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Une dynamique de développement intégré à partir de l’éducation socio-sanitaire à l’école, dans la ville de Kaolack (Sénégal)

Alioune KEITA

09 / 2002

Contexte

Le programme d’éducation socio-sanitaire dont EAST est porteur dans le cadre du PPDU (Programme Prioritaire Développement Urbain) s’inscrit dans le Programme Urbain du Comité de Développement de la ville de Kaolack (CODEKA). Il est mené avec une synergie urbaine mettant en action :

- la Caritas Kaolack, une ONG ;

- des services techniques et administratifs (la santé, l’hygiène, l’environnement, l’éducation nationale, le cadastre, l’urbanisme…) ;

- les services de la municipalité ;

- les élus locaux ;

- les élèves et les populations de deux quartiers de la ville.

Récit

Le but visé dans ce programme est, entre autre, de créer des relations entre les écoles et leur milieu.

Avec l’apport du PPDU, il s’agit de mettre en oeuvre un système intégré d’éducation socio-sanitaire, d’hygiène et environnemental à l’école, dans un processus réunissant les différents acteurs de la commune, leur permettant d’échanger, de négocier, de retenir un plan d’actions concertées, et de le mettre en oeuvre pour régler les problèmes de la ville sous plusieurs aspects.

L’action menée sur trois écoles a démarré par la formation d’élèves du primaire dans le domaine de la santé, de l’hygiène et de l’environnement afin qu’ils soient, dans le quartier, des vecteurs d’actions au sein de la population. Le résultat attendu est de renverser les tendances pour amener l’élève à être un agent sensibilisateur auprès de ses parents.

L’activité de formation s’appuie sur des investissements réalisés au niveau de ces écoles. Il s’agit de murs de clôture pour deux écoles, de latrines, de bornes fontaines pour les trois établissements qui sont dotés de boîtes à pharmacie.

La pratique de l’éducation environnementale s’appuie sur des activités de reboisement et sur l’exploitation de jardins maraîchers utilisant la fermentation organique.

Les quartiers sont appuyés dans le renforcement de leur capacité en matière d’assainissement et les comités de quartier sont assistés dans leur réorganisation et leur restructuration.

Leçons à tirer

- L’intervention au niveau des quartiers pour appuyer les efforts des Comités de Développement des Quartiers (CDQ) a su créer des échanges écoles / milieu et installer une réflexion pour la consolidation du programme de ramassage des ordures par charrettes entrepris par le CODEKA. Ce programme est confronté à l’insuffisance de moyens lourds de transport ainsi qu’au manque de programmation de la voirie communale pour le transport des ordures.

- Un test d’intégration de programmes a été positivement mené en jumelant deux programmes aux préoccupations urbaines : le programme EATS et un autre financé par une ONG italienne (LVIA).

- Cette expérience que le PPDU a rendue possible a donné à la ville de Kaolack l’exemple d’un programme intégré et complémentaire au niveau des intervenants (acteurs) entre différents projets et programmes dans lesquels les populations se sentent appartenir à un ensemble cohérent.

- Le programme EATS a su, dans un programme de formations complémentaires, mettre au- tour de la même table des services divers et surtout faire passer un même enseignement à des maîtres, à des élèves et à une population à différents niveaux.

- Le résultat d’une telle action est la prise en compte de la nécessité d’un comité d’hygiène et de santé dans les quartiers, celui-ci étant un premier pas vers la naissance d’un type nouveau de réglementation en matière d’hygiène.

- La mise en place d’un cadre de concertation interpellant tous les intervenants d’un même niveau a permis aux populations des deux quartiers de prendre des initiatives afin de discuter directement avec les responsables de la municipalité des problèmes concernant la ville, notamment l’opportunité du ramassage des ordures à partir des centres de transfert. Des solutions ont été trouvées et les bases d’une réglementation en matière d’hygiène sont déjà posées.

- Des réflexions sont menées autour du micro-crédit. Il est nécessaire de sortir des systèmes traditionnels en adoptant des méthodes de crédit et d’épargne souples et simples. Là encore, le partenariat avec les mutuelles populaires sera recherché.

- L’enseignement le plus important à retenir du programme est qu’il est possible de construire durablement une dynamique intégrée entre acteurs du développement à travers un cadre de concertation fondé sur des rapports de partenariat.

Mots-clés

développement urbain, municipalité et société civile, concertation, éducation sanitaire, déchet urbain, éducation à l’environnement, organisation de quartier, système d’épargne et de crédit


, Sénégal, Kaolack

Notes

L’auteur de la fiche, Alioune Keïta, est secrétaire permanent du comité de développement de Kaolack au Sénégal.

Cette fiche a été réalisée dans le cadre du PPDU, Programme Prioritaire Développement Urbain géré par 19 associations (dont le CCFD) et cofinancé par le Ministère des Affaires étrangères (www.ppdu.org)

Pour compléter l’appréciation sur le PPDU à Kaolack, consulter la fiche d’Edouard NDONG

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