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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Première rencontre du chantier Yin-Yang à Delhi en février 1997

Se connaître avant même la rencontre grâce à un travail préparatoire de longue haleine

Gustavo MARIN

03 / 1998

Le chantier Yin-Yang est un réseau international de l’Alliance pour un monde responsable et solidaire qui mène une réflexion sur la relation masculin - féminin au niveau personnel et social. Ce chantier met en ouvre une démarche novatrice cherchant à approfondir les idées et les expériences d’individus et d’institutions autour d’une des questions essentielles de la vie en société. A l’origine initié par un groupe de femmes actives dans l’Alliance, ce chantier a rapidement suscité l’intérêt de nombreux alliés qui ont compris l’importance de débattre d’une façon nouvelle l’éternelle question du rapport masculin - féminin.

Pour entamer une démarche de ce genre, une méthodologie novatrice de travail international devait être mise en ouvre, capable de sortir des sentiers battus des débats sur le rôle des femmes dans les sociétés contemporaines. La rencontre Yin - Yang a été donc une tentative d’expérimenter une méthodologie novatrice adaptée à ce défi.

Pour cela, une groupe de travail constitué par trois femmes et deux hommes a conçu et préparé la rencontre. Ce groupe, animé par Nadia Aïssaoui et Edith Sizoo, a été particulièrement soucieux de prendre le temps nécessaire pour que la rencontre ait bien été appropriée par tous les participants dans ses phases préparatoires.

Un travail préparatoire à la mesure des objectifs de la rencontre

Une connaissance mutuelle préalable était une condition fondamentale pour la réussite de la rencontre. Pour cela, un premier questionnaire a été envoyé aux invités huit mois avant leur demandant une première " prise de parole personnelle " autour de quelques questions sur la relation masculin - féminin. Cette " première vague " des contributions a été envoyée à tous les participants et a été suivie d’un deuxième tour de questions cherchant à éclaircir et à approfondir les premières réactions. Cette " deuxième vague " de contributions a été aussi renvoyée préalablement à tous les participants quelques semaines avant la rencontre qui a eu lieu en février 1997 à Delhi. Ce double tour de contributions a été essentiel pour construire les bases d’une confiance mutuelle nécessaire à une rencontre entre hommes et femmes pour débattre sur la relation masculin - féminin, tant au plan personnel que collectif.

Des participants choisis pour une représentativité équilibrée

En février 1997, trente participants se sont réunis en Inde. De façon tout à fait surprenante, mais prévisible, quinze femmes et quinze hommes sont arrivés à Delhi et une proportion équilibrée par continent a rendu possible une représentation variée de points de vue.

Il y avait des Européens (Norvège, France, Espagne), des Asiatiques (Inde, Chine), des Africains (Maroc, Guinée, Ethiopie), des Américains (Equateur, Brésil, Argentine, Chili).

Une méthode de travail interculturelle et conviviale

Quelques aspects typiquement indiens ont également facilité le travail d’animation remarquable réalisé par Edith Sizoo et Nadia Aïssaoui. La salle de la rencontre n’avait ni tables ni chaises. On pouvait s’asseoir, ou se reposer plutôt, sur des couffins et des matelas amplement distribués sur le sol. On était, ainsi, " à l’aise ". Puis, les organisateurs ont eu l’idée de demander à chaque participant d’apporter un cadeau typique de leur pays pour l’échanger lors de la rencontre. Cela donné l’occasion de parler de sa culture de façon conviviale et concrète. Puis, avant chaque séance on demandait aux participants de chanter ou de raconter une histoire sympathique de leurs pays respectifs. On a travaillé tout le temps ensemble en faisant plusieurs " tours de parole ".

Les langues ont été le français, l’anglais et l’espagnol. Les interprètes ont été tellement impliqués dans les débats qui ont fini par participer activement à la rencontre.

Elle a duré trois jours et a permis un échange extrêmement fructueux et nouveaux pour la plupart des participants. Deux rapports intérimaires ont été rédigés par Nadia Aïssaoui et Edith Sizoo et un rapport d’ensemble a été diffusé en avril 1998.

Mots-clés

méthodologie, diversité culturelle


, Inde

Commentaire

Pour aborder des sujets nouveaux et difficiles, une préparation longue et un échange préalable entre tous ceux qui vont participer à une rencontre est indispensable. De même, un travail d’animation faisant appel à des moyens autres que la réflexion théorique ou les textes écrits est essentiel pour faire " passer le courant " d’une communication complexe et vivante. Le problème est, en aval, comment rendre compte d’une rencontre où des moments forts et des réflexions nouvelles ont été vécus par les participants, mais que les rapports écrits n’arrivent pas à exprimer complètement.

Source

Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,… ; Récit d’expérience

(France)

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