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Projet multi partenaires et inter culturel dans la ville de Bafoussam au Cameroun

Ce qu’en pensent les animateurs du projet

Rosine CHUEDO, James NGAINDJO, Agnès Rigord NOUMOSSIE

09 / 2002

Contexte :

Bafoussam est une ville camerounaise située dans la province de l’Ouest Cameroun. L’agriculture et le commerce sont les activités principales.

La population est estimée à environ 200 000 âmes. La jeunesse est la constituante dominante de cette population.

Avant l’arrivée du projet d’Education à la Citoyenneté des jeunes sur Bafoussam, projet partenaire dont l’ADEID, ONG locale, est maître d’ouvre, les jeunes regroupés en association légalisées ou non agissaient de manière isolée dans leurs sièges respectifs.

L’arrivée du projet dans le cadre du programme prioritaire de développement urbain a permis de rassembler les jeunes et les associations de jeunes autour d’actions communes.

Récit :

Le projet d’Education à la Citoyenneté a pour objectif de mettre en place une politique jeunesse.

Pour atteindre cet objectif, un outil doit être mis sur pied à savoir la maison des jeunes citoyens de Bafoussam (MAJECIB).

Pour conduire ce projet, une équipe multiculturelle s’est formée avec pour intérêt d’avoir des expériences, des compétences, des savoirs faire et être d’horizons divers. Elle ouvre en direction des associations et groupements de jeunes, en facilitant leur rassemblement autour d’actions d’intérêt général.

C’est ainsi que des espaces de concertation et de négociations ont été créées :

- Des réunions mensuelles à thèmes entre associations de jeunes. Les thèmes tels que : " comment prendre la parole en public ", "comment participer au développement de sa cité en tant que citoyen " sont choisis, préparés et présentés par les jeunes,

- Les appels à projets constituent un aspect des activités d’intérêt collectif au sein de la maison des jeunes. Ces appels à projets consistent à la définition des critères de sélection avec le collectif des jeunes, la formation des jeunes au montage des projets, la publication des critères définis au préalable, le lancement de l’appel à projets, la réception et sélection des projets. Ceux des projets ayant été sélectionnés détiennent un financement au travers d’une convention de financement entre le projet et l’association porteuse du projet.

Le suivi de l’exécution du projet est assuré par l’équipe technique du projet d’Education à la Citoyenneté. C’est ainsi que sur les 11 projets réceptionnés au cours de 2002, 4 ont été sélectionnés et financés et sont en cours de fonctionnement.

En plus des appels à projets et des espaces de concertations, des manifestations collectives à l’instar des kermesses sont mises en place avec l’ensemble des jeunes.

Cependant, ces actions ne se déroulent pas sans difficultés. Les jeunes ont toujours le réflexe de faire ressortir l’aspect individuel au détriment du collectif.

L’instabilité semble aussi être une caractéristique de cette jeunesse qui a toujours tendance à aller voir dans les grandes villes telles que Douala et Yaoundé.

Malgré cela, il nous arrive d’être découragés par des obstacles et des difficultés qui se présentent sur notre chemin. Mais des échanges engagés avec les partenaires ont permis de réguler les différents, de débloquer les situations, ce qui nous amène à penser que malgré les intérêts spécifiques de chacun, des partenaires ont le souci d’avancer dans la même direction autour de projets communs.

Au vu de la situation spécifique de la Commune Urbaine Bafoussam (CUB), notre partenaire direct, nous rencontrons des blocages qui nous demandent beaucoup de patience et de persévérance : aucun référent de politique jeunesse, lenteur dans la réalisation des engagements pris dans le protocole d’accord. Une inquiétude se situe au niveau de la récupération par les leaders politiques de la jeunesse de la MAJECIB.

Pour contourner ces différents blocages au niveau de la municipalité, l’équipe technique se met au-dessus des considérations politiques, en évitant d’avoir un parti pris. Car pour elle, c’est la jeunesse qui prime.

Leçons :

1 - L’auto promotion nécessite une longue durée pour provoquer le changement de mentalités,

2 - La difficulté de faire passer l’idée de l’esprit collectif lorsque certains besoins au niveau individuel ne sont pas satisfaits,

3 - Maintenir une relation permanente avec les partenaires.

Mots-clés

développement urbain, évaluation, jeune, municipalité et société civile, éducation à la citoyenneté


, Cameroun, Bafoussam

Notes

Cette fiche a été réalisée dans le cadre du PPDU, Programme Prioritaire Développement Urbain géré par 19 associations (dont le CCFD) et cofinancé par le Ministère des Affaires étrangères (www.ppdu.org).

Source

Texte original

ADEID (Action pour un Développement Equitable, Intégré et Durable) - BP 1354 Bafoussam, CAMEROUN - Tél / Fax : +237 - 344 58 82 - Cameroun - www.adeid.org - info (@) adeid.org

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