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La lutte généralisée contre la corruption et la mauvaise gestion au Togo commence

Markoua DADJO

06 / 2001

La situation économique difficile de nos pays africains est dûe à des facteurs exogènes et endogènes. Comme facteur endogène nous pouvons citer, dans le cas de la fonction publique : le laisser-aller, la corruption, la mauvaise gestion et le laxisme.

Au Togo, dans son discours à la Nation, le Chef de l’Etat faisait remarquer qu’il est devenu une pratique courante pour les agents de l’Etat, depuis la base jusqu’au sommet, d’ériger les pots-de-vin, les dessous de table et les commissions occultes, en obligations pour les services qu’ils sont appelés à rendre normalement, dans l’exercice de leurs fonctions. Il en est de même pour l’exécution des marchés publics, le paiement des mandats de Trésor, l’établissement des dossiers administratifs et des documents de voyage. Certains agents préposés à l’encaissement des différents impôts, taxes, amendes et autres recettes, prévus par la Loi des finances, s’organisent en réseaux, pour minorer ou supprimer les montants des sommes devant revenir à l’Etat, en contre-partie des ristournes en espèces qu’ils reçoivent.

Outre ces maux qui ruinent l’économie nationale, on peut ajouter également le gaspillage dans l’administration. Il s’agit de l’utilisation abusive du téléphone, de l’éclairage, de la climatisation et le gaspillage de l’eau. En effet :

- des téléphones de services sont utilisés comme cabines publiques, pour des communications personnelles, contre paiement ;

- les climatiseurs de bureau sont laissés en fonction après les heures de fermetures des bureaux et les week-ends ;

- les véhicules administratifs circulent en dehors des heures et jours de travail.

Après ces constats amers, le Chef de l’Etat togolais a déclaré l’année 2001, l’année de lutte généralisée contre la corruption et la mauvaise gestion. Il insiste sur l’application de la bonne gouvernance afin d’assainir l’administration publique et de donner une plus forte impulsion à l’économie nationale.

Pour joindre l’acte à la parole, quelques semaines plus tard, une commission nationale de lutte contre la corruption a été instaurée et pour donner le bon exemple, les lignes téléphoniques de la Présidence ont été réduites au strict minimum.

Mots-clés

corruption, administration publique, lutte contre la corruption, gestion publique


, Togo

Commentaire

Ces constats du Chef de l’Etat togolais confirment la crise de l’action publique au Togo et en Afrique en général. Les mesures prises par le Chef de l’Etat togolais sont : la création de la commission de lutte contre la corruption et la mauvaise gestion et le bon exemple risque d’être éphémère si des actions efficaces et pertinentes ne sont pas entreprises. Le dialogue sur la gouvernance en Afrique est un cadre idéal d’expression, de sensibilisation et de conscientisation en vue de l’élaboration des solutions réelles et durables à ces maux qui usent l’Afrique.

Source

Récit d’expérience

Programme gouvernance - Togo - BP 60312 Lomé, TOGO - Tel 00 228 25 37 64 - Fax 00 228 25 37 64 - Togo - gared (@) togo-imet.com

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