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La capitalisation d’expériences en continu dynamise le travail d’équipe et favorise une autoformation permanente

Pierre DE ZUTTER

12 / 1999

Depuis la rédaction, en 1993, de mes réflexions sur la capitalisation de l’expérience (’ Des histoires, des savoirs et des hommes ’, FPH, DD N°35), j’ai eu l’occasion de poursuivre et d’approfondir un certain nombre de pratiques assez diverses de capitalisation en Amérique Latine. Voici quelques développements complémentaires.

Le point le plus intéressant est sans doute l’effort que nous avons réalisé pour incorporer la capitalisation dans la vie quotidienne de projets ou d’institutions. C’est l’un des défis qui nous paraissait le plus important à l’époque : puisque la capitalisation a un rôle à jouer dans l’autoformation des acteurs, puisqu’elle peut contribuer grandement à un travail en équipe, puisqu’elle est au coeur des relations entre la pratique et la théorie, serait-il possible d’en faire un des ingrédients presque routiniers du travail ?

Réorganiser la gestion de l’information

D’un côté il s’agissait de réorganiser les systèmes d’information au sein des projets afin d’y conjuguer le quantitatif et le qualitatif, les renseignements financiers et administratifs, le suivi-évaluation, les informations techniques et conceptuelles utiles pour l’action et pour la formation, etc. De cette manière l’information qualitative et subjective, celle qui a tendance à se perdre, acquérait une utilité beaucoup plus grande, elle démontrait ses apports pour l’action, elle suscitait des débats, elle provoquait de la reconnaissance pour ceux qui la fournissaient. C’est ainsi que nous avons pu stimuler les acteurs à offrir et enregistrer toutes sortes d’informations sur leurs pratiques et sur la réalité, toutes sortes de réflexions et d’interprétations. C’est à dire que nous avons procédé de la même façon qu’autrefois pour les capitalisations finales: en commençant par garantir l’utilité de l’effort, insérant la capitalisation des expériences au sein d’un véritable système de gestion de l’information construit autour de la question : qui a besoin de quelle information et sous quelle forme ?

D’un autre côté, nous avons recherché diverses techniques et formats pour stimuler et faciliter les apports de la part de tous (ou presque)les membres d’une équipe, d’un projet, d’une institution: en réservant un espace dans les rapports routiniers; en créant des collections de ’ documents de travail ’ (internes mais numérotés et bien présentés, qui permettaient de les considérer comme des ’ publications ’ dans un CV); en demandant des contributions du genre capitalisation pour les relations extérieures (échanges avec d’autres, séminaires ouverts à l’extérieur, diverses opportunités de diffusion du travail et de sa méthodologie...).

La fiche DPH simplifiée, un bon outil de capitalisation au quotidien

Ce qui nous a donné les meilleurs résultats c’est une adaptation de la fiche DPH : nous l’avons progressivement dépouillée de la plupart de ses rubriques, ne gardant que les mentions de titre, d’auteur, de date, en sus du récit, du commentaire, des

Mots-clés

autoformation, valorisation de l’expérience, gestion de l’information


, Amérique Latine

Notes

P. de Zutter est consultant ; il anime des groupes de capitalisation composés de techniciens agricoles en Amérique latine. Il est l’auteur de : ’ Des histoires, des savoirs et des hommes : l’expérience est un capital ’, Paris, 1994, FPH ; coll. ’ Dossiers pour un débat ’, N° 35.

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