqu’à encore récemment, les seules à leur permettre de "mettre en chantier" leurs idées et leurs opinions, ils s’étaient tournés vers la société civile pour constater qu’elle offrait souvent un schéma de fonctionnement copié des structures existantes. C’est pourquoi le cadre non institutionnel, non hiérarchisé, le plus collectif possible et autres spécificités de l’Alliance, a stimulé leur rapprochement.

Un processus de travail entre les participants très collectif et responsable

Lorsque, dans quelques temps, les alliés italiens se seront véritablement impliqués et qu’ils auront incorporé le processus collectif, il sera intéressant de voir s’ils maintiennent quelques pratiques de fonctionnement inhabituelles, qu’ils ont immédiatement réhabilitées entre eux, lors de la première rencontre de Florence, sans se connaître vraiment. En effet, de façon presque automatique et pour les avoir pratiqués longtemps, ils ont résolu le problème de circulation de l’information par la mise en place d’une diffusion où chacun se charge d’informer les autres ; ou encore le partage des frais de voyage pour dépénaliser ceux venant de plus loin, et ce sans même imaginer faire appel à une aide extérieure.

Mots-clés

méthodologie, diffusion de l’information, réflexion collective


, Italie, Florence

Commentaire

L’Alliance a des caractéristiques telles que les attentes des nouveaux participants mêlées à celles des membres de longue date sont souvent très riches et diverses. C’est une force de ce réseau qui regroupe des personnes de cultures et milieux variés, ce qui enrichit les rencontres, à condition bien sûr de prendre en compte dès le départ ces diversités et de les assumer dans l’organisation, la préparation et l’animation de chaque rencontre.

Les Italiens ont par ailleurs fait preuve d’une solidarité et d’une responsabilité remarquables tant pour la circulation de l’information, après la rencontre, que pour les aspects budgétaires. Comment introduire cet état d’esprit et cette manière de travailler si efficace sans l’imposer ? Cela ne dépend sans doute que de l’intérêt porté par chaque personne et par le groupe pour la rencontre et ses suites. Et cet intérêt dépend en grande partie du choix des invités en fonction des thèmes et de la magie de l’animateur.

Notes

- Alliance Italie. Animateur du chantier régional : Sandro Guiglia, Podere Cipollino, Rosia, 53018 Sovicille (Sienna)Italie. Tel et fax : 39 577 34 57 84 Email : guiglia@comune.siena.it

- Le commentaire de cette fiche a été rédigé par Lydia Nicollet.

Source

Récit d’expérience

(France)

FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme) - 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris, FRANCE - Tél. 33 (0)1 43 14 75 75 - Fax 33 (0)1 43 14 75 99 - France - www.fph.ch - paris (@) fph.fr

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